Salle des Habitants
The Salle des Habitants, a cited historic monument, is a community building constructed in 1848. Rectangular in plan, the one-and-a-half-storey wooden building is covered by a flared gable roof. A rectangular one-storey annex with a lean-to roof stands against the rear wall. The Salle des Habitants is located at the heart of a Catholic religious complex comprising a church, two presbyteries, a cemetery and a convent. It stands on landscaped grounds on Cap Lauzon, near the St. Lawrence River, in the Deschambault sector of the municipality of Deschambault-Grondines.
The Salle des Habitants is located in the protected area of Saint-Joseph Church and the Vieux Presbytère de Deschambault.
The heritage value of the Salle des Habitants lies in its representativeness as a public and parish hall. Before the establishment of municipal institutions in the mid-19th century and the gradual appearance of town halls, the salle des habitants (parishioners’ hall) was a favoured meeting place. It was sometimes also used by parishioners to rest before Sunday Mass. Indeed, many travelled long distances to get to church. The parish hall was generally set up in part of the presbytery. This was initially the case in Deschambault. In some parishes, however, it occupied a separate building belonging to the parish council (fabrique). Following its demolition, a work bee (corvée) was organized in 1848. A new salle des habitants was built across from the church, in a separate building. It was divided into two sections, one for men and the other for women and children. These two parts were accessed through different doors. The municipal council also sat there for more than a century. It lost its function as a resting place with the arrival of the automobile, which made travel easier. Around the 1940s, a dwelling for the sexton and a meeting room were fitted out in it. The building is among the few salles des habitants still surviving in Québec today.
The heritage value of the Salle des Habitants also lies in its architectural interest. The building illustrates the various influences that marked rural architecture in the mid-19th century. Built of horizontal squared logs set in grooved posts (pièce sur pièce à coulisse), the main block rests on a stone foundation and is only slightly raised. It is covered by a slightly flared gable roof with overhanging eaves and no dormers. Its façades are clad in clapboard. The Salle des Habitants has spare ornamentation and sober architecture. These elements are associated with the traditional architecture of rural Québec. They bear witness to the persistence of ancestral building methods in the 19th century. In addition, the house also has elements linked to a certain British influence. For example, the roof with flared slopes is a feature found in the architecture of the Picturesque movement. Moreover, the Deschambault Salle des Habitants has symmetrically arranged openings, as well as two chimney stacks at the ends of the roof. These components are characteristic of the Neoclassical-inspired Québec house, which became increasingly common from the mid-19th century onward. The Salle des Habitants illustrates the evolution of the traditional house during this period.
The heritage value of the Salle des Habitants also lies in the interest of its siting. The building is part of the religious and institutional core of the village. This complex also includes Saint-Joseph Church and the Vieux Presbytère de Deschambault, two classified historic monuments, the convent, a cited historic monument, the parish cemetery and its calvary, and a second presbytery. The Salle des Habitants is an important component of this rich heritage area. Moreover, it stands on landscaped grounds laid out on Cap Lauzon, a natural promontory overlooking the St. Lawrence River. The latter is an important landmark in the landscape.
Salle des Habitants
La salle des Habitants, citée monument historique, est un bâtiment à vocation communautaire construit en 1848. De plan rectangulaire, la construction en bois d’un étage et demi est coiffée d’un toit à deux versants retroussés. Une annexe rectangulaire d’un étage, surmontée d’un toit en appentis, est aménagée contre le mur arrière. La salle des Habitants est située au coeur d’un ensemble religieux catholique comprenant une église, deux presbytères, un cimetière et un couvent. Elle est implantée sur un terrain paysager du cap Lauzon, à proximité du fleuve Saint-Laurent, dans le secteur Deschambault de la municipalité de Deschambault-Grondines.
La salle des Habitants se trouve dans l’aire de protection de l’église de Saint-Joseph et du Vieux presbytère de Deschambault.
La valeur patrimoniale de la salle des Habitants repose sur sa représentativité en tant que salle publique et paroissiale. Avant la mise en place des institutions municipales au milieu du XIXe siècle et l’apparition progressive des hôtels de ville, la salle des habitants constitue un lieu de réunion privilégié. Parfois, elle est aussi utilisée pour le repos des habitants avant la messe dominicale. En effet, plusieurs parcourent de longues distances pour aller à l’église. La salle paroissiale est généralement aménagée dans une partie du presbytère. C’est d’abord le cas à Deschambault. Cependant, dans certaines paroisses, elle occupe un bâtiment indépendant appartenant à la fabrique. À la suite de sa démolition, une corvée est organisée en 1848. Une nouvelle salle des habitants est construite en face de l’église, dans un bâtiment distinct. Elle est divisée en deux sections, une pour les hommes et l’autre pour les femmes et les enfants. Ces deux parties sont accessibles par des portes différentes. Le conseil municipal y siège aussi pendant plus d’un siècle. Elle perd ses fonctions de local de repos avec l’arrivée de l’automobile qui facilite les déplacements. Vers les années 1940, un logement pour le sacristain et une salle de réunion y sont aménagés. Le bâtiment figure parmi les rares salles des habitants subsistant aujourd’hui au Québec.
La valeur patrimoniale de la salle des Habitants repose également sur son intérêt architectural. Le bâtiment illustre les différentes influences qui marquent l’architecture rurale au milieu du XIXe siècle. Construit en pièce sur pièce à coulisse, le carré du bâtiment est posé sur un solage en pierre et présente un faible exhaussement. Il est coiffé d’un toit à deux versants légèrement retroussés et aux larmiers débordants, sans lucarnes. Ses façades sont recouvertes de planches posées à clins. La salle des Habitants comporte une ornementation dépouillée et une architecture sobre. Ces éléments sont associés à l’architecture traditionnelle du Québec rural. Ils témoignent de la persistance des modes de construction ancestraux au XIXe siècle. De plus, la maison possède aussi des éléments liés à une certaine influence britannique. À titre d’exemple, le toit à versants retroussés est une caractéristique qui se retrouve dans l’architecture du mouvement pittoresque. En outre, la salle des Habitants de Deschambault est dotée d’ouvertures disposées symétriquement, ainsi que de deux souches de cheminée aux extrémités du toit. Ces composantes sont des caractéristiques de la maison québécoise d’inspiration néoclassique, qui devient de plus en plus commune à partir du milieu du XIXe siècle. La salle des Habitants illustre l’évolution de la maison traditionnelle durant cette époque.
La valeur patrimoniale de la salle des Habitants repose aussi sur l’intérêt de son implantation. Le bâtiment fait partie du noyau religieux et institutionnel du village. Cet ensemble comprend aussi l’église Saint-Joseph et le Vieux presbytère de Deschambault, deux monuments historiques classés, le couvent, cité monument historique, le cimetière paroissial et son calvaire ainsi qu’un deuxième presbytère. La salle des Habitants est une composante importante de ce riche secteur patrimonial. Par ailleurs, elle est implantée sur un terrain paysager, aménagé sur le cap Lauzon, un promontoire naturel qui surplombe le fleuve Saint-Laurent. Celui-ci constitue un point de repère important dans le paysage.