Baie-Sainte-Claire Lime Kiln
The Baie-Sainte-Claire lime kiln, a recognized historic monument, was built in 1897. This stone structure consists of a cylindrical kiln and retaining walls. Two buttresses frame the lower opening, and a brick niche is set into the end of the south buttress. The lime kiln is located in a clearing near the shore of the Gulf of St. Lawrence, in the Baie-Sainte-Claire sector of the municipality of L’Île-d’Anticosti. A site listed in the Inventaire des sites archéologiques du Québec is associated with the property.
The heritage value of the Baie-Sainte-Claire lime kiln lies in its historical interest. The structure is one of the rare remaining witnesses to the attempt to establish a planned town at Baie-Sainte-Claire at the turn of the 20th century. Henri Menier (1853-1913), a wealthy French industrialist, bought Île d’Anticosti in 1895 to turn it into a hunting and fishing estate. He appointed his friend Georges Martin-Zédé (1864-1951) general manager of the island. Martin-Zédé immediately began building infrastructure and buildings at Baie-Sainte-Claire, including a wharf, a weather observatory, a chapel, a hospital, many residences, workshops, a bakery, a sawmill, a model farm and various administrative buildings. The lime kiln was built in 1897 to meet local needs for lime and mortar. However, the Baie-Ellis site, later known as Port-Menier, was chosen for the village as early as 1903. Many of the buildings at Baie-Sainte-Claire were dismantled. The lime kiln, however, would be used sporadically until the Second World War.
The heritage value of the Baie-Sainte-Claire lime kiln also lies in the interest of its function. A lime kiln, as its name indicates, produces lime by calcining limestone. Lime was formerly widely used in the construction and maintenance of buildings. It is one of the components of mortar and, simply mixed with water, it serves as a coating, notably for interior and exterior walls and fences. As early as 1620, lime kilns were built in the Québec area; they then multiplied throughout the St. Lawrence Valley and in the Appalachians, near limestone deposits. They were found in almost every parish until the end of the 19th century, when industrial lime production gained in importance. Although it has not been in use since the middle of the 20th century, the Baie-Sainte-Claire lime kiln bears witness to a once very widespread form of artisanal production. It is one of the few structures of this type preserved in Québec.
The heritage value of the Baie-Sainte-Claire lime kiln further lies in its architectural interest. It is a representative example of the architecture of so-called long-flame lime kilns. These structures are generally built against a hillside, which makes it easier to reach the top of the kiln while also strengthening it. The earth also serves as insulation to retain heat. The Baie-Sainte-Claire lime kiln illustrates this typical arrangement, notably through its partly buried cylindrical masonry body. The overhanging upper part rests on a wooden lintel, while the lower part is pierced by an opening, called the mouth, used to feed the fire. Buttresses perpendicular to the façade reinforce the structure, and retaining walls parallel to the façade support the mound against which it rests. The Baie-Sainte-Claire lime kiln also differs from similar structures in the semicircular brick niche set into the end of the south buttress, which was probably used to cook food with embers drawn from the main firebox.
Four à chaux de Baie-Sainte-Claire
Le four à chaux de Baie-Sainte-Claire, reconnu monument historique, est érigé en 1897. Cette structure en pierre est constituée d’un four cylindrique et de murs de soutènement. Deux contreforts encadrent l’ouverture inférieure et une niche en brique est aménagée à l’extrémité du contrefort sud. Ce four à chaux est situé dans une clairière à proximité du rivage du golfe du Saint-Laurent, dans le secteur Baie-Sainte-Claire de la municipalité d’Île-d’Anticosti. Un site inscrit à l’Inventaire des sites archéologiques du Québec est associé au lieu.
La valeur patrimoniale du four à chaux de Baie-Sainte-Claire repose sur son intérêt historique. La structure est l’un des rares témoins de la tentative d’établissement d’une ville planifiée à Baie-Sainte-Claire, au tournant du XXe siècle. Henri Menier (1853-1913), riche industriel français, achète l’île d’Anticosti en 1895 pour en faire un domaine de chasse et de pêche. Il nomme son ami Georges Martin-Zédé (1864-1951) directeur général de l’île. Ce dernier amorce aussitôt la construction d’infrastructures et d’édifices à Baie-Sainte-Claire, dont un quai, un observatoire météorologique, une chapelle, un hôpital, de nombreuses résidences, des ateliers, une boulangerie, une scierie, une ferme modèle et divers bâtiments administratifs. Le four à chaux est érigé en 1897 afin de répondre aux besoins locaux de chaux et de mortier. Toutefois, le site de Baie-Ellis, désigné plus tard sous le nom de Port-Menier, est privilégié dès 1903 pour l’établissement du village. De nombreux édifices de Baie-Sainte-Claire sont démantelés. Le four à chaux sera cependant utilisé sporadiquement jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.
La valeur patrimoniale du four à chaux de Baie-Sainte-Claire repose également sur l’intérêt de sa fonction. Le four à chaux, comme son nom l’indique, permet de produire de la chaux par un procédé de calcination de la pierre calcaire. La chaux était autrefois largement utilisée dans la construction et l’entretien des bâtiments. Elle est l’un des éléments constitutifs du mortier et, simplement mélangée à l’eau, elle sert d’enduit notamment pour les murs intérieurs et extérieurs ainsi que les clôtures. Dès 1620, des fours à chaux sont construits dans la région de Québec, puis ils se multiplient dans toute la vallée du Saint-Laurent et dans les Appalaches, à proximité des gisements de pierre calcaire. On en trouve dans presque toutes les paroisses jusqu’à la fin du XIXe siècle, époque à laquelle la production industrielle de la chaux prend de l’importance. Bien qu’il ne soit plus en usage depuis le milieu du XXe siècle, le four à chaux de Baie-Sainte-Claire témoigne d’une production artisanale autrefois très répandue. Il s’agit d’une des rares structures de ce type conservées sur le territoire québécois.
La valeur patrimoniale du four à chaux de Baie-Sainte-Claire repose en outre sur son intérêt architectural. Celui-ci constitue un exemple représentatif de l’architecture des fours à chaux dits à grande flamme. Ces structures sont généralement adossées à un coteau, ce qui facilite l’accès au haut du four tout en le solidifiant. La terre sert également d’isolant permettant de conserver la chaleur. Le four à chaux de Baie-Sainte-Claire illustre cette disposition typique, notamment par son corps cylindrique en maçonnerie partiellement enterré. La partie supérieure en surplomb repose sur un linteau en bois alors que la partie inférieure est percée d’une ouverture, appelée gueule, servant à alimenter le feu. Des contreforts perpendiculaires à la façade renforcent la structure et des murs de soutènement parallèles à la façade épaulent le tertre contre lequel elle s’appuie. Le four à chaux de Baie-Sainte-Claire se distingue en outre des constructions semblables par la niche en brique semi-circulaire aménagée à l’extrémité du contrefort sud, qui servait probablement à cuire des aliments avec la braise tirée du foyer principal.