Georges-De Gannes House
The Georges-De Gannes House, classified in 1961, is a French-inspired urban residence built around 1756 and later modified in the neoclassical spirit. The rectangular, one-and-a-half-storey dwelling of roughcast stone is topped by a straight-pitched gable roof. It is located in the heart of the Trois-Rivières historic district, near several other old buildings.
The heritage value of the Georges-De Gannes House lies in its architectural interest. Built around 1756, this French-inspired urban house, with slightly projecting firebreak walls, was later modified in the neoclassical spirit. This style, which marked Québec architecture in the 19th century, did not affect the original volume of the house and is expressed in the symmetrical composition of the facade, the doorway with pediment and pilasters, the cornice returns on the gable walls, the pedimented dormers and the corner boards.
The heritage value of this house also lies in its association with Georges de Gannes (1705-1767) and Joseph-Rémi Vallières de Saint-Réal (1787-1847). Georges de Gannes, a major in the French colonial marine troops, enjoyed his Trois-Rivières residence only very briefly, since he returned to France in the aftermath of the British Conquest (1760). However, his wife and two children continued to live there until 1764. In the following century, Vallières de Saint-Réal, a lawyer, militia officer, businessman, politician, public servant, judge and justice of the peace, lived there from 1839 until 1842. Involved in the disputes raised by the union of the two Canadas (1822-1841), he was also the first Canadien to hold the office of chief justice of the Court of King’s Bench (1842-1847).
The heritage value of the Georges-De Gannes House also lies in its location in the Trois-Rivières historic district. It stands alongside several old buildings, including the Ursuline convent, as well as a number of classified or recognized historic monuments and sites, such as the Hertel-De La Fresnière House, the Manoir de Tonnancour and the Récollets-de-Trois-Rivières historic site.
Maison Georges-De Gannes
La maison Georges-De Gannes, classée en 1961, est une résidence urbaine d’inspiration française construite vers 1756 et modifiée par la suite dans l’esprit néoclassique. L’habitation en pierre crépie de plan rectangulaire, à un étage et demi, est coiffée d’un toit à deux versants droits. Elle est située au coeur de l’arrondissement historique de Trois-Rivières, à proximité de plusieurs autres édifices anciens.
La valeur patrimoniale de la maison Georges-De Gannes repose sur son intérêt architectural. Construite vers 1756, cette maison urbaine d’inspiration française, aux murs coupe-feu légèrement en saillie, a été modifiée par la suite dans l’esprit néoclassique. Ce style, qui a marqué l’architecture québécoise au XIXe siècle, n’a pas touché le volume initial de la maison et se matérialise dans la composition symétrique de la façade, le portail à fronton et pilastres, le retour des corniches sur les murs pignons, les lucarnes à fronton et les planches cornières.
La valeur patrimoniale de cette maison repose également sur son association avec Georges de Gannes (1705-1767) et Joseph-Rémi Vallières de Saint-Réal (1787-1847). Georges de Gannes , major des troupes de la marine française, ne profite que très brièvement de sa résidence trifluvienne puisqu’il retourne en France au lendemain de la Conquête britannique (1760). Toutefois, sa femme et ses deux enfants continuent d’y habiter jusqu’en 1764. Au siècle suivant, Vallières de Saint-Réal, avocat, officier de milice, homme d’affaires, homme politique, fonctionnaire, juge et juge de paix, l’habite de 1839 jusqu’en 1842. Impliqué dans les querelles soulevées par l’union des deux Canadas (1822-1841), il est aussi le premier Canadien à occuper un siège de juge en chef à la Cour du banc du roi (1842-1847).
La valeur patrimoniale de la maison Georges-De Gannes repose aussi sur sa situation dans l’arrondissement historique de Trois-Rivières. Elle côtoie plusieurs édifices anciens, dont le couvent des Ursulines ainsi que quelques monuments et sites historiques classés ou reconnus, comme la maison Hertel-De La Fresnière, le manoir de Tonnancour ainsi que le site historique des Récollets-de-Trois-Rivières.