Opens in a new tab
poimap.ca
← Back to map · Retour à la carte
English

Bras-d’Apic School-Chapel

The Bras-d’Apic school-chapel, a classified historic monument, is a modest wooden building erected in 1917 that was used for teaching and for Catholic worship. The rectangular building is topped by a straight-pitched gable roof pierced by dormers and surmounted, at the front, by a small bell tower. A wayside cross stands on the property. The school-chapel is located on vast open grounds at the heart of the hamlet of Bras-d’Apic, in the municipality of Saint-Cyrille-de-Lessard.

The heritage value of the Bras-d’Apic school-chapel lies in its importance as a witness to one aspect of the history of education in Québec, that of rural concession-road schools (écoles de rang). The adoption of the Fabrique Schools Act (1824) and then the Trustees’ Schools Act (1829) reflects the desire to establish a public school system in Québec, but it was only after 1840 that such a system came into being. Its beginnings were difficult, mainly because of opposition to school taxation, which gave rise to the “guerre des éteignoirs” (candle-snuffers’ war), during which schools were set on fire. The law was accordingly amended many times. Rural concession-road schools belonged to school boards under the responsibility of commissioners, and a superintendent of Public Instruction managed the system as a whole. These schools served a limited territory equivalent to one or two rangs. The rang is a type of rural settlement corresponding to a line of farms along a road. Following the creation of the Ministère de l’Éducation in 1964, the last rural concession-road schools closed in favour of the centralization of institutions in towns and villages. Built in 1917 and closed in 1957 with the decline of the hamlet, the Bras-d’Apic school-chapel is a significant witness to this system.

The heritage value of the school-chapel lies in its representativeness of a type of institutional and religious building, the school-chapel, and in its ethnological interest. It housed both a rural school and a place of worship. The teacher lived there, as in most rural schools. School-chapels are found mainly in colonization regions, such as the hamlet of Bras-d’Apic, which did not have sufficient means to bear the cost of constructing two separate buildings. This type of construction arose mainly from economic considerations.

The heritage value of the school-chapel lies in its exemplary character in the history of the architecture of rural school buildings in Québec. In the 19th century, the architecture of the first rural schools resembled that of private residences, and they were often housed in houses in the absence of purpose-built buildings. Later, the Department of Public Instruction drew up rules governing the construction of schools and the layout of their grounds. The school act of 1899 required commissioners to follow standard plans, which were distributed free of charge. The architect Elzéar Charest, the author of these plans, opted for a plain architecture of vernacular inspiration and abundant fenestration. School boards could submit plans or modify the standard plans, as in the case of the Bras-d’Apic school-chapel, but they first had to obtain the approval of the Department of Public Instruction. The department’s plans had a profound influence on the architecture of rural schools in the 20th century, and their forms are easily recognizable in the Québec countryside. The Bras-d’Apic school-chapel, erected according to standard plan number 8, bears witness to this with its façade set in one of the gable walls, its abundant fenestration and its dormers.

The heritage value of the school-chapel lies in its continuity in the history of the hamlet of the same name. The hamlet of Bras-d’Apic is located south of Saint-Cyrille-de-Lessard, near Saint-Marcel. It developed with the opening of the Transcontinental railway in 1886. At that time, Bras-d’Apic was a railway station for loading timber and had a general store, a hotel and a sawmill. The Bras-d’Apic school-chapel is the only community building that bears witness to the activity of the hamlet in the early 20th century.

Français

École-chapelle de Bras-d'Apic

L’école-chapelle de Bras-d’Apic, classée monument historique, est une modeste construction de bois érigée en 1917, qui servait à l’enseignement et au culte catholique. Le bâtiment de plan rectangulaire est coiffé d’un toit à deux versants droits percé de lucarnes et surmonté, en façade, d’un petit clocher. Une croix de chemin s’élève sur la propriété. L’école-chapelle se situe sur un vaste terrain dégagé au coeur du hameau de Bras-d’Apic, dans la municipalité de Saint-Cyrille-de-Lessard.

