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English

James-Monk House

The James-Monk House, a classified historic monument, is a Palladian-inspired middle-class residence erected in 1803 and enlarged in the mid-19th century. The rectangular grey stone main block, two and a half storeys on a raised basement, is topped by a low hip roof pierced by dormers and dominated by imposing chimney stacks. A rear annex and two side wings were added. The main door is preceded by a monumental staircase and an open porch surmounted by a balustraded balcony. A small pavilion crowns the centre of the façade. The James-Monk House stands on a large landscaped lot, at the heart of an institutional complex of the Congrégation de Notre-Dame, in the borough of Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce in the city of Montréal. It is surrounded by a protection area.

The heritage value of the James-Monk House lies in its architectural interest. The central part of this sumptuous residence was erected in 1803 to serve as a villa. The building, still surrounded today by a large landscaped lot, was then located in a country-retreat setting, five kilometres from Montréal. The main block is characteristic of Palladian architecture through the horizontality of its composition in three registers (raised basement, piano nobile and top storey treated as an attic), its symmetrical façade adorned with a central portico, and its low hip roof. The Palladian movement, which arose in Great Britain in the 18th century, was inspired by the works of the Italian architect Andreas Palladio (1508-1580). It was introduced to Québec at the turn of the 19th century and remained fashionable until the 1830s. The government and the English-speaking elite adopted it to assert the British presence. The building’s conversion into a vice-regal residence and then its integration into an institutional complex, in the mid-19th century, led to alterations. These additions blend harmoniously with the original block through their use of the classical vocabulary, but give the whole an eclectic appearance. The glazing and the gallery of the two low wings with Tuscan colonnades belong to the picturesque movement. The balustraded balcony surmounting the porch, the central pavilion with a triangular pediment, the round-arched dormers and the tall chimney stacks give the façade greater verticality. The James-Monk House remains one of the oldest surviving examples of Palladian architecture in Québec.

The heritage value of the house also lies in its historical interest. The villa was built for James Monk (circa 1845-1826), owner of the land since 1795. He lived there until 1824, when he left for England. Monk was a lawyer who was also involved in colonial politics. Between 1794 and 1824, he was chief justice of the Court of King’s Bench in Montréal. He was also a member of the Executive Council and the Legislative Council of Lower Canada from 1795 to 1820. In 1844, “Monklands” was leased to the government of the Province of Canada. Until 1849, the year Parliament left Montréal, the house served as the governor’s residence. Thus Lord Metcalfe (Charles Theophilus Metcalfe, 1785-1846), Lord Cathcart (Charles Murray Cathcart, 1783-1859) and Lord Elgin (James Bruce, 1811-1863) lived there. In 1854, the Congrégation de Notre-Dame acquired the property and established the Villa Maria boarding school for girls there.

The heritage value of the house further lies in the integrity and richness of its interior. The Palladian influence can be seen in the ground-floor plan of the main block, which is divided into large rooms arranged around a central hall. Several elements of the original decoration relate to the style of the Scottish architect Robert Adam (1728-1792), including the refined woodwork, the plaster appliqués and the bas-relief mantelpieces. A Neoclassical spirit, moreover, prevails in the decoration of the side wings used as reception rooms and ballrooms.

The heritage value of the house also lies in the renown of the architect George Browne (1811-1885). A native of Belfast, Browne was a leading architect of the mid-19th century in Québec and Canada. For the government of the Province of Canada, he designed or refitted several Neoclassical-inspired buildings. He was thus responsible for converting James Monk’s former house into a vice-regal residence.

Français

Maison James-Monk

La maison James-Monk, classée monument historique, est une résidence bourgeoise d’inspiration palladienne érigée en 1803 et agrandie au milieu du XIXe siècle. Le corps de bâtiment rectangulaire en pierre grise, à deux étages et demi sur un soubassement surhaussé, est coiffé d’un toit bas à croupes percé de lucarnes et dominé par d’imposantes souches de cheminée. Une annexe arrière et deux ailes latérales ont été ajoutées. La porte principale est précédée d’un escalier monumental et d’un porche ouvert surmonté d’un balcon à balustrade. Un édicule couronne le centre de la façade. La maison James-Monk s’élève sur un vaste terrain paysager, au coeur d’un ensemble institutionnel de la congrégation de Notre-Dame, dans l’arrondissement municipal de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce de la ville de Montréal. Elle bénéficie d’une aire de protection.

