Saint-François Church
Saint-François Church, classified in 1957, is a place of worship of the Catholic tradition erected around 1734 and rebuilt in 1991 and 1992. The stone building has a rectangular plan consisting of a single-aisle nave and a narrower choir ending in a semicircular apse. It is topped by a straight gable roof. The façade has a round-arched portal and is surmounted by a bell tower ending in a spire. Built on gently sloping land, the church dominates a Catholic religious complex that also includes the presbytery, the former parish council (fabrique) school and the parish cemetery, which has a calvary and is partly enclosed. It stands along the public road, in the village core of the municipality of Saint-François-de-l’Île-d’Orléans. A site listed in the Inventaire des sites archéologiques du Québec is associated with the place.
The heritage value of Saint-François Church lies in its historical interest. The building dates back to 1734 and reflects the development of Île d’Orléans under the French Regime. The parish was canonically erected in 1679. The wooden chapel built before 1683 was replaced in 1707 by a second place of worship, which stood a few metres south of the present church. The use of stone for the third place of worship gave it a more permanent character and reveals the presence of a well-established community. This church, of which only the masonry shell remained after a fire in 1988, was rebuilt in 1991 and 1992. Moreover, Saint-François Church is a prime witness to the Conquest. In May 1759, upon news of the arrival of the English fleet, the inhabitants evacuated the island. British troops set up a camp, then a hospital for their wounded, in the church and presbytery of Saint-François. A graffito inscribed in 1759 in an old layer of roughcast by David Chapman, second gunner of the Neptune, flagship of the fleet anchored near the eastern tip of the island, was discovered following the 1988 fire. Thus, Saint-François Church bears witness to the history of Île d’Orléans and to the British occupation during the Seven Years’ War.
The heritage value of Saint-François Church also lies in its architectural interest. The volume of the place of worship bears witness to the religious architectural tradition of New France. Religious buildings constructed in rural areas during the French Regime are characterized notably by the simplicity of their plan and the sobriety of their façade. Erected by master mason Thomas Allard (1709-1762), Saint-François Church has a plan consisting of a rectangular single-aisle nave and a narrower choir ending in a semicircular apse. This type of plan, widespread in the 18th century, is inspired by that of the Récollets’ church in Québec. As for the façade, it has only a portal with a round-arched tympanum, an oculus and a niche holding a statue. Although the place of worship has been largely rebuilt, the original masonry shell is a representative example of 18th-century Catholic religious architecture.
The heritage value of Saint-François Church also lies in its importance in the landscape. Distinctive components of the Québec landscape, churches are landmarks that signal the presence of the parish’s institutional core. Saint-François Church is the dominant feature of an ensemble that also includes the presbytery, the former parish council school and the cemetery, which has a calvary and is partly enclosed by a stone wall. Like many churches in the St. Lawrence Valley, it is oriented on an east-west axis, with the choir facing east. The place of worship closes the perspective created by the public road, which makes a pronounced curve at this point, and is visible from a good distance.
Église de Saint-François
L’église de Saint-François, classée en 1957, est un lieu de culte de tradition catholique érigé vers 1734 et reconstruit en 1991 et 1992. L’édifice en pierre présente un plan rectangulaire composé d’une nef à un vaisseau et d’un choeur plus étroit terminé par une abside en hémicycle. Il est coiffé d’un toit à deux versants droits. La façade comporte un portail cintré et est surmontée d’un clocher terminé par une flèche. Construite sur un terrain au relief peu accusé, l’église domine un ensemble religieux catholique comprenant également le presbytère, l’ancienne école de fabrique ainsi que le cimetière paroissial pourvu d’un calvaire et partiellement délimité par un enclos. Elle est implantée en bordure de la voie publique, dans le noyau villageois de la municipalité de Saint-François-de-l’Île-d’Orléans. Un site inscrit à l’Inventaire des sites archéologiques du Québec est associé au lieu.
La valeur patrimoniale de l’église de Saint-François repose sur son intérêt historique. L’édifice remonte à 1734 et reflète le développement de l’île d’Orléans sous le Régime français. La paroisse est érigée canoniquement en 1679. La chapelle en bois construite avant 1683 est remplacée en 1707 par un deuxième lieu de culte, qui était situé à quelques mètres au sud de l’église actuelle. L’utilisation de la pierre pour le troisième lieu de culte lui confère un caractère plus permanent et révèle la présence d’une communauté bien établie. Cette église, dont il ne reste que le carré de maçonnerie après un incendie survenu en 1988, a été reconstruite en 1991 et 1992. Par ailleurs, l’église de Saint-François constitue un témoin privilégié de la Conquête. En mai 1759, à l’annonce de l’arrivée de la flotte anglaise, les habitants évacuent l’île. Les troupes britanniques établissent un campement, puis un hôpital pour leurs blessés, dans l’église et le presbytère de Saint-François. Un graffiti inscrit en 1759 dans une ancienne couche de crépi par David Chapman, second artilleur du Neptune, vaisseau amiral de la flotte ancré près de la pointe est de l’île, a été découvert à la suite de l’incendie de 1988. Ainsi, l’église de Saint-François est un témoin de l’histoire de l’île d’Orléans, et de l’occupation britannique durant la guerre de Sept Ans.
La valeur patrimoniale de l’église de Saint-François repose également sur son intérêt architectural. Le volume du lieu de culte témoigne de la tradition architecturale religieuse de la Nouvelle-France. Les édifices religieux construits en milieu rural durant le Régime français se caractérisent notamment par la simplicité de leur plan et la sobriété de leur façade. Érigée par le maître maçon Thomas Allard (1709-1762), l’église de Saint-François présente un plan composé d’une nef rectangulaire à un seul vaisseau et d’un choeur plus étroit terminé par une abside en hémicycle. Ce type de plan, largement diffusé au XVIIIe siècle, est inspiré de celui de l’église des Récollets à Québec. Quant à la façade, elle comporte uniquement un portail à tympan cintré, un oculus et une niche recevant une statue. Bien que le lieu de culte ait été largement reconstruit, le carré de maçonnerie original constitue un exemple représentatif de l’architecture religieuse catholique du XVIIIe siècle.
La valeur patrimoniale de l’église de Saint-François repose aussi sur son importance dans le paysage. Composantes distinctives du paysage québécois, les églises forment des points de repère qui signalent la présence du noyau institutionnel de la paroisse. L’église de Saint-François constitue la figure dominante d’un ensemble qui comprend également le presbytère, l’ancienne école de fabrique ainsi que le cimetière pourvu d’un calvaire et ceinturé partiellement par un enclos en pierre. À l’instar de nombreuses églises de la vallée du Saint-Laurent, elle est orientée dans un axe est-ouest, avec le choeur tourné vers l’est. Le lieu de culte ferme la perspective créée par la voie publique, qui décrit une courbe prononcée à cet endroit, et est visible à bonne distance.