Doucet House
The Doucet House, a classified historic monument, is a modest, one-and-a-half-storey, square-plan building topped by a steep gable roof covered with cedar shingles. Built of piece-on-piece construction, its walls are battered and covered on the outside with white-painted vertical boards. A lean-to rests against the rear, at the corner of the west gable wall. Built between 1765 and 1794, the Doucet House is located in a rural setting, set slightly back from chemin du Pied-de-la-Côte, in the municipality of Maskinongé.
The heritage value of the Doucet House lies first in its age. Built between 1765 and 1794, it is considered one of the oldest buildings in the region. Using the material typical of the area, namely wood, its piece-on-piece frame is dovetailed and battered (a reduction in the thickness of the walls, which are wider at the base and thinner at the top, the slope being on the outer face of the wall while the inner face remains vertical). Despite numerous alterations to its elements (chimney, openings, interior layout), it has retained its original frame. It is therefore a witness to the rural architecture of the late 18th century. Its siting is typical of the seigneurial system, in which land was divided into long, narrow lots.
The heritage value of the Doucet House also lies in its historical value. It bears witness to events linked to the history of the Acadians. Charles Doucet, its builder, was exiled during the Deportation of 1755. In 1762, he left all his property in Port-Royal to settle in Sorel with his family. Three years later, when Governor James Murray allowed Acadians to settle in Canada, he bought a farm in Maskinongé, like many families of Acadian origin who came to settle in the Maskinongé and Yamachiche region. For more than two hundred years, the Doucet family lived in the house, which, together with the former Saint-Joseph-de-Maskinongé presbytery and the Lebrun stores, evokes the history of the original settlement along lac Saint-Pierre.
Maison Doucet
La maison Doucet, classée monument historique, est un bâtiment aux dimensions modestes, à un étage et demi, de plan carré, coiffé d’une toiture aiguë à deux versants en bardeaux de cèdre. Construite en pièce sur pièce, ses murs forment un fruit et sont recouverts à l’extérieur de planches verticales peintes en blanc. Un appentis est appuyé à l’arrière, à l’angle du mur pignon ouest. Construite entre 1765 et 1794, la maison Doucet est située dans un environnement rural, légèrement en retrait du chemin du Pied-de-la-Côte, dans la municipalité de Maskinongé.
La valeur patrimoniale de la maison Doucet réside d’abord dans son ancienneté. Construite entre 1765 et 1794, elle est considérée comme l’un des plus vieux bâtiments de la région. Utilisant le matériau typique de la contrée, soit le bois, la charpente en pièce sur pièce est assemblée à queue d’aronde et forme un fruit (diminution d’épaisseur donnée aux murs, plus larges à la base et plus minces dans le haut, l’inclinaison portant sur la face extérieure du mur, la face intérieure restant verticale). Malgré les nombreux remaniements de ses éléments (cheminée, ouvertures, aménagement intérieur), elle a conservé sa charpente d’origine. Elle constitue donc un témoignage de l’architecture rurale de la fin du XVIIIe siècle. Son mode d’implantation est typique du système seigneurial, où la division des terres se dessine en lots longitudinaux.
La valeur patrimoniale de la maison Doucet réside aussi dans sa valeur historique. Elle témoigne d’événements reliés à l’histoire des Acadiens. Charles Doucet, son bâtisseur, est exilé lors de la Déportation de 1755. En 1762, il délaisse tous ses biens à Port-Royal pour s’installer à Sorel avec sa famille. Trois ans plus tard, alors que le gouverneur James Murray permet aux Acadiens de s’établir au Canada, il achète une terre à Maskinongé, à l’instar de nombreuses familles d’origine acadienne venues s’implanter dans la région de Maskinongé et de Yamachiche. Durant plus de deux cents ans, la famille Doucet habite la maison qui, de pair avec l’ancien presbytère de Saint-Joseph-de-Maskinongé et les magasins Lebrun, évoque l’histoire de l’occupation originelle en bordure du lac Saint-Pierre.