Alix-Bail House
The Alix-Bail house, a classified historic monument, is a settler’s house erected in 1889. The one-and-a-half-storey rectangular dwelling has an exposed piece-on-piece frame. It rests on a stone foundation and is capped with a straight gable roof pierced by a central brick chimney. The Alix-Bail house is located near the rapide de l’Orignal, on a promontory overlooking the rivière du Lièvre, in the city of Mont-Laurier.
The heritage value of the Alix-Bail house lies in its representativeness as a settler’s house. In the 19th century, the settlers who flocked to newly opened regions such as the Hautes-Laurentides first built temporary shelters. These shelters were later replaced by permanent dwellings with plain architecture, owing to their owners’ precarious finances. Abundant and inexpensive in recently cleared areas, wood was widely used for both the structure and the finish of buildings. The Alix-Bail house illustrates the settler’s house through its dovetailed piece-on-piece frame and its modest dimensions. The gaps between the roughly squared, horizontally laid tree trunks are caulked with oakum and covered with mortar. Built in 1889, this house is one of the oldest witnesses to the origins of the city of Mont-Laurier.
The heritage value of the Alix-Bail house also lies in its interest for the history of the Hautes-Laurentides. Curé François-Xavier-Antoine Labelle (1833-1891), promoter of the settlement of the Laurentides, travelled up the rivière du Lièvre in 1885 and stopped in the area of the rapide de l’Orignal. Judging the land fertile, he persuaded settlers to establish themselves there. That same year, Solime Alix (died 1927), Georges and Adolphe Bail and Georges Hudon settled near the rapids. The Alix-Bail house fulfilled various functions, including those of general store, post office and temporary chapel, playing an important role in the hamlet from which Mont-Laurier originated. From the turn of the 20th century, the settlement would establish itself as the regional capital of the Hautes-Laurentides.
Maison Alix-Bail
La maison Alix-Bail, classée monument historique, est une maison de colonisation érigée en 1889. L’habitation de plan rectangulaire, à un étage et demi, présente une charpente en pièce sur pièce apparente. Elle prend assise sur un solage en pierre et est coiffée d’un toit à deux versants droits percé d’une cheminée centrale en brique. La maison Alix-Bail se situe à proximité du rapide de l’Orignal, sur un promontoire surplombant la rivière du Lièvre, dans la ville de Mont-Laurier.
La valeur patrimoniale de la maison Alix-Bail repose sur sa représentativité en tant que maison de colonisation. Au XIXe siècle, les colons qui affluent dans les régions nouvellement ouvertes comme les Hautes-Laurentides se construisent d’abord des abris temporaires. Par la suite, ces refuges sont remplacés par des habitations permanentes qui présentent une architecture sobre, en raison de la précarité financière de leur propriétaire. Abondant et peu coûteux dans les zones récemment défrichées, le bois est largement utilisé autant pour la structure que pour la finition des bâtiments. La maison Alix-Bail illustre la maison de colonisation par sa charpente en pièce sur pièce assemblée à queue d’aronde et ses dimensions modestes. Les interstices entre les troncs d’arbres grossièrement équarris disposés à l’horizontale sont calfeutrés avec de l’étoupe et recouverts de mortier. Construite en 1889, cette maison est l’un des plus anciens témoins de l’origine de la ville de Mont-Laurier.
La valeur patrimoniale de la maison Alix-Bail repose aussi sur son intérêt pour l’histoire des Hautes-Laurentides. Le curé François-Xavier-Antoine Labelle (1833-1891), promoteur de la colonisation des Laurentides, remonte la rivière du Lièvre en 1885 et s’arrête dans le secteur du rapide de l’Orignal. Jugeant les terres fertiles, il convainc des colons de s’y installer. L’année même, Solime Alix (mort en 1927), Georges et Adolphe Bail ainsi que Georges Hudon s’établissent à proximité du rapide. La maison Alix-Bail remplit différentes fonctions, dont celles de magasin général, de bureau de poste et de chapelle temporaire, jouant un rôle important dans le hameau à l’origine de Mont-Laurier. Dès le tournant du XXe siècle, l’agglomération s’imposera comme la capitale régionale des Hautes-Laurentides.