Butters House
The Butters house, a cited historic monument, is an Italianate-inspired residence built in 1866. The clapboard-clad building has an irregular plan formed of several interlocking rectangles and a two-and-a-half-storey elevation. It is topped by a gable roof. A three-level tower with a hipped roof rises at the centre of the façade, and covered verandas run partly along each of the walls. The Butters house is set back from the street on an open, tree-lined lot, near several buildings of heritage interest, in the heart of the town of Stanstead.
The heritage value of the Butters house lies in its architectural interest. It bears witness to the influence of the Italianate style on residential architecture in the mid-19th century. During the first third of the 19th century, certain English architects, including Sir Charles Barry (1795-1860) and John Nash (1752-1835), designed large residences. For this purpose they drew inspiration from the vast mansions and palaces built in Italy during the Renaissance. These Italianate villas were also popular in the United States, where models were disseminated by catalogue. In Québec, this style was also favoured by the well-to-do, particularly between 1840 and 1870. It is expressed by an irregular plan composed of several interlocking rectangles, a gable roof and elaborate ornamentation drawn from the classical vocabulary. The Butters house, built in 1866, may have been inspired by a model developed by the American author Andrew Jackson Downing (1815-1852). It is related to it by its complex plan complemented by bay windows and covered verandas, by its square three-level tower at the centre of the façade, and by its wide overhanging cornices adorned with paired brackets. Its windows, rectangular or made up of round-headed openings paired or grouped in threes, the entablatures above them, the oculi, the corner pilasters and the colonnettes also bear witness to this influence. Moreover, the large size of the building and its prestigious location recall the privileged social status of the owner-builders. Its location on a large lot in the heart of the village core, near churches, institutions and other homes of notables, also evokes this well-to-do milieu.
Maison Butters
La maison Butters, citée monument historique, est une résidence d’inspiration néo-italienne construite en 1866. Le bâtiment doté d’un parement de planches à clin présente un plan irrégulier formé de plusieurs rectangles imbriqués, de même qu’une élévation de deux étages et demi. Il est surmonté d’un toit à deux versants droits. Une tour à trois niveaux coiffée d’un toit en pavillon s’élève au centre de la façade, et des galeries couvertes longent partiellement chacun des murs. La maison Butters est située en retrait de la voie publique, sur un terrain dégagé et bordé d’arbres, à proximité de plusieurs bâtiments d’intérêt patrimonial, au coeur de la ville de Stanstead.
La valeur patrimoniale de la maison Butters repose sur son intérêt architectural. Elle témoigne de l’influence du style néo-italien sur l’architecture résidentielle au milieu du XIXe siècle. Au cours du premier tiers du XIXe siècle, certains architectes anglais, dont sir Charles Barry (1795-1860) et John Nash (1752-1835) conçoivent de grandes résidences. Ils s’inspirent à cette fin des vastes demeures et des palais construits en Italie au cours de la Renaissance. Ces villas néo-italiennes sont également populaires aux États-Unis, où des modèles sont diffusés par catalogue. Au Québec, ce style est aussi prisé par la classe aisée, particulièrement entre 1840 et 1870. Il se manifeste par un plan irrégulier composé de plusieurs rectangles imbriqués, un toit à deux versants droits et une ornementation élaborée tirée du vocabulaire classique. La maison Butters, bâtie en 1866, est peut-être inspirée d’un modèle élaboré par l’auteur étatsunien Andrew Jackson Downing (1815-1852). Elle s’y rattache par son plan complexe complété de fenêtres en baie et de galeries couvertes, par sa tour de plan carré à trois niveaux située au centre de la façade ainsi que par ses larges corniches débordantes ornées de consoles jumelées. Ses fenêtres rectangulaires ou constituées d’ouvertures cintrées jumelées ou groupées par trois, les entablements qui les surmontent, les oculus, les pilastres corniers et les colonnettes témoignent aussi de cette influence. Par ailleurs, les grandes dimensions du bâtiment ainsi que le lieu prestigieux rappellent le statut social privilégié des propriétaires constructeurs. Son emplacement sur un vaste terrain situé au coeur du noyau villageois, à proximité d’églises, d’institutions et d’autres demeures de notables évoque aussi ce milieu aisé.