Hamilton House
Hamilton House, a constituted heritage site, is a rural domestic ensemble comprising a residence probably built in 1796 and farm outbuildings. The stone dwelling has a rectangular plan and rises one and a half storeys. The slope of the land, however, exposes an additional storey on the southeast side. The house is capped with a gable roof with flared eaves pierced with gabled dormers. A covered gallery runs along the entire second level of the southeast façade. The barn-stable, with an elongated rectangular plan and also two levels high, is capped with a straight-pitched gable roof. The various buildings are set back from the road, on a large landscaped lot planted with mature trees, which is included in the designation. The ensemble is located near another heritage site, in the city of Rosemère.
The value of Hamilton House lies in its architectural interest. The residence bears witness to the influences that marked Québec rural domestic architecture at the turn of the 19th century. At that time, new styles were introduced into Québec by British architects and builders; they were also disseminated through treatises and pattern books. Hamilton House illustrates the adoption of certain neoclassical principles, including the symmetrical and regular arrangement of the openings and chimney stacks. It also displays features stemming from the picturesque movement, including the gable roof with flared eaves pierced with dormers and the gallery extending across the full width of the façade. Furthermore, the absence of roughcast and the foundation exposed on one side, reflecting the presence of a habitable cellar, are architectural traits frequently found in Montréal and the surrounding regions. The outbuildings, for their part, recall the traditional forms of agricultural architecture. The barn-stable is built on a slope, allowing direct access to the stable on one side and to the hayloft on the other. It has an elongated rectangular plan and is covered by a straight-pitched gable roof. The small number of openings of reduced size limits heat loss in winter. Built on a stone foundation, the barn-stable has a light wood frame and vertical board siding, like the other outbuildings. The various buildings on the site thus bear witness to the traditional architectural models widespread in rural Québec.
Maison Hamilton
La maison Hamilton, constituée site du patrimoine, est un ensemble domestique rural comprenant une résidence construite probablement en 1796 et des dépendances agricoles. La demeure en pierre présente un plan rectangulaire et une élévation d’un étage et demi. La déclivité du terrain dégage toutefois un étage supplémentaire du côté sud-est. La maison est coiffée d’un toit à deux versants à larmiers retroussés percé de lucarnes à pignon. Une galerie couverte longe tout le deuxième niveau de la façade sud-est. La grange-étable, de plan rectangulaire allongé, à deux niveaux elle aussi, est coiffée d’un toit à deux versants droits. Les divers bâtiments sont implantés en retrait du chemin, sur un vaste terrain paysager planté d’arbres matures, inclus dans la désignation. L’ensemble est situé à proximité d’un autre site du patrimoine, dans la ville de Rosemère.
La valeur de la maison Hamilton repose sur son intérêt architectural. La résidence témoigne des influences marquant l’architecture domestique rurale québécoise du tournant du XIXe siècle. À cette époque, de nouveaux styles sont introduits au Québec par les architectes et les entrepreneurs britanniques; ils sont également diffusés grâce aux traités et aux livres de modèles. La maison Hamilton illustre l’adoption de certains principes néoclassiques, dont la disposition symétrique et régulière des ouvertures et des souches de cheminée. Elle présente également des caractéristiques issues du courant pittoresque, dont le toit à deux versants à larmiers retroussés percé de lucarnes et la galerie qui s’étend sur toute la largeur de la façade. En outre, l’absence de crépi et le soubassement dégagé d’un côté, reflétant la présence d’une cave habitable, sont des traits architecturaux rencontrés fréquemment à Montréal et dans les régions environnantes. Par ailleurs, les dépendances rappellent les formes traditionnelles de l’architecture agricole. La grange-étable est aménagée sur une dénivellation de terrain, permettant ainsi un accès direct à l’étable d’un côté et au fenil de l’autre. Elle présente un plan rectangulaire allongé et est couverte d’un toit à deux versants droits. Le petit nombre d’ouvertures aux dimensions réduites permet de limiter les pertes de chaleur en hiver. Construite sur un soubassement en pierre, la grange-étable présente une charpente légère en bois et un parement de planches verticales, à l’instar des autres dépendances. Les divers édifices du site témoignent donc des modèles architecturaux traditionnels répandus dans les milieux ruraux québécois.