La valeur patrimoniale de l’école-chapelle de Bras-d’Apic repose sur son importance en tant que témoin d’un aspect de l’histoire de l’enseignement au Québec, celui des écoles de rang. L’adoption de la loi sur les écoles de fabrique (1824) puis de celle des écoles de syndics (1829) témoigne de la volonté de mettre sur pied un système scolaire public au Québec, mais ce n’est qu’après 1840 qu’il voit le jour. Les débuts de ce système sont difficiles, principalement en raison de l’opposition à la taxation scolaire, qui donne lieu à la « guerre des éteignoirs » durant laquelle des écoles sont incendiées. Aussi la loi est-elle modifiée à de nombreuses reprises. Les écoles de rang, que l’on trouve en milieu rural, appartiennent à des commissions scolaires sous la responsabilité de commissaires, et un surintendant de l’Instruction publique gère l’ensemble du système. Les écoles de rang desservent un territoire restreint qui équivaut à un ou deux rangs. Le rang est un type de peuplement rural qui correspond à un alignement d’exploitations agricoles le long d’une route. À la suite de la création du ministère de l’Éducation en 1964, les dernières écoles de rang ferment leurs portes au profit de la centralisation des institutions dans les villes et les villages. Construite en 1917 et fermée en 1957 avec le déclin du hameau, l’école-chapelle de Bras-d’Apic est un témoin significatif de ce système.

La valeur patrimoniale de l’école-chapelle repose sur sa représentativité par rapport à un type de bâtiment institutionnel et religieux, l’école-chapelle, et sur son intérêt ethnologique. Elle abritait en effet une école de rang et un lieu de culte. L’enseignante y résidait comme dans la plupart des écoles de rang. Les écoles-chapelles sont davantage présentes dans les régions de colonisation, telles que le hameau de Bras-d’Apic, qui ne possèdent pas de moyens suffisants pour assumer les frais de construction de deux bâtiments séparés. Ce type de construction découle surtout de motifs économiques.

La valeur patrimoniale de l’école-chapelle repose sur son exemplarité par rapport à l’histoire de l’architecture des bâtiments scolaires ruraux du Québec. Au XIXe siècle, l’architecture des premières écoles de rang s’apparente à celle des résidences privées, et elles logent souvent d’ailleurs dans des maisons en l’absence de bâtiments conçus à cette fin. Plus tard, le département de l’Instruction publique élabore des règles concernant la construction des écoles et l’aménagement des terrains. La loi scolaire de 1899 oblige les commissaires à s’inspirer des plans-types, qui sont distribués gratuitement. L’architecte Elzéar Charest, qui est l’auteur de ces plans, opte pour une architecture dépouillée d’inspiration vernaculaire et une fenestration abondante. Les commissions scolaires peuvent soumettre des plans ou modifier les plans-types, comme dans le cas de l’école-chapelle de Bras-d’Apic, mais ils doivent auparavant obtenir l’approbation du département de l’Instruction publique. Les plans du département influencent profondément l’architecture des écoles de rang au XXe siècle, et leurs formes se distinguent aisément dans la campagne québécoise. L’école-chapelle de Bras-d’Apic, érigée suivant le plan-type numéro 8, en témoigne avec sa façade aménagée dans l’un des murs pignons, sa fenestration abondante et ses lucarnes.

La valeur patrimoniale de l’école-chapelle repose sur sa pérennité dans l’histoire du hameau du même nom. Le hameau de Bras-d’Apic se situe au sud de Saint-Cyrille-de-Lessard, près de Saint-Marcel. Il se développe avec l’ouverture du chemin de fer Transcontinental en 1886. À cette époque, Bras-d’Apic constitue une station ferroviaire pour le chargement du bois et compte un magasin général, un hôtel et un moulin à scie. L’école-chapelle de Bras-d’Apic est le seul bâtiment à fonction communautaire qui témoigne de l’activité du hameau au début du XXe siècle.

Location: route 285, Saint-Cyrille-de-Lessard
Emplacement : route 285, Saint-Cyrille-de-Lessard
Coordinates · Coordonnées: 46.953890, -70.182220
Marker type: Classified Historic Monument
Type de repère : Monument historique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
⚑ Report a problem with this marker · Signaler un problème