Ancienne-Centrale-Hydroélectrique-de-Saint-Narcisse Historic Site
The Ancienne-Centrale-Hydroélectrique-de-Saint-Narcisse Historic Site, classified in 1963, is an energy production facility. The designation applies to the dam (1897) and the building (1904) as well as the land. The rectangular stone main body, which is a section of a formerly larger building, is one storey high and topped by a low-pitched straight gable roof. The dam, which crosses a branch of the rivière Batiscan, consists of stone masonry pierced by two water conduits. The Ancienne-Centrale-Hydroélectrique-de-Saint-Narcisse Historic Site lies along this watercourse, near the Grande Chute, in the municipality of Saint-Narcisse.
The heritage value of the Ancienne-Centrale-Hydroélectrique-de-Saint-Narcisse Historic Site lies in its age and in its interest for the history of the Québec hydroelectric industry. Modern hydroelectric generation technologies were known in Québec as early as 1890, and hydroelectric power stations gradually replaced thermal power stations driven by steam engines or internal combustion engines. Built at the turn of the 20th century, the Saint-Narcisse facilities were among the first to use modern electricity generation techniques, with horizontal hydraulic turbines. They would serve as a model for several similar small power stations. Energy losses during the transmission of electricity over long distances, which slowed industrial development, were a major technological challenge during this period. Designed to remedy this problem, the first high-voltage line in Canada was put into service at the Saint-Narcisse power station as soon as it was built. This power station is therefore a milestone in the history of hydroelectricity, one of the key industries of modern Québec.
The heritage value of the Ancienne-Centrale-Hydroélectrique-de-Saint-Narcisse Historic Site also lies in its interest for the history of the architecture of hydroelectric developments in Québec. Before the Second World War, hydroelectric installations were either integrated into a dam, as at the former Les Cèdres power station in Montérégie, a classified historic monument, or built near a dam and fed by a penstock, as at the former Saint-Narcisse power station. Power stations, for their part, fall into three main types. The oldest borrow their forms and construction techniques from 19th-century water mills, since the first turbines were frequently installed in water-powered grist mills or sawmills. The Saint-Narcisse power station illustrates this type through its rectangular stone main body and its straight gable roof covered with sheet metal. The masonry of the dam is similar to that of the building. These two structures bear witness to the beginnings of the search for an architectural expression suited to a new industrial reality.
Site historique de l'Ancienne-Centrale-Hydroélectrique-de-Saint-Narcisse
Le site historique de l’Ancienne-Centrale-Hydroélectrique-de-Saint-Narcisse, classé en 1963, est une installation de production d’énergie. La désignation s’applique au barrage (1897) et à l’édifice (1904) ainsi qu’au terrain. Le corps de bâtiment en pierre de plan rectangulaire, qui est une section d’un immeuble autrefois plus vaste, compte un étage et est coiffé d’un toit à deux versants droits de faible pente. Le barrage, qui traverse un bras de la rivière Batiscan, se compose d’une maçonnerie de pierre percée de deux conduites d’eau. Le site historique de l’Ancienne-Centrale-Hydroélectrique-de-Saint-Narcisse se situe en bordure de ce cours d’eau, à proximité de la Grande Chute, dans la municipalité de Saint-Narcisse.
La valeur patrimoniale du site historique de l’Ancienne-Centrale-Hydroélectrique-de-Saint-Narcisse repose sur son ancienneté et sur son intérêt pour l’histoire de l’industrie hydroélectrique québécoise. Les technologies modernes de production d’hydroélectricité sont connues au Québec dès 1890 et les centrales hydroélectriques remplacent progressivement les centrales thermoélectriques actionnées par des machines à vapeur ou des moteurs à combustion interne. Construites au tournant du XXe siècle, les installations de Saint-Narcisse sont parmi les premières à employer les techniques modernes de production d’électricité, à l’aide de turbines horizontales hydrauliques. Elles serviront de modèle à plusieurs petites centrales similaires. Les pertes d’énergie lors du transport de l’électricité sur de longues distances, qui ralentissent le développement industriel, constituent durant cette période un défi technologique majeur. Conçue pour remédier à ce problème, la première ligne à haute tension au Canada a été mise en service à la centrale de Saint-Narcisse dès sa construction. Cette centrale constitue donc un jalon dans l’histoire de l’hydroélectricité, l’une des industries clés du Québec moderne.
La valeur patrimoniale du site historique de l’Ancienne-Centrale-Hydroélectrique-de-Saint-Narcisse repose aussi sur son intérêt pour l’histoire de l’architecture des aménagements hydroélectriques au Québec. Avant la Seconde Guerre mondiale, les installations hydroélectriques sont soit intégrées à un barrage, comme à l’ancienne centrale des Cèdres en Montérégie classée monument historique, soit construites à proximité d’un barrage et alimentées par une conduite forcée, comme à l’ancienne centrale de Saint-Narcisse. Les centrales, quant à elles, se répartissent en trois types principaux. Les plus anciennes empruntent leurs formes et leurs techniques de construction aux moulins à eau du XIXe siècle, car les premières turbines ont été fréquemment installées dans des moulins à farine ou à scie actionnés par l’énergie hydraulique. La centrale de Saint-Narcisse est une illustration de ce type par son corps de bâtiment en pierre de plan rectangulaire et son toit à deux versants droits couvert de tôle. La maçonnerie du barrage est similaire à celle de l’immeuble. Ces deux ouvrages témoignent des débuts de la recherche d’une expression architecturale propre à répondre à une nouvelle réalité industrielle.