Joliette Cathedral
The Joliette Cathedral, a cited historic monument, is a Catholic place of worship erected from 1887 to 1892. The Latin-cross plan of this stone building consists of a rectangular nave with a central aisle and two side aisles, a transept and a narrower projecting choir ending in a semicircular apse. Two semicircular apsidioles are attached to the arms of the transept. The eclectic façade has a central, partly projecting tower topped by a bell tower and is flanked by turrets topped by pinnacles. A stone sacristy, consisting of two one-storey rectangular blocks, is attached to the apse. The Joliette Cathedral stands at the heart of a Catholic religious ensemble that also includes the bishop’s residence (connected to the sacristy by a covered passage), the former diocesan seminary and the former novitiate of the Clercs de Saint-Viateur. It is set back from the street, near the rivière L’Assomption, in the centre of the city of Joliette.
The heritage value of the Joliette Cathedral lies in its historical interest. The building, constructed from 1887 to 1892, bears witness to the creation of the Diocese of Joliette in the early 20th century. The second half of the 19th century was marked by a significant increase in Québec’s population. The Church had to divide the Diocese of Montréal to facilitate the management of the various parishes. After several years of negotiations, Joliette was finally chosen to host the episcopal see for the Lanaudière region. The Diocese of Joliette was founded on January 27, 1904. The presbytery was converted into a bishop’s residence and the college was raised to the rank of diocesan seminary. The erection of the new diocese fostered the growth of the city, which then became the true regional capital of Lanaudière. The Joliette Cathedral thus evokes the importance of the creation of the diocese in the history of Joliette and the central role the city plays for the Lanaudière region.
The heritage value of the Joliette Cathedral lies in its architectural interest. It bears witness to the influence of the eclectic movement in Québec religious architecture. Eclecticism is an assemblage of architectural and ornamental elements drawn from the various historical styles and combined more freely, in a quest for monumentality and new visual effects. The Québec Catholic Church often turned to it for the construction of its places of worship at the end of the 19th century. The architects Maurice Perrault (1857-1909) and Albert Mesnard (1847-1909) designed several buildings belonging to this movement, including the Joliette Cathedral. The cathedral is representative of it through the use of varied architectural elements drawn from different styles. Thus, the round-arched openings, the pilaster strips and the blind arcading bear witness to the Romanesque Revival influence, while the gablet, the pinnacles and the buttresses refer to the Gothic vocabulary. The ornamentation, concentrated mainly on the tower and its bell tower, also reflects the quest for monumentality characteristic of eclecticism.
Cathédrale de Joliette
La cathédrale de Joliette, citée monument historique, est un lieu de culte de tradition catholique érigé de 1887 à 1892. Le plan en croix latine de cet édifice en pierre est composé d’une nef rectangulaire à trois vaisseaux, d’un transept et d’un choeur en saillie plus étroit terminé par une abside en hémicycle. Deux absidioles semi-circulaires sont rattachées aux bras du transept. La façade éclectique présente une tour centrale demi-hors-oeuvre coiffée d’un clocher et est flanquée de tourelles surmontées de clochetons. Une sacristie en pierre, composée de deux corps de bâtiment de plan rectangulaire à un étage, est greffée à l’abside. La cathédrale de Joliette s’élève au coeur d’un ensemble religieux catholique comprenant aussi l’évêché (relié à la sacristie par un chemin couvert), l’ancien séminaire diocésain et l’ancien noviciat des Clercs de Saint-Viateur. Elle se situe en retrait de la voie publique, à proximité de la rivière L’Assomption, au centre de la ville de Joliette.
La valeur patrimoniale de la cathédrale de Joliette repose sur son intérêt historique. L’édifice, construit de 1887 à 1892, témoigne de la création du diocèse de Joliette au début du XXe siècle. La seconde moitié du XIXe siècle est marquée par une importante augmentation de la population québécoise. L’Église doit procéder au morcellement du diocèse de Montréal pour faciliter la gestion des différentes paroisses. Après plusieurs années de négociations, Joliette est finalement choisie pour accueillir le siège épiscopal de la région de Lanaudière. Le diocèse de Joliette est fondé le 27 janvier 1904. Le presbytère est transformé en évêché et le collège est élevé au rang de séminaire diocésain. L’érection du nouveau diocèse favorise l’essor de la ville qui devient alors la véritable capitale régionale de Lanaudière. La cathédrale de Joliette évoque donc l’importance de la création du diocèse dans l’histoire de Joliette et le rôle central que tient la ville pour la région de Lanaudière.
La valeur patrimoniale de la cathédrale de Joliette repose sur son intérêt architectural. Elle témoigne de l’influence du courant éclectique dans l’architecture religieuse québécoise. L’éclectisme est un assemblage d’éléments architecturaux et ornementaux puisés dans les divers styles historiques et associés plus librement, dans une recherche de monumentalité et d’effets visuels nouveaux. L’Église catholique québécoise y recourt souvent pour la construction de ses lieux de culte, à la fin du XIXe siècle. Les architectes Maurice Perrault (1857-1909) et Albert Mesnard (1847-1909) conçoivent plusieurs édifices appartenant à ce courant, dont la cathédrale de Joliette. Celle-ci en est représentative par l’emploi d’éléments architecturaux variés issus de différents styles. Ainsi, les ouvertures cintrées, les lésènes et les arcatures aveugles témoignent de l’influence néoromane, tandis que le gâble, les pinacles et les contreforts renvoient au vocabulaire gothique. L’ornementation concentrée essentiellement sur la tour et son clocher traduit également la recherche de monumentalité propre à l’éclectisme.