Havre-aux-Maisons Old Convent
The old convent of Havre-aux-Maisons, a cited historic monument, is a conventual building erected from 1914 to 1918. The stone building, on a rectangular plan, has three storeys and is topped with a hipped roof. An annex, repeating the formal features of the main block, stands at its rear. A more recent one-storey addition covered with a flat roof is set to the side. The old convent is set back from Route 199, on a natural promontory facing the sea. It is located in the village core of Havre-aux-Maisons in the municipality of Îles-de-la-Madeleine.
The heritage value of the old convent of Havre-aux-Maisons lies in its historical interest. The building holds an important place in the history of education in the Îles-de-la-Madeleine. Formerly known as the Couvent Sainte-Madeleine, it is the first secondary educational establishment in the archipelago. From the arrival of the first settlers around 1765 until the convent opened in 1877, young islanders had access only to primary education, given in a few schools scattered across the islands. Isolation and high absenteeism in the schools during the fishing season slowed the development of the school system. The male and female teachers came from the Maritime provinces and left as soon as their contracts ended. The parish priest of Havre-aux-Maisons therefore appealed to the Congrégation de Notre-Dame in Québec to found a convent for girls. The first Couvent Sainte-Madeleine was built in 1877 a few metres from the present building. By 1914, the wooden building was too cramped and in poor condition. Construction of the present stone convent was therefore undertaken. In 1938, the convent adopted the normal school curriculum, focused on training women teachers. It kept this role until 1957, the year the students were transferred to a large modern school.
The heritage value of the old convent also lies in its architectural uniqueness. The building is the first stone building constructed in the Îles-de-la-Madeleine. In 1914, the parish priest of Havre-aux-Maisons, Samuel Turbide (1861-1927), oversaw the rebuilding of the Couvent Sainte-Madeleine. Until then, public and residential buildings in the archipelago were built of wood, according to traditional methods. Designed by the architect Philippe Chiasson, the priest’s nephew, the new convent is a large stone building. Chiasson drew on the style of the conventual buildings he saw during his travels in the Maritimes and in Québec. The new convent was erected over four years, using stone from the islands. It stands out for its architecture, which shows the late influence of the Neoclassical style. This style was widespread in Canada for institutional buildings in the 19th century, when a number of British architects settled in the country. It is defined, among other things, by a certain rigour of form and the use of classical architectural elements such as columns, the cornice and the symmetrical composition of the façade. The old convent of Havre-aux-Maisons includes Neoclassical elements, among them a porch with Doric columns, now gone. The old convent still stands out for its monumental architecture, uncommon on the islands.
The heritage value of the old convent also lies in the interest of its setting. The building was originally part of the former institutional ensemble of the village of Havre-aux-Maisons; it stands near the presbytery. Founded in 1846, the parish of Havre-aux-Maisons served the entire eastern part of the archipelago. On this same site, near the bay, a small chapel was built as early as 1823. It was replaced in 1898 by a large wooden church that was destroyed by fire in 1973. The building enjoys a particular position in the landscape. The old convent is set back from the main road of the Îles-de-la-Madeleine and stands at the edge of a cliff. Its right side façade faces the sea. Today, the building houses a restaurant. The maritime landscape can be viewed through the bay windows or from the ground-floor glass room. The atmosphere of contemplation created by the building’s setting recalls its original function.
Vieux couvent de Havre-aux-Maisons
Le vieux couvent de Havre-aux-Maisons, cité monument historique, est un édifice conventuel érigé de 1914 à 1918. Le bâtiment en pierre, de plan rectangulaire, comporte trois étages et est coiffé d’un toit à croupes. Une annexe, reprenant les caractéristiques formelles du corps de bâtiment principal, est implantée à l’arrière de celui-ci. Une adjonction plus récente d’un étage couverte d’un toit plat est disposée latéralement. Le vieux couvent est situé en retrait de la route 199, sur un promontoire naturel faisant face à la mer. Il est localisé dans le noyau villageois de Havre-aux-Maisons de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine.
