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English

James-Thompson House

The James-Thompson House, classified in 1961, is an urban residence built in 1793. This rectangular-plan stone dwelling, two and a half storeys high, is topped with a gable roof pierced by dormers. It has four chimney stacks, the two in line with the gable walls being false. The house, whose main façade faces a lane, stands in a dense urban fabric in the heart of the historic district of Québec. An archaeological site listed in the Inventaire des sites archéologiques du Québec is associated with the place.

The heritage value of the house lies in its association with James Thompson (1733-1830). This figure was a participant in, and privileged witness to, certain events that profoundly marked the history of Canada and of the city of Québec. Of Scottish origin, he enlisted in 1757 in the 78th Foot (Fraser’s Highlanders), raised to fight in North America. Appointed sergeant, he took part in the siege of Louisbourg in 1758 and the siege of Québec in 1759, and participated in the capitulation of Montréal the following year. In 1763, when his regiment was disbanded, Thompson chose to settle in Québec, where he held a position in the military engineering service. He was promoted overseer of works there in 1772. In the course of his duties, he supervised work on the city’s military and government buildings. He notably oversaw the construction of fortifications in anticipation of the American invasion (1775-1776). In 1791, Thompson acquired a lot in the Upper Town, near the Ursuline monastery, and had a stone house built there two years later. Late in life, he dictated his memoirs as the last known survivor of the Battle of the Plains of Abraham. After his death in 1830, the house was occupied by his descendants until 1957.

The heritage value of the James-Thompson House also lies in its architectural interest. The dwelling bears witness to the beginnings of Neoclassical influence on urban residential architecture. This style, used mainly in public architecture in 18th-century England, draws its elements from the European classical tradition. It was introduced into Lower Canada by British architects, treatises and pattern books. Thompson, who held a position in the military engineering service from 1760, supervised several projects, some of which concerned public buildings in the city. For example, he acted as foreman on the construction site of the Château Haldimand in 1786. His contact with British Neoclassicism influenced the style of his residence. It is characterized by the regular arrangement of its openings and its plain elevations. The concern for symmetry is expressed notably by the false chimneys above the gable walls. James Thompson’s house is thus one of the oldest surviving examples of Neoclassicism in Québec.

The heritage value of the James-Thompson House further lies in the interest of its siting. Built in 1793 at the corner of rue Sainte-Ursule and ruelle des Ursulines, the dwelling bears witness to the development and evolution of the street pattern of Québec’s Upper Town. The alignment of ruelle des Ursulines, which leads from rue D’Auteuil to the nuns’ property, is thought to date back to the French Regime. Originally, the lane gave access to rue du Parloir, but this public access was closed off in the second half of the 19th century. Rue Sainte-Ursule, for its part, was opened at the beginning of the British Regime, on land belonging to the Ursulines. The James-Thompson House, with its main façade facing ruelle des Ursulines rather than rue Sainte-Ursule like its neighbours, now has an atypical siting; it recalls the use of this public way at the turn of the 19th century.

Français

Maison James-Thompson

La maison James-Thompson, classée en 1961, est une résidence urbaine construite en 1793. Cette demeure en pierre, de plan rectangulaire à deux étages et demi, est coiffée d’un toit à deux versants percé de lucarnes. Elle possède quatre souches de cheminées, les deux aménagées dans le prolongement des murs pignons étant fausses. La maison, dont la façade principale donne sur une ruelle, est implantée dans un tissu urbain dense au coeur de l’arrondissement historique de Québec. Un site archéologique inscrit à l’Inventaire des sites archéologiques du Québec est associé au lieu.

La valeur patrimoniale de la maison repose sur son association avec James Thompson (1733-1830). Ce personnage a été un acteur et un témoin privilégié de certains évènements ayant profondément marqué l’histoire du Canada et de la ville de Québec. D’origine écossaise, celui-ci s’enrôle en 1757 dans le 78th Foot (régiment des Fraser’s Highlanders), levé pour combattre en Amérique du Nord. Nommé sergent, il prend part au siège de Louisbourg en 1758, au siège de Québec en 1759, et participe à la capitulation de Montréal l’année suivante. En 1763, lorsque son régiment est démobilisé, Thompson choisit de s’établir à Québec, où il occupe un poste au service du génie militaire. Il y est promu inspecteur des travaux en 1772. Dans le cadre de ses fonctions, il exerce la surveillance des travaux relatifs aux édifices militaires et gouvernementaux de la ville. Il supervise notamment la mise en place de fortifications en prévision de l’invasion américaine (1775-1776). En 1791, Thompson acquiert un terrain à la haute-ville, à proximité du monastère des Ursulines, et y fait ériger une maison de pierre deux années plus tard. À la fin de sa vie, il dicte ses mémoires en tant que dernier survivant connu de la bataille des plaines d’Abraham. Après sa mort en 1830, la maison sera occupée par ses descendants jusqu’en 1957.

La valeur patrimoniale de la maison James-Thompson repose aussi sur son intérêt architectural. La demeure témoigne des débuts de l’influence néoclassique sur l’architecture résidentielle urbaine. Ce style, utilisé principalement dans l’architecture publique en Angleterre au XVIIIe siècle, puise ses éléments dans la tradition classique européenne. Il est introduit au Bas-Canada par les architectes britanniques, les traités et les livres de modèles. Thompson, qui occupe un poste au service du génie militaire à partir de 1760, supervise plusieurs travaux, dont certains concernent des bâtiments publics de la ville. À titre d’exemple, il agit comme contremaître du chantier de construction du château Haldimand en 1786. Son contact avec le néoclassicisme britannique influence le style de sa résidence. Celle-ci est caractérisée par l’ordonnance régulière de ses ouvertures et par ses élévations dépouillées. Le souci de symétrie se traduit notamment par les fausses cheminées au-dessus des murs pignons. Ainsi, la maison de James Thompson est l’un des plus anciens exemples du néoclassicisme subsistant à Québec.

La valeur patrimoniale de la maison James-Thompson repose en outre sur l’intérêt de son implantation. Construite en 1793 au coin de la rue Sainte-Ursule et de la ruelle des Ursulines, la demeure témoigne du développement et de l’évolution de la trame de la haute-ville de Québec. Le tracé de la ruelle des Ursulines, qui mène de la rue d’Auteuil à la propriété des religieuses, remonterait au Régime français. À l’origine, la ruelle permet d’atteindre la rue du Parloir, mais cet accès public est condamné dans la seconde moitié du XIXe siècle. Quant à la rue Sainte-Ursule, elle est ouverte au début du Régime anglais, sur un terrain appartenant aux Ursulines. La maison James-Thompson, avec sa façade principale orientée vers la ruelle des Ursulines plutôt que vers la rue Sainte-Ursule comme ses voisines, présente aujourd’hui une implantation atypique; elle rappelle l’utilisation de cette voie publique au tournant du XIXe siècle.

Location: 4 Ruelle des Ursulines, Québec
Emplacement : 4, Ruelle des Ursulines, Québec
Coordinates · Coordonnées: 46.811250, -71.209890
Marker type: Classified Historic Monument
Type de repère : Monument historique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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