Saint-Joseph Church (Rue de l'Église)
Saint-Joseph Church, classified in 1964, is a Catholic place of worship built from 1835 to 1838. The designation includes the land. The stone building has a Latin-cross plan formed by a nave with three aisles, a transept with canted corners and a narrower choir ending in an apse with rounded corners. The elevation comprises two full storeys. The façade features a projecting central section crowned by a hipped gable with a finial adorned with a statue of Saint Joseph. This frontispiece is flanked by towers topped by belfries with two lanterns ending in a spire. A stone sacristy, rectangular in plan, one and a half storeys high and topped by a hip roof, is attached to the apse in line with the choir. It is connected to the north arm of the transept by a covered stone passageway that follows the curve of the apse. A wooden annex is located at the corner of the south arm of the transept and the choir. Saint-Joseph Church, erected on a promontory overlooking the St. Lawrence River known as cap Lauzon, stands at the heart of a Catholic religious complex that also includes two former presbyteries, the cemetery, the former parishioners’ hall and the former convent, surrounded by large tree-planted green spaces. It is located in the Deschambault sector of the municipality of Deschambault-Grondines and benefits from a protection area.
Twenty-eight of its movable objects were classified in 1965.
The heritage value of Saint-Joseph Church lies in its architectural interest. This church, built from 1835 to 1838, bears witness to the influence of Neoclassicism on religious architecture in Québec in the first half of the 19th century. Its designer, the architect Thomas Baillairgé (1791-1859), was one of the principal promoters of this movement. The building is among this architect’s most imposing works. The façade illustrates Neoclassicism through its projecting central section topped by a hipped end serving as a pediment and by a finial, as well as through the regularly and symmetrically arranged round-headed openings. Monumental façades flanked by two towers, with openings generally arranged in five bays, appeared in Québec at the turn of the 19th century. Moreover, this church has features that were rare for its time, including its two-storey elevation, each storey marked by round-headed windows, the tall three-sided side chapels, the apse with rounded corners and the covered passageway following its curve. At once representative of the religious architecture of its time and original in several respects, Saint-Joseph Church is an exceptional building.
The heritage value of Saint-Joseph Church also lies in the interest of its interior decor. The architectural decor bears witness to the influence of Neoclassicism on church ornamentation in the first half of the 19th century. Designed only two years after the completion of the main structure, that is, in 1840, this monumental composition by Thomas Baillairgé is representative of his Neoclassical aesthetic. On the one hand, the hierarchical treatment of space is illustrated by the ground level treated as a piano nobile and the gallery level as an attic. On the other hand, the correspondence of elements is reflected in the alignment of the transverse arches and ribs with the pillars and pilasters. Executed from 1841 to 1849 by the sculptor André Paquet (1799-1860), a former student of Baillairgé, this decor evokes the close collaboration between the architect and his students, who helped spread his aesthetic. In addition, several of the exceptional works of art integrated into the decor come from the previous church. Among them are the six life-size wooden statues made between 1820 and 1824 by the church’s architect and his father, the painter, sculptor and architect François Baillairgé (1759-1830). These Neoclassically inspired works form a unique ensemble in the history of sculpture in Québec and bear witness to the mastery of their creators.
The heritage value of Saint-Joseph Church further lies in its importance in the landscape. In Québec, churches form the heart of the village core. Saint-Joseph Church is the principal element of a particularly rich religious complex that includes two former presbyteries, the former convent, the former parishioners’ hall, the cemetery and large tree-planted green spaces. In keeping with tradition, it is oriented on an east-west axis, with the choir facing the rising sun, a symbol of the risen Christ. Erected on a promontory overlooking the St. Lawrence River known as cap Lauzon, the church also stands on a site that serves as a landmark from both land and water and offers a remarkable panorama of the St. Lawrence River.
