Hôpital Général de Québec
The Hôpital général de Québec site, classified in 1977, is a major convent and hospital complex developed from the 17th century. Near the Saint-Charles River, it is bounded on two sides by a stone enclosure wall. In addition to the buildings, it includes several large landscaped areas, a garden and three cemeteries. The architectural complex, irregular in plan, consists of several wings corresponding to the former general hospital and the monastery of the Augustines. The arrangement of the buildings forms four inner courtyards, one of which is fully enclosed. The main façade of the ensemble, which includes among other things the Notre-Dame-des-Anges chapel, faces the former cemetery of the parish of the same name. It consists of three-and-a-half-storey stone wings topped by straight gable roofs and framed by firewalls. The designation also includes former outbuildings and encompasses the interiors. The convent complex, located at the junction of the Saint-Roch and Saint-Sauveur neighbourhoods, is part of the municipality of Notre-Dame-des-Anges, which forms an enclave in the La Cité borough of the city of Québec. An archaeological site listed in the Inventaire des sites archéologiques du Québec is associated with the property.
The heritage value of the site lies in its historical interest and its age. It includes buildings of the former Récollet convent, considered a founding institution of New France. Having arrived in 1615, the Récollets established their convent on the bank of the Saint-Charles River five years later. Forced to leave the colony in 1629, they regained possession of their domain on their return in 1670. They had a church (1671-1673) and a new stone monastery (1680-1684) built, known as Notre-Dame-des-Anges. In 1692, the Récollet domain was acquired by Bishop Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier (1653-1727) for the founding of the colony’s first general hospital. The following year, the management of this hospice, open to the poor, the sick, the disabled and the elderly, was entrusted to the Augustines de la Miséricorde de Jésus, already in charge of the Hôtel-Dieu de Québec, who established an autonomous community there. During the Seven Years’ War (1756-1763), the institution was used as a military hospital. Wounded soldiers, allied or enemy, were housed and cared for there by the nuns. The bodies of soldiers were buried in the parish cemetery. The site thus evokes both the presence of the Récollets and the mission of the Augustines of the Hôpital général, in addition to being an important place of memory of the Seven Years’ War. It is also the oldest convent establishment in the country. It includes, among other things, the oldest church, the oldest hospice still in operation and, finally, the oldest surviving parish cemetery in Québec.
The heritage value of the site also lies in its representativeness as a convent complex. From the French Regime onward, the convents built in Québec followed European tradition. The wings were built around a square inner courtyard, while the chapel and cloister generally formed the centre of the ensemble. The buildings of the monastery of the Augustines and of the Hôpital général follow this type of layout. The arrangement of the wings defines four inner courtyards, only one of which is fully enclosed: it dates from the time of the Récollets and constitutes the cloister. The ensemble, which is bounded on two sides by stone enclosure walls, includes a garden, several large landscaped areas, former outbuildings and three cemeteries.
The heritage value of the site further lies in the architectural interest of the buildings. They bear witness to the evolution of architecture and building techniques over more than 300 years. The convent and hospital complex retains features from the French Regime, including the presbytery, the chapel, the Hospital wing and the first Community wing. Over the years, several enlargements were made and new buildings were added. Most of these structures are characterized by the use of limestone without roughcast and by restrained, orderly elevations. The ensemble thus forms a coherent composition in which the spirit of French architecture was favoured, notably during the restorations carried out in the late 1970s. The buildings also have interiors of great interest, notably comprising masonry (roughcast stone walls, masonry ceilings, chimneys and a vault), a half-timbered wall with stone infill, and joinery (built-in furniture, mantelpieces, coffered ceilings and staircases). Certain parts bear witness to the original appearance of the monastery’s decoration, including the refectory of the Récollet building, with its pine panelling, and the Notre-Dame-des-Anges chapel, with its wooden barrel vault, its altarpiece, its panelling decorated with painted landscapes and its works of art.
