Lavigne-Richer House
Lavigne-Richer House, a cited historic monument, is a “Boomtown”-type brick dwelling built around 1910. The two-storey rectangular main block is capped with a flat roof crowned, on the façade, by a modillioned cornice. The residence has a full-width covered gallery across the façade, and a side staircase provides access to the upper floor. Lavigne-Richer House is located in an urbanized area of Vieux-Saint-Eustache, in the municipality of Saint-Eustache.
The heritage value of Lavigne-Richer House lies in its association with Eusèbe Leduc and Odina Richer, two village blacksmiths. In 1910, Eusèbe Leduc’s forge, purchased a year earlier, was destroyed in a fire that devastated part of the village. Leduc rebuilt the present house and the blacksmith shop to the west, and operated it from 1910 to 1921. Over the following decades, several other blacksmiths succeeded Leduc. Odina Richer was the last to run a blacksmith shop there, from 1927 to 1957. He was also the village’s last farrier and carter. Richer, his wife, Jeanne Lavigne, and their ten children lived in the house for more than thirty years. With the decline of the forge’s activities, the shop was converted into a glazier’s workshop before being demolished. The house, now owned by the Ville de Saint-Eustache, still bears witness to the history of this place, enlivened by several generations of blacksmiths and their families.
The heritage value of Lavigne-Richer House also lies in its architectural interest. The residence is an example of a “Boomtown”-type dwelling from the turn of the 20th century. Having appeared in the United States at the time of the settlement of the West, this type abandoned traditional models. This architecture allowed rapid, low-cost construction. It thus met the accelerated growth of several Québec localities at the turn of the 20th century. The use of an economical frame, most often a light frame, inexpensive cladding and plain decoration characterize this type. It was also used for the construction of workers’ housing near industrial facilities, notably in certain neighbourhoods of Montréal. It was likewise employed for the erection of commercial buildings in small municipalities. Lavigne-Richer House is characteristic of this type through its simple volume, its flat roof and its plain ornamentation concentrated on the cornice. It stands out, however, for its red brick cladding.
Maison Lavigne-Richer
La maison Lavigne-Richer, citée monument historique, est une habitation en brique de type « Boomtown » construit vers 1910. Le corps de logis rectangulaire, à deux étages, est coiffé d’un toit plat couronné, en façade, d’une corniche à modillons. La résidence possède une galerie couverte de pleine largeur en façade, et un escalier latéral permet d’accéder à l’étage. La maison Lavigne-Richer est située dans un secteur urbanisé du Vieux-Saint-Eustache, dans la municipalité de Saint-Eustache.
La valeur patrimoniale de la maison Lavigne-Richer repose sur son association avec Eusèbe Leduc et Odina Richer, deux forgerons du village. En 1910, la forge d’Eusèbe Leduc, achetée un an auparavant, est détruite lors d’un incendie qui dévaste une partie du village. Leduc reconstruit la maison actuelle et la boutique de forge, à l’ouest, et l’exploite de 1910 à 1921. Au cours des décennies suivantes, plusieurs autres forgerons succèdent à Leduc. Odina Richer est le dernier à y tenir une boutique de forge, soit de 1927 à 1957. Il est aussi le dernier maréchal-ferrant et voiturier du village. Richer, son épouse, Jeanne Lavigne, et leurs dix enfants habitent la maison pendant plus de trente ans. Avec le déclin des activités de la forge, la boutique est convertie en atelier de vitrerie avant d’être démolie. La maison, aujourd’hui propriété de la Ville de Saint-Eustache, témoigne encore de l’histoire de ce lieu animé par plusieurs générations de forgerons et leurs familles.
La valeur patrimoniale de la maison Lavigne-Richer repose aussi sur son intérêt architectural. La résidence est un exemple d’habitation de type « Boomtown » du tournant du XXe siècle. Apparue aux États-Unis à l’époque de la conquête de l’Ouest, ce type délaisse les modèles traditionnels. Cette architecture permet une construction rapide et à moindre coût. Elle répond ainsi à la croissance accélérée de plusieurs localités québécoises au tournant du XXe siècle. L’utilisation d’une charpente économique, le plus souvent une charpente claire, un parement peu coûteux et un décor dépouillé caractérisent ce type. Il est d’ailleurs utilisé pour la construction d’habitations ouvrières à proximité d’installations industrielles, notamment dans certains quartiers de Montréal. Il est également employé pour l’érection de bâtiments commerciaux dans des petites municipalités. La maison Lavigne-Richer est caractéristique de ce type par son volume simple, son toit plat et son ornementation dépouillée concentrée sur la corniche. Elle se démarque toutefois par son parement en brique rouge.