Hubert-Maisonneuve House
Hubert-Maisonneuve House, a constituted heritage site, is a residential ensemble established before 1832. It comprises a residence, a garage and the surrounding grounds. The stone dwelling has a rectangular main block capped with a gable roof with flared eaves, whose ends are topped by chimney stacks. A wing of similar volume is set against the rear wall, forming an “L” with the main block. The ensemble stands along an old road, on landscaped grounds planted with mature trees, in the city of Rosemère.
The heritage value of Hubert-Maisonneuve House lies in its architectural interest. This dwelling, built before 1832, is representative of the French-inspired rural house. This type of dwelling stems from French know-how and models that were gradually adapted to the country’s climatic conditions, to the availability of materials and to certain stylistic influences. Hubert-Maisonneuve House is a very good example of it through its stone masonry main block, its one-and-a-half-storey elevation and its gable roof. The residence also has architectural features characteristic of the rural dwellings of the period built in Montréal and the surrounding area. The absence of roughcast and the two chimney stacks placed at the ends of the ridge are distinctive traits. In addition, other elements bear witness to the influence of the picturesque movement on 19th-century domestic architecture. This aesthetic movement appeared in England at the end of the 18th century. It favoured a more intimate relationship between architecture and nature. The wooden gallery runs along the entire façade of the house. The flared eaves of the roof were probably added in the 19th century. These two elements illustrate the influence of the picturesque on Québec rural architecture.
The heritage value of Hubert-Maisonneuve House also lies in its historical interest. It bears witness to the settlement of part of the seigneury of Mille-Îles, from which the present-day territory of Rosemère derives. The beginnings of settlement in this area date back to 1683. It was not until the 18th century, however, that real settlement efforts were undertaken by Marie-Thérèse DuGué de Boisbriand (1671-1744) and her descendants, seigneurs of the place. Settlers established themselves notably along chemin de la Grande-Côte, which linked the seigneuries of Terrebonne and Rivière-du-Chêne (Saint-Eustache). One of Mme de Boisbriand’s daughters, Suzanne Piot de Langloiserie (1700-1769), and her husband, Jean-Baptiste Céloron de Blainville (1696-1756), took over in 1743. Upon the death of Mme de Langloiserie, several lots along chemin de la Grande-Côte were cleared. The seigneury then took the name Blainville. In 1792, this territory was divided into two parts. The eastern part, where the present-day territory of Rosemère lies, was granted to Marie-Hypolite de Blainville (1735-1810) and her husband Louis-Hugues Hertel de Chambly (1731-1817). Hubert-Maisonneuve House was already built by 1832, since it was bequeathed by its owner at the time, Martin Gratton, to his wife and children. Hubert-Maisonneuve House is one of the oldest dwellings surviving within the city.
Maison Hubert-Maisonneuve
La maison Hubert-Maisonneuve, constituée site du patrimoine, est un ensemble résidentiel établi avant 1832. Il comprend une résidence, un garage et le terrain environnant. La demeure en pierre comporte un corps de logis de plan rectangulaire coiffé d’un toit à deux versants à larmiers retroussés, dont les extrémités sont surmontées de souches de cheminée. Une aile de volume semblable est adossée au mur arrière, formant un « L » avec le corps principal. L’ensemble est implanté le long d’un tracé ancien, sur un terrain paysager planté d’arbres matures, dans la ville de Rosemère.
La valeur patrimoniale de la maison Hubert-Maisonneuve repose sur son intérêt architectural. Cette demeure, construite avant 1832, est représentative de la maison rurale d’inspiration française. Ce type d’habitation est issu du savoir-faire et de modèles français qui ont été progressivement adaptés aux conditions climatiques du pays, à la disponibilité des matériaux et à certaines influences stylistiques. La maison Hubert-Maisonneuve en constitue un très bon exemple par son corps de logis en maçonnerie de pierres, son élévation d’un étage et demi et son toit à deux versants. La résidence possède aussi des caractéristiques architecturales propres aux habitations rurales de l’époque construites à Montréal et aux environs. L’absence de crépi et la présence de deux souches de cheminée disposées aux extrémités du faîte en sont des traits distinctifs. En outre, d’autres éléments témoignent de l’influence du mouvement pittoresque sur l’architecture domestique au XIXe siècle. Ce courant esthétique est apparu en Angleterre à la fin du XVIIIe. Il favorise un rapport plus intime entre l’architecture et la nature. La galerie de bois longe toute la façade de la maison. Les larmiers retroussés du toit sont probablement ajoutés au XIXe siècle. Ces deux éléments illustrent l’influence du pittoresque sur l’architecture rurale québécoise.
La valeur patrimoniale de la maison Hubert-Maisonneuve repose également sur son intérêt historique. Elle témoigne de la colonisation d’une partie de la seigneurie des Mille-Îles, dont est issu l’actuel territoire de Rosemère. Les débuts du peuplement dans cette région remontent à 1683. Ce n’est toutefois qu’à partir du XVIIIe siècle que de véritables efforts de colonisation sont entrepris par Marie-Thérèse DuGué de Boisbriand (1671-1744) et sa descendance, seigneurs de l’endroit. Les colons s’établissent, notamment, le long du chemin de la Grande-Côte qui relie les seigneuries de Terrebonne et de la Rivière-du-Chêne (Saint-Eustache). L’une des filles de Mme de Boisbriand, Suzanne Piot de Langloiserie (1700-1769), et son époux, Jean-Baptiste Céloron de Blainville (1696-1756), prennent la relève en 1743. À la mort de Mme de Langloiserie, plusieurs terres longeant le chemin de la Grande-Côte sont défrichées. La seigneurie porte alors le nom de Blainville. En 1792, ce territoire est séparé en deux parts. La partie est, où se trouve l’actuel territoire de Rosemère, est attribuée à Marie-Hypolite de Blainville (1735-1810) et à son mari Louis-Hugues Hertel de Chambly (1731-1817). La maison Hubert-Maisonneuve est déjà construite en 1832, puisqu’elle est léguée par son propriétaire d’alors, Martin Gratton, à sa femme et à ses enfants. La maison Hubert-Maisonneuve constitue l’une des plus anciennes habitations subsistant sur le territoire de la ville.