Église de Saint-Joseph (Rue de l'Église)
L’église de Saint-Joseph, classée en 1964, est un lieu de culte catholique construit de 1835 à 1838. La désignation inclut le terrain. L’édifice en pierre présente un plan en croix latine formé d’une nef à trois vaisseaux, d’un transept à pans coupés et d’un choeur plus étroit terminé par une abside aux coins arrondis. L’élévation comporte deux étages complets. La façade comprend un corps central en saillie couronné d’un pignon à croupe doté d’un amortissement orné d’une statue de saint Joseph. Cet avant-corps est flanqué de tours surmontées d’un clocher à deux lanternes terminé par une flèche. Une sacristie en pierre, de plan rectangulaire à un étage et demi et coiffée d’un toit à croupe, est greffée à l’abside dans le prolongement du choeur. Elle est reliée au bras nord du transept par un chemin couvert en pierre qui épouse la courbe de l’abside. Une annexe en bois est disposée à l’angle du bras sud du transept et du choeur. L’église de Saint-Joseph, érigée sur un promontoire qui domine le fleuve Saint-Laurent nommé cap Lauzon, s’élève au coeur d’un ensemble religieux catholique comprenant aussi deux anciens presbytères, le cimetière, l’ancienne salle des habitants et l’ancien couvent, entourés de vastes espaces verts plantés d’arbres. Elle se situe dans le secteur de Deschambault de la municipalité de Deschambault-Grondines et bénéficie d’une aire de protection.
Vingt-huit de ses biens mobiliers ont été classés en 1965.
La valeur patrimoniale de l’église de Saint-Joseph repose sur son intérêt architectural. Cette église, construite de 1835 à 1838, témoigne de l’influence du néoclassicisme sur l’architecture religieuse au Québec dans la première moitié du XIXe siècle. Son concepteur, l’architecte Thomas Baillairgé (1791-1859), a été l’un des principaux diffuseurs de ce courant. L’édifice figure parmi les oeuvres les plus imposantes de cet architecte. La façade est une illustration du néoclassicisme par son corps central en saillie surmonté d’une croupe faisant office de fronton et d’un amortissement ainsi que par les ouvertures cintrées disposées régulièrement et symétriquement. Les façades monumentales, flanquées de deux tours et aux ouvertures généralement disposées en cinq travées, font leur apparition au Québec au tournant du XIXe siècle. Par ailleurs, cette église est dotée de caractéristiques rares pour son époque, dont l’élévation de deux étages marqués chacun par des fenêtres cintrées, les hautes chapelles latérales à trois pans, l’abside aux angles arrondis ainsi que le chemin couvert épousant la courbe de cette dernière. À la fois représentative de l’architecture religieuse de son époque et originale par plusieurs aspects, l’église de Saint-Joseph est un édifice exceptionnel.
La valeur patrimoniale de l’église de Saint-Joseph repose en outre sur l’intérêt de son décor intérieur. Le décor architectural témoigne de l’influence du néoclassicisme sur l’ornementation des églises dans la première moitié du XIXe siècle. Conçue seulement deux ans après la fin du gros oeuvre, soit en 1840, cette composition monumentale de Thomas Baillairgé est représentative de son esthétique néoclassique. D’une part, le traitement hiérarchique de l’espace est illustré par le rez-de-chaussée élaboré en bel étage et l’étage des galeries en attique. D’autre part, la correspondance des éléments se reflète dans l’alignement des arcs doubleaux et des nervures avec les piliers et les pilastres. Exécuté de 1841 à 1849 par le sculpteur André Paquet (1799-1860), ancien élève de Baillairgé, ce décor évoque l’étroite collaboration entre l’architecte et ses élèves, qui contribuent à diffuser son esthétique. Par ailleurs, au nombre des oeuvres d’art exceptionnelles intégrées au décor, plusieurs viennent de l’église précédente. Parmi elles figurent les six statues en bois, grandeur nature, réalisées entre 1820 et 1824 par l’architecte de l’église et par son père, le peintre, sculpteur et architecte François Baillairgé (1759-1830). Ces oeuvres d’inspiration néoclassique forment un ensemble unique dans l’histoire de la sculpture au Québec et témoignent de la maîtrise de leurs créateurs.
La valeur patrimoniale de l’église de Saint-Joseph repose également sur son importance dans le paysage. Au Québec, les églises forment le coeur du noyau villageois. Celle de Saint-Joseph constitue le principal élément d’un ensemble religieux particulièrement riche qui comprend deux anciens presbytères, l’ancien couvent, l’ancienne salle des habitants, le cimetière et de vastes espaces verts plantés d’arbres. Comme le veut la tradition, elle est orientée dans un axe est-ouest, avec le choeur tourné vers le soleil levant, symbole du Christ ressuscité. Érigée sur un promontoire qui domine le fleuve Saint-Laurent nommé cap Lauzon, l’église s’élève de plus sur un emplacement qui constitue un point de repère terrestre et fluvial et offre un panorama remarquable sur le fleuve Saint-Laurent.