Hôpital général de Québec
Le site de l’Hôpital général de Québec, classé en 1977, est un important ensemble conventuel et hospitalier développé à partir du XVIIe siècle. À proximité de la rivière Saint-Charles, il est délimité sur deux côtés par un mur de clôture en pierre. Outre les bâtiments, il comprend plusieurs grands espaces paysagers, un jardin et trois cimetières. Le complexe architectural, de plan irrégulier, est formé de plusieurs ailes correspondant à l’ancien hôpital général et au monastère des Augustines. La disposition des bâtiments forme quatre cours intérieures, dont une est entièrement fermée. La façade principale de l’ensemble, qui comprend entre autres la chapelle Notre-Dame-des-Anges, fait face à l’ancien cimetière de la paroisse du même nom. Elle est formée d’ailes en pierre à trois étages et demi, qui sont coiffées de toits à deux versants droits et encadrées de murs coupe-feu. La désignation comprend également d’anciennes dépendances et englobe les intérieurs. L’ensemble conventuel, situé à la jonction des quartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur, fait partie de la municipalité de Notre-Dame-des-Anges, formant une enclave dans l’arrondissement municipal de La Cité de la ville de Québec. Un site archéologique inscrit à l’Inventaire des sites archéologiques du Québec est associé au lieu.
La valeur patrimoniale du site repose sur son intérêt historique et son ancienneté. Il inclut des bâtiments de l’ancien couvent des Récollets, considéré comme une institution fondatrice de la Nouvelle-France. Arrivés en 1615, les Récollets établissent leur couvent en bordure de la rivière Saint-Charles cinq ans plus tard. Forcés de quitter la colonie en 1629, ils reprennent possession de leur domaine à leur retour en 1670. Ils font construire une église (1671-1673) et un nouveau monastère en pierre (1680-1684), désignés sous le nom de Notre-Dame-des-Anges. En 1692, le domaine des Récollets est acquis par l’évêque Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier (1653-1727) pour la fondation du premier hôpital général de la colonie. La direction de cet hospice, ouvert aux pauvres, aux malades, aux invalides ainsi qu’aux vieillards, est confiée dès l’année suivante aux Augustines de la Miséricorde de Jésus, déjà en charge de l’Hôtel-Dieu de Québec, qui y créent une communauté autonome. Au cours de la guerre de Sept Ans (1756-1763), l’établissement est utilisé comme hôpital militaire. Les soldats blessés, alliés ou ennemis, y sont hébergés et soignés par les religieuses. Les dépouilles des soldats sont inhumées dans le cimetière paroissial. Le site évoque donc à la fois la présence des Récollets et la mission des Augustines de l’Hôpital général, en plus d’être un important lieu de mémoire de la guerre de Sept Ans. Il s’agit, par ailleurs, du plus ancien établissement conventuel au pays. Il comprend entre autres la plus ancienne église, le plus ancien hospice encore en fonction et enfin, le plus ancien cimetière paroissial subsistant à Québec.
La valeur patrimoniale du site repose également sur sa représentativité comme ensemble conventuel. Dès le Régime français, les couvents construits à Québec suivent la tradition européenne. Les ailes sont érigées autour d’une cour intérieure carrée alors que la chapelle et le cloître forment généralement le centre de l’ensemble. Les bâtiments du monastère des Augustines et de l’Hôpital général suivent ce type d’organisation. La disposition des ailes délimite quatre cours intérieures dont une seule est entièrement fermée : elle date de l’époque des Récollets et constitue le cloître. L’ensemble, qui est délimité sur deux côtés par des murs de clôture en pierre, inclut un jardin, plusieurs grands espaces paysagers, d’anciennes dépendances ainsi que trois cimetières.
La valeur patrimoniale du site repose en outre sur l’intérêt architectural des bâtiments. Ils témoignent de l’évolution de l’architecture et des techniques de construction sur plus de 300 ans. L’ensemble conventuel et hospitalier conserve des témoins du Régime français, dont le presbytère, la chapelle, l’aile de l’Hôpital ainsi que la première aile de la Communauté. Au fil des années, plusieurs agrandissements ont été effectués et de nouveaux bâtiments ont été ajoutés. La majorité de ces constructions est caractérisée par l’utilisation de la pierre calcaire sans crépi et par des élévations sobres et ordonnées. L’ensemble forme ainsi une composition cohérente où l’esprit de l’architecture française a été privilégié, notamment lors des restaurations survenues à la fin des années 1970. Par ailleurs, les bâtiments présentent des intérieurs d’un grand intérêt, composés notamment de maçonnerie (murs de pierre crépis, plafonds maçonnés, cheminées et voûte), d’un mur en colombage pierrotté, d’éléments menuisés (mobilier encastré, manteaux de cheminée, plafonds à caissons et escaliers). Certaines parties témoignent de l’aspect original du décor du monastère, dont le réfectoire du bâtiment des Récollets, avec ses lambris en pin, et la chapelle Notre-Dame-des-Anges, avec sa voûte cintrée en bois, son retable, son lambris décoré de paysages peints et ses oeuvres d’art.