Cormier House
The Cormier House, a recognized historic monument, is a luxurious Second Empire-inspired bourgeois residence built in 1885 and 1886. The three-storey red brick residence is topped by a four-sided mansard roof. The square plan features a semi-projecting tower at the centre of the façade, an offset on the left side façade and a projecting bay on the right side façade. The Cormier House is set back from the street, in the heart of the old core of the town of Plessisville.
The heritage value of the Cormier House lies in its architectural interest. The Second Empire style, which was very fashionable in Québec during the last quarter of the 19th century, originated in French architecture at the time of Emperor Napoleon III, whose reign extended from 1852 to 1870. In particular, it took as its model a wing of the Louvre Palace built from 1852 to 1857. The style then spread to Great Britain, the United States and Canada, where it was frequently used in public and institutional architecture. In Québec, the French-speaking bourgeoisie often adopted it because of the image of stability, progress and prosperity it evoked. It also symbolized the cultural link with France and referred to the new Hôtel du Parlement in Québec (1877-1886). The Cormier House illustrates the Second Empire style through its mansard roof, its massive square main body and its semi-projecting tower; the fleur-de-lys decorative motif also embodies the link with France. This 23-room house is representative of the bourgeois houses of the period. It still has some of its original wallpaper as well as doors, woodwork, mouldings and plaster cornices comparable to those of other elaborate houses of the late 19th century.
The heritage value of the Cormier House also lies in its association with its first occupants, Charles Cormier (1813-1887) and his son Napoléon-Charles Cormier (1844-1915), who were prominent figures in the history of Plessisville (formerly Sommerset). Around 1850, Charles Cormier opened a store in the locality. From 1855 onward, his fellow citizens elected him mayor several times. From 1862 to 1867, Cormier sat as legislative councillor for the Kennebec division in the Parliament of the Province of Canada. When his house was built in 1885 and 1886, Cormier had been representing this division in the Senate since 1867. A worthy successor to his father, Napoléon-Charles Cormier was elected mayor of Plessisville in 1889 and appointed, the same year, to the Legislative Council of the Province of Québec for the Kennebec division. In 1873, the Cormier family founded the Fonderie de Plessisville. Napoléon-Charles Cormier served as its president and manager until his death. The Cormiers were deeply involved in their community: Charles had joined the Fils de la Liberté in 1837, while his son was active in the Société Saint-Jean-Baptiste. Charles and Napoléon-Charles Cormier are leading figures in the history of Plessisville and the Bois-Francs.
The heritage value of the Cormier House also lies in the renown of its architect, Elzéar Charest. Trained under architect Joseph-Ferdinand Peachy (1830-1903), Charest designed several buildings in Québec City, including the former Paquet store (1890), in collaboration with J.-B. Bertrand, and a house on rue Saint-Vallier Ouest (1892). Charest is one of the best exponents of architectural eclecticism in Québec City. He incorporated turrets, pepper-pot roofs and crenellations into his works, giving them a medieval appearance. Charest held the position of chief architect of the Québec Department of Public Works from 1891 to 1914. In that capacity, he drew up the plans for several courthouses, including those in Hull (1891) and Sherbrooke (1904-1906).
Maison Cormier
La maison Cormier, reconnue monument historique, est une luxueuse demeure bourgeoise d’inspiration Second Empire érigée en 1885 et 1886. La résidence en brique rouge, à trois étages, est coiffée d’un toit mansardé à quatre versants. Le plan carré présente une tour à demi hors-d’oeuvre disposée au centre de la façade, un décrochement sur la façade latérale gauche ainsi qu’une baie en saillie sur la façade latérale droite. La maison Cormier se situe en retrait de la voie publique, au coeur du noyau ancien de la ville de Plessisville.
La valeur patrimoniale de la maison Cormier repose sur son intérêt architectural. Le style Second Empire, qui connaît une grande vogue au Québec durant le dernier quart du XIXe siècle, tire son origine de l’architecture française au temps de l’empereur Napoléon III, dont le règne s’étend de 1852 à 1870. Il prend notamment pour modèle une aile du palais du Louvre bâtie de 1852 à 1857. Ce style est ensuite diffusé en Grande-Bretagne, aux États-Unis puis au Canada, où il est fréquemment utilisé dans l’architecture publique et institutionnelle. Au Québec, la bourgeoisie francophone l’emprunte fréquemment en raison de l’image de stabilité, de progrès et de prospérité qu’il évoque. Il symbolise de plus le lien culturel avec la France et réfère au nouvel hôtel du Parlement de Québec (1877-1886). La maison Cormier est une illustration du style Second Empire par son toit mansardé, son corps de logis massif de plan carré ainsi que sa tour à demi hors-d’oeuvre; le motif décoratif de la fleur de lys matérialise également le lien avec la France. Cette maison de 23 pièces est représentative des maisons bourgeoises de l’époque. Elle possède toujours certaines tapisseries d’origine ainsi que des portes, boiseries, moulures et corniches de plâtre qui se comparent à celles d’autres maisons élaborées de la fin du XIXe siècle.
La valeur patrimoniale de la maison Cormier repose aussi sur son association avec ses premiers occupants, Charles Cormier (1813-1887) et son fils Napoléon-Charles Cormier (1844-1915), qui sont des personnages marquants de l’histoire de Plessisville (anciennement Sommerset). Vers 1850, Charles Cormier ouvre un magasin dans cette localité. À compter de 1855, ses concitoyens l’élisent maire à plusieurs reprises. De 1862 à 1867, Cormier siège en tant que conseiller législatif de la division de Kennebec au Parlement du Canada-Uni. Au moment de la construction de sa maison en 1885 et 1886, Cormier représente cette division au Sénat depuis 1867. Digne successeur de son père, Napoléon-Charles Cormier est élu maire de Plessisville en 1889 et nommé, la même année, au Conseil législatif de la province de Québec pour la division de Kennebec. La famille Cormier met sur pied en 1873 la Fonderie de Plessisville. Napoléon-Charles Cormier en assure la présidence et la direction jusqu’à sa mort. Les Cormier sont des personnages très engagés dans leur collectivité : Charles avait joint les Fils de la liberté en 1837, tandis que son fils oeuvre dans la Société Saint-Jean-Baptiste. Charles et Napoléon-Charles Cormier sont des personnages de premier plan dans l’histoire de Plessisville et des Bois-Francs.
La valeur patrimoniale de la maison Cormier repose également sur la renommée de son architecte, Elzéar Charest. Stagiaire chez l’architecte Joseph-Ferdinand Peachy (1830-1903), Charest réalise plusieurs immeubles dans la ville de Québec, dont l’ancien magasin Paquet (1890), en collaboration avec J.-B. Bertrand, et une maison de la rue Saint-Vallier Ouest (1892). Charest est l’un des meilleurs représentants de l’éclectisme architectural à Québec. Il intègre tourelles, poivrières et créneaux à ses oeuvres, ce qui leur confère un aspect médiéval. Charest occupe le poste d’architecte en chef du département des Travaux publics du Québec de 1891 à 1914. À ce titre, il dessine les plans de plusieurs palais de justice, dont ceux de Hull (1891) et de Sherbrooke (1904-1906).