Dagenais House
Dagenais House, a recognized historic monument, is a French-inspired residence erected between 1774 and 1787. The stone residence, almost square in plan, is one and a half storeys high and topped by a steep gable roof with flared eaves. A wooden secondary building, rebuilt after 1930 and roughly T-shaped in plan, backs onto the rear wall of the main building. Its first wing, adjoining the house, is a summer kitchen with a gable roof. The second wing, perpendicular to the summer kitchen, is a shed topped by a pavilion roof. Set on a lot enhanced with plant cover, Dagenais House stands at the junction of two thoroughfares, near the Saint-Léonard-de-Port-Maurice Church, in the Saint-Léonard borough of the city of Montréal.
The heritage value of Dagenais House lies in its architectural interest. It is representative of the French-inspired rural house through its masonry walls forming a low main building, almost square in plan and only slightly raised above the ground, its side chimneys and the asymmetrical composition of its façade. Because of the mass of the chimneys, the side windows are also asymmetrical in size and arrangement. Dagenais House also stands out for its use of dressed stone, for both the façade and the chimneys.
The heritage value of Dagenais House also lies in its age. Built between 1774 and 1787, it is one of the rare examples of an 18th-century rural house on the island of Montréal and bears witness to the settlement of the côte Saint-Michel. Located in the northeast of the island, in the parish of Sault-au-Récollet, the côte Saint-Michel was granted by the Sulpicians from 1699 onward. The Dagenais family settled there as early as 1704, first renting a farm, then becoming owners of the land on which François Dagenais fils would have this stone house built. Today the residence evokes the history of the settlement of the côte Saint-Michel and the agricultural activities that took place there.
The heritage value of Dagenais House further lies in its ethnological interest. Some of its architectural details bear witness to how the rural house was lived in during the 18th and 19th centuries and to its adaptation to changes in ways of life. For example, the dormers, which appeared in the first half of the 19th century, attest that the attic acquired a residential function at the expense of its storage function. The summer kitchen, built on the site of a former dairy, housed the occupants during the warm season. Finally, the bread oven in the summer kitchen illustrates the home preparation of this staple of the traditional diet.
Maison Dagenais
La maison Dagenais, reconnue monument historique, est une résidence d’inspiration française érigée entre 1774 et 1787. La demeure en pierre de plan presque carré possède un étage et demi et est coiffée d’un toit aigu à deux versants retroussés. Un corps de bâtiment secondaire en bois reconstruit après 1930 et dont le plan se rapproche d’un « T » est adossé au mur arrière du corps de logis. Sa première aile, contiguë à la maison, est une cuisine d’été avec un toit à pignon. La seconde aile, perpendiculaire à la cuisine d’été, est une remise coiffée d’un toit en pavillon. Implantée sur un terrain agrémenté d’un couvert végétal, la maison Dagenais se trouve au carrefour de deux artères, à proximité de l’église de Saint-Léonard-de-Port-Maurice, dans l’arrondissement municipal de Saint-Léonard de la ville de Montréal.
La valeur patrimoniale de la maison Dagenais repose sur son intérêt architectural. Elle est représentative de la maison rurale d’inspiration française par ses murs de maçonnerie qui forment un corps de logis de plan presque carré bas et peu dégagé du sol, ses cheminées latérales et la composition asymétrique de sa façade. En raison de la masse des cheminées, les fenêtres latérales sont également asymétriques quant à leur taille et à leur disposition. La maison Dagenais se distingue aussi par l’utilisation de la pierre de taille, tant pour la façade que pour les cheminées.
La valeur patrimoniale de la maison Dagenais repose également sur son ancienneté. Construite entre 1774 et 1787, elle constitue l’un des rares exemples de maison rurale du XVIIIe siècle sur l’île de Montréal et témoigne de la colonisation de la côte Saint-Michel. Située au nord-est de l’île, dans la paroisse du Sault-au-Récollet, la côte Saint-Michel est concédée par les Sulpiciens à partir de 1699. La famille Dagenais s’y établit dès 1704, louant d’abord une ferme, puis devenant propriétaire de la terre où François Dagenais fils fera construire cette maison en pierre. La résidence évoque aujourd’hui l’histoire du peuplement de la côte Saint-Michel et les activités agricoles qui s’y sont déroulées.
La valeur patrimoniale de la maison Dagenais repose aussi sur son intérêt ethnologique. Certains de ses détails architecturaux témoignent de la manière d’habiter la maison rurale aux XVIIIe et XIXe siècles et de son adaptation aux changements survenus dans les modes de vie. À titre d’exemple, les lucarnes, qui apparaissent dans la première moitié du XIXe siècle, attestent que les combles ont acquis une fonction résidentielle au détriment de la fonction d’entreposage. La cuisine d’été, construite à l’emplacement d’une ancienne laiterie, accueille de son côté les occupants durant la saison chaude. Enfin, le four à pain de la cuisine d’été illustre la préparation domestique de cet aliment à la base de l’alimentation traditionnelle.