Sainte-Famille Church (Chemin Royal)
Sainte-Famille Church, a classified historic monument, is a place of worship of the Catholic tradition built from 1743 to 1747. The stone building has a Latin-cross plan consisting of a single-aisle nave, a transept and a narrow choir ending in a semicircular apse. Its imposing façade, flanked by two projecting square towers crowned with belfries, features a central portal, a large round-headed window, oculi and five niches each holding a statue. Its gable is surmounted by a bell tower straddling the roof ridge. Painted vermilion, the steep gable roof with slightly flared eaves is interrupted before the choir by the hip roof of the transept arms, which is of the same height, and ends in a half-cone over the choir. A sacristy, rectangular in plan, one and a half storeys high and topped by a straight gable roof, is attached to the chevet. A covered passageway connects it to the right arm of the transept. Located along chemin Royal, the church stands at the heart of the village core of the municipality of Sainte-Famille.
Sainte-Famille Church is part of the Île-d’Orléans historic district.
The heritage value of Sainte-Famille Church lies in its architectural interest. This church, built from 1743 to 1747, is an exceptional witness to the religious architecture of the French Regime. It is one of three surviving churches from that period with a Latin-cross plan. Moreover, its monumental appearance sets it apart from the rural churches built before the Conquest. The façade, inspired by that of the Jesuits’ church in Québec (demolished in 1804), is flanked by two projecting towers. These towers stand out from both the façade and the side walls, a feature that is today unique for a church of this period. Furthermore, unlike most French Regime churches, the façade is enlivened by several openings, namely a large door topped by a round-headed bay, six oculi and five niches. Sainte-Famille Church thus stands out architecturally, both for its age and for its uniqueness.
The heritage value of the church also lies in the interest of its interior decor. This decor results from an original meeting of two stylistic approaches. It combines a false vault made in 1812 by Louis-Basile David, a sculptor associated with the atelier des Écores, and a wall decor typical of those developed by the Baillairgé family. The false vault is characteristic of the work associated with the atelier des Écores in the multitude of small square and rectangular coffers adorned with a lozenge and a flower that cover its entire surface. This heavily ornamented false vault differs from the wall decor executed by Thomas Baillairgé (1791-1859) from 1821 to 1825. The Baillairgé manner is recognizable in its classical composition and vocabulary, centred on the hierarchy and correspondence of elements. The choir retable, composed of columns and pilasters supporting an entablature, was carved, unusually, by Baillairgé himself. The crowning element is a bas-relief depicting God the Father by an unknown sculptor. The interior decor thus forms an uncommon assemblage of carved works stemming from the aesthetics of the two principal sculpture workshops in Québec in the 19th century. It also includes five paintings by François Baillairgé (1759-1830), one by Claude François, known as Frère Luc (1614-1685), and one by Louis-Augustin Wolff.
The heritage value of the church also lies in its importance in the landscape. In Québec, churches form the heart of the village core, and Sainte-Famille Church is the principal element of a particularly rich religious complex. In keeping with tradition, the church is oriented on an east-west axis, with the choir facing the rising sun, a symbol of the risen Christ. It is surrounded by a square, a former cemetery enclosed by a stone wall and containing a charnel house, a presbytery and an outbuilding. It is also next to a former convent converted into a school and a procession chapel. The church moreover stands on a site that offers a remarkable panorama of the St. Lawrence River, the Côte-de-Beaupré and the Laurentians.
