La Petite Anglicane de Forestville
La Petite Anglicane de Forestville, a cited historic monument, is an Anglican place of worship built in 1948. The temple, clad in asbestos-cement tiles, has a rectangular nave ending in a flat chevet and is topped by a steep gable roof with straight slopes. A small bell tower surmounts the ridge at the front. The façade, set in one of the gable walls, is characterized by its three mitre-arched openings. La Petite Anglicane de Forestville is set slightly back from the street, on a grassy lot surrounded by trees. It is located in the old sector of the municipality of Forestville.
The heritage value of La Petite Anglicane de Forestville lies in its historical interest. The church bears witness to the development of Forestville. In 1845, Edward Selvin operated a first sawmill in Forestville. At that time, the place was known as Sault-au-Cochon. He sold the sawmill to William Price (1789-1867) in 1849. The sawmill reached its peak in the 1870s. It was then run by Grant William Forrest (died 1878), manager for Price Brothers, who gave his name to the town. Later, the forest industry declined and the sawmill closed in 1894. The village was then abandoned. In 1937, the Anglo Canadian Pulp and Papers Mills company purchased the timber limits of Price Brothers, in order to supply wood to its pulp and paper mill in Québec. In 1942, the company built new facilities, and the present-day community of Forestville took shape. In 1948, Trinity Church (now called La Petite Anglicane) was built on the grounds of the company’s boiler house. The Anglican place of worship was intended for the company’s managers. La Petite Anglicane thus bears witness to the development of Forestville in the mid-20th century and to the presence of the Anglo Canadian Pulp and Papers Mills company.
The heritage value of La Petite Anglicane de Forestville also lies in its architectural interest. Although modest, it has architectural features specific to mid-20th-century religious architecture. First, the church has a facing of corrugated asbestos-cement panels, frequently used in that period. This material, marketed mainly after the Second World War, was used, for example, in Québec’s industrial towns and for several places of worship of that era. In addition, La Petite Anglicane de Forestville has mitre-arched openings. Religious architecture made particular use of them between 1930 and 1950 because of their modern or geometric appearance. This type of opening is associated with a so-called modern Gothic.
La Petite Anglicane de Forestville
La Petite Anglicane de Forestville, citée monument historique, est un lieu de culte de tradition anglicane érigé en 1948. Le temple paré de tuile d’amiante-ciment présente une nef de plan rectangulaire terminée par un chevet plat, et il est coiffé d’un toit aigu à deux versants droits. Un petit clocher surmonte le faîte en façade. Cette dernière, aménagée dans l’un des murs pignons, se caractérise par ses trois ouvertures en arc en mitre. La Petite Anglicane de Forestville se situe légèrement en retrait de la voie publique, sur un terrain gazonné et entouré d’arbres. Elle est localisée dans le secteur ancien de la municipalité de Forestville.
La valeur patrimoniale de La Petite Anglicane de Forestville repose sur son intérêt historique. L’église témoigne du développement de Forestville. En 1845, Edward Selvin exploite une première scierie à Forestville. À cette époque, l’endroit est connu sous le nom de Sault-au-Cochon. Il vend la scierie à William Price (1789-1867) en 1849. La scierie atteint son apogée dans les années 1870. Elle est alors dirigée par Grant William Forrest (mort en 1878), gérant de la Price Brothers. Ce dernier laisse son nom à la ville. Par la suite, l’industrie forestière périclite et la scierie ferme ses portes en 1894. Le village est alors abandonné. La compagnie Anglo Canadian Pulp and Papers Mills achète en 1937 les concessions forestières de la Price Brothers. Elle désire ainsi approvisionner en bois son usine de pâte et papier de Québec. En 1942, la compagnie construit de nouvelles installations, et l’agglomération actuelle de Forestville prend forme. En 1948, l’église Trinity (aujourd’hui nommée La Petite Anglicane) est érigée sur le terrain de la chaufferie de la compagnie. Le lieu de culte de tradition anglicane est destiné aux dirigeants de l’entreprise. Ainsi, La Petite Anglicane témoigne du développement de Forestville au milieu du XXe siècle et de la présence de la compagnie Anglo Canadian Pulp and Papers Mills.
La valeur patrimoniale de La Petite Anglicane de Forestville repose aussi sur son intérêt architectural. Quoique modeste, elle possède des caractéristiques architecturales propres à l’architecture religieuse du milieu du XXe siècle. L’église compte d’abord un parement de panneaux d’amiante-ciment ondulés fréquemment employé à cette période. Ce matériau, principalement commercialisé après la Seconde Guerre mondiale, est utilisé, par exemple, dans les villes industrielles du Québec et pour plusieurs lieux de culte de cette époque. En outre, La Petite Anglicane de Forestville comporte des ouvertures en arc en mitre. L’architecture religieuse y a particulièrement recours entre 1930 et 1950 en raison de leur apparence moderne ou géométrique. Ce type d’ouverture est associé à un gothique dit moderne.