La valeur patrimoniale de la maison James-Monk repose sur son intérêt architectural. La partie centrale de cette somptueuse résidence a été érigée en 1803 pour servir de villa. L’édifice, encore entouré aujourd’hui d’un vaste terrain paysager, se trouvait alors dans un milieu de villégiature, à cinq kilomètres de Montréal. Le corps de bâtiment est caractéristique de l’architecture palladienne par l’horizontalité de sa composition en trois registres (soubassement exhaussé, étage noble et dernier étage en attique), sa façade symétrique ornée d’un portique central et son toit bas à croupes. Le courant palladien, qui naît en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle, est inspiré des oeuvres de l’architecte italien Andreas Palladio (1508-1580). Il est introduit au Québec au tournant du XIXe siècle et demeure en vogue jusqu’aux années 1830. Le gouvernement et l’élite anglophone l’adoptent afin d’affirmer la présence britannique. La transformation de l’immeuble en résidence vice-royale puis son intégration dans un ensemble institutionnel, au milieu du XIXe siècle, entraînent des modifications. Ces additions s’intègrent harmonieusement au corps initial par leur utilisation du vocabulaire classique, mais donnent à l’ensemble une apparence éclectique. Le vitrage et la galerie des deux ailes basses à colonnade toscane s’inscrivent dans le courant pittoresque. Le balcon à balustrade qui surmonte le porche, l’édicule central à fronton triangulaire, les lucarnes à arc en plein cintre et les hautes souches de cheminée confèrent plus de verticalité à la façade. La maison James-Monk reste l’un des plus anciens exemples d’architecture palladienne qui subsistent au Québec.

La valeur patrimoniale de la maison repose aussi sur son intérêt historique. La villa est construite pour James Monk (vers 1845-1826), propriétaire du terrain depuis 1795. Celui-ci l’habite jusqu’en 1824, date de son départ pour l’Angleterre. Monk est un homme de loi qui est aussi engagé dans la politique coloniale. Entre 1794 et 1824, il est juge en chef de la Cour du banc du roi à Montréal. Il est aussi membre du Conseil exécutif et du Conseil législatif du Bas-Canada de 1795 à 1820. En 1844, « Monklands » est louée au gouvernement du Canada-Uni. Jusqu’en 1849, année au cours de laquelle le Parlement quitte Montréal, la maison sert de résidence au gouverneur. C’est ainsi que Lord Metcalfe (Charles Theophilus Metcalfe, 1785-1846), Lord Cathcart (Charles Murray Cathcart, 1783-1859) et Lord Elgin (James Bruce, 1811-1863) y résident. En 1854, la congrégation de Notre-Dame fait l’acquisition de la propriété et y établit le pensionnat pour jeunes filles Villa Maria.

La valeur patrimoniale de la maison repose également sur l’intégrité et la richesse de son intérieur. L’influence palladienne s’observe dans le plan du rez-de-chaussée du corps de bâtiment qui se divise en grandes pièces distribuées autour d’un hall central. Plusieurs éléments du décor original se rattachent au style de l’architecte écossais Robert Adam (1728-1792), dont les boiseries raffinées, les appliques en plâtre et les manteaux de cheminée à bas-reliefs. L’esprit néoclassique règne, par ailleurs, sur la décoration des ailes latérales utilisées comme salles de réception et de bal.

La valeur patrimoniale de la maison repose de plus sur la renommée de l’architecte George Browne (1811-1885). Originaire de Belfast, Browne est un architecte marquant du milieu du XIXe siècle au Québec et au Canada. Pour le gouvernement du Canada-Uni, il conçoit ou réaménage plusieurs édifices d’inspiration néoclassique. Ainsi, il est chargé de la transformation de l’ancienne maison de James Monk en résidence vice-royale.

Location: 4245 Boulevard Décarie (Montréal), Montréal
Emplacement : 4245, Boulevard Décarie (Montréal), Montréal
Coordinates · Coordonnées: 45.481470, -73.617360
Marker type: Classified Historic Monument
Type de repère : Monument historique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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