Église de Sainte-Famille (Chemin Royal)
L’église de Sainte-Famille, classée monument historique, est un lieu de culte de tradition catholique construit de 1743 à 1747. L’édifice en pierre présente un plan en croix latine composé d’une nef à un vaisseau, d’un transept et d’un choeur étroit terminé par une abside en hémicycle. Sa façade imposante, cantonnée de deux tours carrées hors d’oeuvre couronnées de clochers, est animée d’un portail central, d’une grande fenêtre cintrée, d’oculus et de cinq niches comportant chacune une statue. Son pignon est surmonté d’un clocher qui chevauche le faîte du toit. Peint en vermillon, le toit aigu à deux versants légèrement retroussés est interrompu avant le choeur par le toit à croupe des bras du transept, qui est de même hauteur, et se termine par un demi-cône sur le choeur. Une sacristie de plan rectangulaire, d’un étage et demi et coiffée d’un toit à deux versants droits, est greffée au chevet. Un chemin couvert la relie au bras droit du transept. Située en bordure du chemin Royal, l’église s’élève au coeur du noyau villageois de la municipalité de Sainte-Famille.
L’église de Sainte-Famille fait partie de l’arrondissement historique de l’Île-d’Orléans.
La valeur patrimoniale de l’église de Sainte-Famille repose sur son intérêt architectural. Cette église, construite de 1743 à 1747, constitue un témoin exceptionnel de l’architecture religieuse du Régime français. Elle est l’une des trois églises présentant un plan en croix latine qui subsistent de cette époque. De plus, son aspect monumental la distingue des églises rurales d’avant la Conquête. La façade, inspirée de celle de l’église des Jésuites de Québec (démolie en 1804), est cantonnée de deux tours hors d’oeuvre. Ces tours se détachent à la fois de la façade et des murs latéraux, une caractéristique aujourd’hui unique pour une église de cette époque. Par ailleurs, contrairement à la plupart des églises du Régime français, la façade est animée par plusieurs ouvertures, soit une grande porte surmontée d’une baie cintrée, six oculus et cinq niches. L’église de Sainte-Famille se démarque donc sur le plan architectural, tant en raison de son ancienneté que de son unicité.
La valeur patrimoniale de l’église repose aussi sur l’intérêt de son décor intérieur. Ce décor découle de la rencontre originale entre deux approches stylistiques. Il combine en effet une fausse voûte réalisée en 1812 par Louis-Basile David, un sculpteur rattaché à l’atelier des Écores, et un décor mural typique de ceux élaborés par la famille Baillairgé. La fausse voûte est caractéristique de la production associée à l’atelier des Écores par la multitude de petits caissons carrés et rectangulaires ornés d’un losange et d’une fleur qui couvre toute la surface. Cette fausse voûte d’une facture chargée diffère du décor mural exécuté par Thomas Baillairgé (1791-1859) de 1821 à 1825. La manière des Baillairgé se reconnaît dans la composition et le vocabulaire classiques, axés sur la hiérarchisation et la correspondance des éléments. Le retable du choeur, composé de colonnes et de pilastres supportant un entablement, a été sculpté, chose rare, par Baillairgé lui-même. Le couronnement est formé par un bas-relief figurant le Père éternel réalisé par un sculpteur inconnu. Le décor intérieur constitue ainsi un assemblage peu commun d’ouvrages sculptés issus de l’esthétique des deux principaux ateliers de sculpture québécois du XIXe siècle. Il intègre, en outre, cinq tableaux peints par François Baillairgé (1759-1830) ainsi qu’un de Claude François, dit frère Luc (1614-1685), et un de Louis-Augustin Wolff.
La valeur patrimoniale de l’église repose également sur son importance dans le paysage. Au Québec, les églises forment le coeur du noyau villageois, et celle de Sainte-Famille constitue le principal élément d’un ensemble religieux particulièrement riche. Comme le veut la tradition, l’église est orientée dans un axe est-ouest, avec le choeur tourné vers le soleil levant, symbole du Christ ressuscité. Elle est entourée d’une place, d’un ancien cimetière ceinturé d’un mur en pierre et comprenant un charnier, d’un presbytère et d’une dépendance. Elle voisine en outre un ancien couvent converti en école et une chapelle de procession. L’église s’élève de plus sur un emplacement qui offre un panorama remarquable sur le fleuve Saint-Laurent, la Côte-de-Beaupré et les Laurentides.