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English

Louis-Hippolyte-Lafontaine House

The Louis-Hippolyte-La Fontaine House, a cited historic monument, is an imposing urban residence erected between 1844 and 1846. It is a square-plan stone house of three storeys, the top one treated as a false mansard. The main façade has a slightly projecting central section and is characterized by its orderly, symmetrical composition. The Louis-Hippolyte-La Fontaine House is located in a residential area of the borough of Ville-Marie in the city of Montréal.

The heritage value of the Louis-Hippolyte-La Fontaine House lies in its association with one of its occupants, Sir Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864). La Fontaine lived in this house from 1849 until his death in 1864. La Fontaine was trained in law. He began his political career in 1830 when he was elected member for Terrebonne in the House of Assembly of Lower Canada. He supported the Patriote party until the outbreak of the Rebellions of 1837 and 1838, but he opposed armed violence. Louis-Hippolyte La Fontaine remained a man of compromise and a skilful spokesman for both the Patriotes and the moderate Reformers. He was even imprisoned by the colonial authorities in 1838. During his political career, La Fontaine advocated the protection of the French language in political institutions and obtained the principle of responsible government for the Province of Canada in 1848. He left politics in 1851 and became chief justice of Canada East in 1853. This politician profoundly marked the history of Québec and Canada through his actions and positions.

The heritage value of the Louis-Hippolyte-La Fontaine House also lies in its historical interest. The house is associated with the riots that took place in Montréal in 1849, of which it was twice the scene. In 1849, Lord Elgin (James Bruce, 1811-1863) gave assent to the “Rebellion Losses Bill” and the Amnesty Act proposed by La Fontaine’s government, measures intended to grant amnesty to the guilty and to compensate the victims of the Rebellions of 1837 and 1838. This created discontent among the population, especially those of British origin, and provoked major riots in Montréal during 1849. On 25 April, demonstrators set fire to the Parliament of the Province of Canada, on place D’Youville. The next day, rioters entered La Fontaine’s residence and ransacked everything in their path. Among other things, they destroyed the furniture, tore out the woodwork and set fires. Other demonstrators returned to La Fontaine’s property in August, following the arrest of five individuals linked to the April riots. They caused considerable damage to the yard and outbuildings but were unable to enter the residence. During this riot, six people were injured and one was killed. The Louis-Hippolyte-La Fontaine House thus witnessed important events that caused Montréal to lose its role as capital of the Province of Canada.

The heritage value of the Louis-Hippolyte-La Fontaine House further lies in its architectural interest. The three-storey house stands out for the combined presence of two architectural styles. Originally, the residence was designed according to the principles of Neoclassicism, of which it displays the main characteristic features: a detached cubic volume, a low-pitched hip roof and strict symmetry with a vertical tripartite division and a slightly projecting central section crowned by a triangular pediment. The use of rusticated dressed stone for the basement and ground floor and of smooth dressed stone for the upper level is also characteristic of Neoclassicism. In the 1900s, the residence was transformed into a Second Empire-style attached townhouse, recognizable, among other things, by the new slate-covered false mansard roof adorned with five dormers.

Français

Maison Louis-Hippolyte-Lafontaine

La maison Louis-Hippolyte-La Fontaine, citée monument historique, est une imposante demeure urbaine érigée entre 1844 et 1846. Il s’agit d’une maison en pierre de plan carré de trois étages dont le dernier est traité en fausse mansarde. La façade principale possède un avant-corps central légèrement saillant et est caractérisée par sa composition ordonnée et symétrique. La maison Louis-Hippolyte-La Fontaine est située dans un secteur résidentiel de l’arrondissement municipal de Ville-Marie de la ville de Montréal.

La valeur patrimoniale de la maison Louis-Hippolyte-La Fontaine repose sur son association avec l’un de ses occupants, sir Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864). La Fontaine a habité cette maison de 1849 jusqu’à sa mort, survenue en 1864. La Fontaine possède une formation en droit. Il amorce sa carrière politique en 1830 alors qu’il est élu député de Terrebonne à la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada. Il appuie le parti patriote jusqu’au début des rébellions de 1837 et 1838, mais il s’oppose à la violence armée. Louis-Hippolyte La Fontaine demeure l’homme du compromis et l’adroit porte-parole autant des patriotes que des réformistes modérés. Il est même emprisonné par les autorités coloniales en 1838. Durant sa carrière politique, La Fontaine plaide pour la protection de la langue française dans les institutions politiques et obtient le principe du gouvernement responsable pour le Canada-Uni, en 1848. Il quitte la politique en 1851 et devient juge en chef du Canada-Est en 1853. Cet homme politique a profondément marqué l’histoire du Québec et du Canada par ses actions et ses prises de position.

La valeur patrimoniale de la maison Louis-Hippolyte-La Fontaine repose également sur son intérêt historique. La maison est associée aux émeutes survenues à Montréal en 1849, dont elle a été le siège à deux reprises. En 1849, lord Elgin (James Bruce, 1811-1863) sanctionne le « bill des indemnités » et la Loi d’amnistie proposés par le gouvernement de La Fontaine, des mesures qui visent à amnistier les coupables et à indemniser les victimes des rébellions de 1837 et de 1838. Cela crée du mécontentement dans la population, surtout celle d’origine britannique, et provoque d’importantes émeutes à Montréal au cours de l’année 1849. Le 25 avril, des manifestants incendient le Parlement du Canada-Uni, à la place D’Youville. Le lendemain, des émeutiers pénètrent dans la résidence de La Fontaine et saccagent tout sur leur passage. Ils détruisent entre autres le mobilier, arrachent les boiseries, allument des incendies. D’autres manifestants reviennent sur la propriété de La Fontaine au mois d’août, à la suite de l’arrestation de cinq individus liés aux émeutes du mois d’avril. Ils causent d’importants dommages à la cour et aux dépendances, mais ne peuvent accéder à la résidence. Lors de cette émeute, six personnes sont blessées et une est tuée. La maison Louis-Hippolyte-La Fontaine a donc été le témoin d’événements importants qui a fait perdre à Montréal son rôle de capitale du Canada-Uni.

La valeur patrimoniale de la maison Louis-Hippolyte-La Fontaine repose par ailleurs sur son intérêt architectural. La maison de trois étages se démarque par la présence conjointe de deux styles architecturaux. À l’origine, la résidence est conçue selon les principes du néoclassicisme, dont elle présente les principaux traits caractéristiques : volume cubique isolé, toiture à croupes à faible pente et symétrie rigoureuse présentant une division tripartite verticale avec un avant-corps légèrement en saillie couronné d’un fronton triangulaire. L’utilisation de pierres de taille à bossage pour le soubassement et le rez-de-chaussée et de pierres de taille lisses pour le niveau supérieur est également caractéristique du néoclassicisme. La résidence est transformée dans les années 1900 en une maison de ville contiguë de style Second Empire, qu’on reconnaît, entre autres, par la nouvelle toiture en fausse mansarde revêtue d’ardoise ornée de cinq lucarnes.

Location: 1395, rue Overdale, Montréal
Emplacement : 1395, rue Overdale, Montréal
Coordinates · Coordonnées: 45.494970, -73.572360
Marker type: Cited Historic Monument
Type de repère : Monument historique cité
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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