Jean-Étienne-Jayac House
The Jean-Étienne-Jayac House, classified in 1965, is an urban house-and-shop built in 1865. The building, with party walls, was erected on the remains of an earlier house built in 1753. The designation also covers the lot. The rectangular-plan brick residence has two storeys of masonry and is topped with a mansard roof. A commercial shop window occupies the front façade on the ground floor. At the rear, footbridges give access, over a narrow street, to outbuildings set against the cliff. This house is located in the Vieux-Québec-Basse-Ville neighbourhood, in the historic district of Québec, along a street lined with many similar commercial buildings.
The heritage value of the Jean-Étienne-Jayac House lies in its historical interest. This house-and-shop bears witness to the development of Québec’s Lower Town, which at the beginning of the 18th century was home to most of Québec’s population, concentrated particularly near the port, along rue Saint-Pierre, rue Notre-Dame, rue Sault-au-Matelot and rue Sous-le-Cap. This dwelling was erected on the remains of a house built in 1753 for the merchant Jean-Étienne Jayac. Originally, it occupied the area of the present house and that of its neighbour, the Anne-Hamilton House. In 1810, it was divided into two sections by a firebreak wall, as the corbels on the front façade still show. With the opening of rue Saint-Paul in 1817, the main façades of existing houses that faced rue Sous-le-Cap, such as Jayac’s, were reoriented toward the new street and the ground floors were converted into shops. The present house was erected in 1865, after most of the original house was destroyed by fire in 1863 or 1864. Nevertheless, the volume, the arrangement of the openings on the front façade and the cut-stone corbels are some of the elements retained from the former dwelling. The Jean-Étienne-Jayac House thus bears witness to the architectural evolution of houses in Québec’s Lower Town in the 19th century, brought about by the densification of this area and the development of rue Saint-Paul. As for the galleries and footbridges over rue Sous-le-Cap, they give access to the outbuildings set against the cliff, thus meeting the practical needs (access to latrines, sheds) of the artisans, workers and other people of modest means who lived in this densely populated neighbourhood.
The heritage value of the Jean-Étienne-Jayac House also lies in its architectural and urban planning interest. The residence is representative of late 19th-century urban houses-and-shops through its party walls, its elevation, its Second Empire-influenced mansard roof and its brick cladding, a material widely used in residential architecture at that time. The ground-floor shop windows bear witness to the commercial vocation of rue Saint-Paul. At the rear, the house is built with no setback from the street. With its wooden gallery and footbridge, it forms a picturesque ensemble with its neighbours. Rue Sous-le-Cap, known as “the narrowest street in America”, attracted the attention of several 19th-century artists and photographers. Their many depictions of it reflect the influence of the Picturesque movement in Québec and its sources of inspiration in the visual arts.
Maison Jean-Étienne-Jayac
La maison Jean-Étienne-Jayac, classée en 1965, est une maison-magasin de type urbain construite en 1865. L’édifice à murs mitoyens est érigé à partir des vestiges d’une ancienne maison bâtie en 1753. La désignation englobe aussi le terrain. La résidence en brique de plan rectangulaire comporte deux étages de maçonnerie et est coiffée d’un toit mansardé. Une vitrine commerciale occupe la façade avant au rez-de-chaussée. À l’arrière, elle comporte des passerelles permettant d’accéder, par-dessus une rue étroite, à des dépendances adossées à la falaise. Cette maison est située dans le quartier Vieux-Québec-Basse-Ville, dans l’arrondissement historique de Québec, le long d’une rue où sont alignés de nombreux bâtiments commerciaux semblables.
La valeur patrimoniale de la maison Jean-Étienne-Jayac repose sur son intérêt historique. Cette maison-magasin témoigne, en effet, du développement de la basse-ville de Québec, qui au début du XVIIIe siècle accueillait la plus grande partie de la population de Québec, concentrée plus particulièrement à proximité du port, le long des rues Saint-Pierre, Notre-Dame, Sault-au-Matelot et Sous-le-Cap. Cette demeure est érigée à partir des vestiges d’une maison bâtie en 1753 pour le négociant Jean-Étienne Jayac. À l’origine, elle occupait la superficie de la maison actuelle et celle de sa voisine, la maison Anne-Hamilton. En 1810, elle sera divisée en deux sections par un mur coupe-feu, comme l’illustrent encore les corbeaux de la façade avant. Avec l’ouverture de la rue Saint-Paul en 1817, les façades principales des maisons existantes qui donnaient sur la rue Sous-le-Cap, telle celle de Jayac, sont réaménagées du côté de la nouvelle rue et les rez-de-chaussée sont convertis en boutiques. La maison actuelle est érigée en 1865, après la destruction de la majeure partie de la maison initiale par un incendie, en 1863 ou 1864. Néanmoins, le volume, la disposition des ouvertures en façade avant et les corbeaux en pierre de taille sont quelques éléments conservés de l’ancienne demeure. La maison Jean-Étienne-Jayac témoigne ainsi de l’évolution architecturale des maisons de la basse-ville de Québec au XIXe siècle, entraînée par la densification de ce secteur et le développement de la rue Saint-Paul. Quant aux galeries et aux passerelles au-dessus de la rue Sous-le-Cap, elles permettent d’accéder aux dépendances adossées à la falaise, répondant ainsi aux besoins pratiques (accès aux latrines, hangars) des artisans, ouvriers et autres gens de condition modeste qui habitaient ce quartier densément peuplé.
La valeur patrimoniale de la maison Jean-Étienne-Jayac repose aussi sur son intérêt architectural et urbanistique. La résidence est représentative des maisons-magasins urbaines de la fin du XIXe siècle par ses murs mitoyens, son élévation, son toit mansardé d’influence Second Empire et son revêtement de brique, matériau très utilisé en architecture résidentielle à cette époque. Les vitrines du rez-de-chaussée témoignent de la vocation commerciale de la rue Saint-Paul. À l’arrière, la maison est implantée sans marge de recul par rapport à la rue. Avec sa galerie et sa passerelle en bois, elle forme avec ses voisines un ensemble pittoresque. La rue Sous-le-Cap, connue comme « la rue la plus étroite d’Amérique » a attiré l’attention de plusieurs artistes et photographes du XIXe siècle. Les nombreuses représentations qu’ils en ont faites reflètent l’influence du courant pittoresque au Québec et ses sources d’inspiration dans le domaine des arts visuels.