Borgot Lighthouse
The Borgot lighthouse, a cited historic monument, is a coastal aid-to-navigation installation built in 1987. The structure consists of a circular plastic tower. At its top is an octagonal lantern capped with a low-pitched roof. It is encircled by a gallery protected by a metal railing. The Borgot lighthouse is surrounded by red sandstone cliffs, on the point of Cap Hérissé. It is located slightly outside the village of L’Étang-du-Nord, in the municipality of Îles-de-la-Madeleine. A viewing area has been laid out around the structure for visitors.
The heritage value of the Borgot lighthouse lies in its historical interest. The first Borgot lighthouse was built in 1874 on the site of the present structure. Its construction reflects the determination of Canada’s Department of Marine and Fisheries to make the shipping corridor of the Gulf of St. Lawrence safer; shipwrecks were frequent in this area. It thus belongs to the first wave of lighthouse construction in the Îles de la Madeleine, which began in 1870 with the erection of the Rocher-aux-Oiseaux (1870), Anse-à-la-Cabane (1871) and L’Île-d’Entrée (1874) lighthouses. The first Borgot lighthouse, which housed the keeper and his family, was a two-storey wooden house. On its roof was the lantern that emitted the light signals. This building was restored in 1913, then demolished in 1967 to be replaced, the same year, by a metal tower. In the 1970s, the Government of Canada began automating its lighthouses. The permanent presence of a keeper on site was thus no longer necessary. The adjacent dwellings intended to house the keeper and his family therefore fell out of use. The structure built in 1967 was itself replaced twenty years later by the present lighthouse. It is the most recent of the five lighthouses still in operation in the Îles de la Madeleine.
The heritage value of the Borgot lighthouse also lies in its architectural interest. The Borgot lighthouse is representative of a model of aid-to-navigation installation designed by the Government of Canada. Over the years, a number of standard lighthouse plans of various heights, shapes and materials were developed for its network. During the 20th century, these lighthouses were built of wood, masonry, metal, concrete or plastic. These different techniques illustrate the construction periods of Canadian maritime architecture. The use of new materials made it possible to achieve a better balance between economy and strength. It also allowed new forms to appear. The structure of lighthouses gradually became more streamlined, though it remained tripartite (consisting of a base, a shaft and a crown). That of the Borgot lighthouse is a circular monolithic form in plastic, devoid of ornamentation. The present Borgot lighthouse bears witness to the evolution of aids to navigation during the 20th century.
The heritage value of the Borgot lighthouse further lies in its symbolic interest. The municipality of Îles-de-la-Madeleine has five lighthouses that are still functional and accessible. They are predominant elements of its maritime architectural landscape. In addition to their role as aids to navigation, the lighthouses still serve as maritime landmarks for fishers and boaters. They are also landmarks on land for each of their respective villages. More than 700 shipwrecks have been recorded over the years in this island region. The symbolic value of lighthouses as guides and bearers of light remains present in the collective imagination of the Madelinots. The history of the lighthouses is closely tied to that of the Îles de la Madeleine, and the islanders show a genuine attachment to them.
Phare du Borgot
Le phare du Borgot, cité monument historique, est une installation côtière d’aide à la navigation construite en 1987. Cette structure est composée d’une tour circulaire en matière plastique. À son sommet se trouve une lanterne de plan octogonal chapeautée d’une toiture à faible pente. Une galerie protégée par un garde-corps métallique ceinture celle-ci. Le phare du Borgot est entouré de falaises de grès rouge, sur la pointe du cap Hérissé. Il est situé légèrement en retrait du village de L’Étang-du-Nord, dans la municipalité des Îles-de-la-Madeleine. Un site d’observation est aménagé autour du bâtiment pour les visiteurs.
La valeur patrimoniale du phare du Borgot repose sur son intérêt historique. Le premier phare du Borgot est construit en 1874 sur le site de l’actuelle structure. Sa construction témoigne de la volonté du ministère de la Marine et des Pêches du Canada de sécuriser le corridor maritime du golfe du Saint-Laurent; de fréquents naufrages ont lieu dans cette zone. Il s’inscrit ainsi dans la première vague de construction de phares aux îles de la Madeleine amorcée en 1870 avec l’érection des phares du Rocher-aux-Oiseaux (1870), de l’Anse-à-la-Cabane (1871) et de L’Île-d’Entrée (1874). Le premier phare du Borgot, qui loge le gardien et sa famille, est une maison en bois de deux étages. Sur son toit se trouve la lanterne émettant les signaux lumineux. Ce bâtiment est restauré en 1913, puis démoli en 1967 pour être remplacé, la même année, par une tour métallique. Dans les années 1970, le gouvernement du Canada amorce l’automatisation de ses phares. Ainsi, la présence permanente d’un gardien sur place n’est plus nécessaire. Les habitations adjacentes destinées à le loger ainsi que sa famille ne servent donc plus. La structure construite en 1967 est elle-même remplacée vingt ans plus tard par le phare actuel. Celui-ci constitue le plus récent des cinq phares toujours en activité aux îles de la Madeleine.
La valeur patrimoniale du phare du Borgot repose également sur son intérêt architectural. Le phare du Borgot est représentatif d’un modèle d’installation d’aide à la navigation conçu par le gouvernement du Canada. Au fil des ans, un certain nombre de plans types de phares de diverses hauteurs, formes et matériaux sont élaborés pour son réseau. Au cours du XXe siècle, ces phares ont été construits en bois, en maçonnerie, en métal, en béton ou en plastique. Ces différentes techniques illustrent les époques de construction de l’architecture maritime canadienne. L’utilisation de nouveaux matériaux permet d’obtenir un meilleur rapport entre l’économie et la solidité. Cela autorise aussi l’apparition de formes nouvelles. La structure des phares devient progressivement plus épurée, même si elle demeure tripartite (composée d’une base, d’un fût et d’un couronnement). Celle du phare du Borgot est de forme monolithique circulaire en matière plastique et dépourvue d’ornementation. L’actuel phare du Borgot témoigne de l’évolution des systèmes d’aide à la navigation au cours du XXe siècle.
La valeur patrimoniale du phare du Borgot repose en outre sur son intérêt symbolique. La municipalité des Îles-de-la-Madeleine compte cinq phares encore fonctionnels et accessibles. Ils constituent des éléments prédominants de son paysage architectural maritime. En plus de leur rôle d’aide à la navigation, les phares représentent toujours des repères maritimes pour les pêcheurs et les plaisanciers. Ils sont aussi des repères terrestres pour chacun de leur village respectif. Plus de 700 naufrages sont répertoriés au fil des ans dans cette région insulaire. La valeur symbolique de guide et de porteurs de lumière des phares demeure présente dans l’imaginaire collectif des Madelinots. L’histoire des phares est intimement liée à celle des îles de la Madeleine, et les insulaires leur manifestent un attachement réel.