La valeur patrimoniale du vieux couvent de Havre-aux-Maisons repose sur son intérêt historique. Le bâtiment occupe une place importante dans l’histoire de l’éducation aux Îles-de-la-Madeleine. Anciennement connu sous le nom de couvent Sainte-Madeleine, il est le premier établissement d’enseignement secondaire de l’archipel. De l’arrivée des premiers colons vers 1765 jusqu’à l’ouverture du couvent en 1877, les jeunes insulaires n’ont accès qu’à l’enseignement primaire donné dans quelques écoles dispersées dans les îles. L’isolement et le taux d’absentéisme élevé dans les écoles durant la saison de la pêche ralentissent le développement du réseau scolaire. Les instituteurs et institutrices viennent des provinces maritimes, et ils repartent aussitôt leur contrat terminé. Le curé de la paroisse de Havre-aux-Maisons lance donc un appel à la Congrégation de Notre-Dame à Québec afin de fonder un couvent pour jeunes filles. Le premier couvent Sainte-Madeleine est érigé en 1877 à quelques mètres de l’édifice actuel. En 1914, le bâtiment en bois est trop exigu et en mauvais état. La construction du couvent actuel en pierre est donc entreprise. En 1938, le couvent adopte le programme des écoles normales, axé sur la formation d’enseignantes. Il garde sa vocation jusqu’en 1957, année pendant laquelle les élèves sont transférées dans une grande école moderne.
La valeur patrimoniale du vieux couvent repose également sur son unicité architecturale. Le bâtiment est le premier édifice construit en pierre aux Îles-de-la-Madeleine. En 1914, le curé de la paroisse de Havre-aux-Maisons, Samuel Turbide (1861-1927), supervise la reconstruction du couvent Sainte-Madeleine. Jusqu’à cette date, les édifices publics et résidentiels de l’archipel sont construits en bois, selon des modes traditionnels. Conçu par l’architecte Philippe Chiasson, neveu du curé, le nouveau couvent est un vaste édifice en pierre. Chiasson s’inspire du style des bâtiments conventuels qu’il voit lors de ses voyages dans les Maritimes et au Québec. Le nouveau couvent est érigé en quatre ans, avec de la pierre des îles. Il se démarque par son architecture qui témoigne de l’influence tardive du style néoclassique. Ce style est largement répandu au Canada pour les édifices institutionnels au XIXe siècle, alors que plusieurs architectes britanniques s’installent au pays. Il se définit, entre autres, par une certaine rigueur dans la forme et par l’utilisation d’éléments architecturaux classiques tels que les colonnes, la corniche et la composition symétrique de la façade. Le vieux couvent de Havre-aux-Maisons comporte des éléments néoclassiques, dont un porche doté de colonnes doriques, aujourd’hui disparu. Le vieux couvent se démarque encore par son architecture monumentale peu commune aux îles.
La valeur patrimoniale du vieux couvent repose aussi sur l’intérêt de son implantation. L’édifice fait d’abord partie de l’ancien ensemble institutionnel du village de Havre-aux-Maisons; il se trouve près du presbytère. Fondée en 1846, la paroisse de Havre-aux-Maisons dessert toute la partie est de l’archipel. Sur ce même site, près de la baie, une petite chapelle est érigée dès 1823. Elle est remplacée en 1898 par une grande église en bois détruite par un incendie en 1973. Le bâtiment bénéficie d’une situation particulière dans le paysage. Le vieux couvent est implanté en retrait de la route principale des Îles-de-la-Madeleine et en bordure d’une falaise. Sa façade latérale droite fait face à la mer. Aujourd’hui, l’édifice est occupé par un restaurant. Il est possible d’observer le paysage maritime par les baies en saillie ou depuis sa verrière du rez-de-chaussée. L’atmosphère de recueillement, créée par la situation du bâtiment, rappelle sa fonction originale.