Sacré-Coeur Church
The Sacré-Coeur church, a classified historic monument, is a Catholic place of worship erected from 1903 to 1905. The Gothic Revival-inspired stone building has a Latin-cross plan consisting of a three-aisled nave, a transept and a projecting chancel ending in a canted apse. Its facade is framed by buttresses surmounted by pinnacles. It has an imposing semi-engaged bell tower, at the base of which is an imposing pointed-arch portal in dressed stone. Side portals are placed on either side. Built in 1919 and 1920, the stone sacristy is attached to the apse, extending the chancel, and reproduces the plan of the church in simplified form. The Sacré-Coeur church is located in the Bassin district, a former working-class sector, in the Chicoutimi borough of the city of Saguenay. Together with its presbytery, also a classified historic monument, it stands on a rocky promontory near the rivière Chicoutimi.
The Sacré-Coeur church and its presbytery, also a classified historic monument, are included in the Sacré-Coeur historic site, which is also classified.
The heritage value of the Sacré-Coeur church lies in its historical interest. The place of worship bears witness to the presence and work of the Eudists in Chicoutimi. This congregation, founded in France in 1643, went into exile in Québec in 1903 to escape anticlericalism. It was given charge of the Apostolic Prefecture of the Gulf of St. Lawrence and was entrusted with Sacré-Coeur parish, erected in 1903. The parish served essentially workers living near the Pulperie de Chicoutimi, in the Bassin district. Immediately upon their arrival, the Eudists had the parish church built; it was completed in 1905. The presbytery was built beside the church in 1918 and 1919. The community remained in charge of the apostolic prefecture, which became an apostolic vicariate, until 1945, and responsible for Sacré-Coeur parish until 1996.
The heritage value of the Sacré-Coeur church also lies in its architectural interest. The building bears witness to the persistence of Gothic Revival influence at the turn of the 20th century. Gothic Revival, a Romantic style advocating a return to medieval architecture, appeared in Canada in the early 1820s. Owing notably to its soaring forms, which raise the soul toward the heavenly Jerusalem, it was favoured to symbolize the Christian faith, mainly in the mid-19th century. Its vocabulary was most often used for symbolic and ornamental rather than structural purposes. Erected from 1903 to 1905 to plans by the architect René-Pamphile Lemay (1870-1915), the Sacré-Coeur church illustrates this style through, among other things, its bell tower placed at the centre of the facade and surmounted by a spire, its pointed-arch openings, and its buttresses and pinnacles adorned with finials. In addition, the sacristy added in 1919 and 1920 to plans by the architect Alfred Lamontagne (1883-1967) is distinguished by its Latin-cross plan, a reduced-scale replica of the church.
The heritage value of the Sacré-Coeur church also lies in the interest of its interior. The architectural decor, executed in 1928 and 1929 to plans by Alfred Lamontagne, also illustrates the Gothic Revival style, notably through the false rib vault with liernes and tiercerons, the wall arches, the motifs of the confessionals and the pointed-arcade railings of the side galleries and rear lofts. To imitate European models, certain elements such as the piers flanked by columns and the arches imitate stone. The interior of the sacristy is in harmony, with its coffered wood panelling with pointed arches surmounted by crenellations and its Gothic Revival-inspired high altar from the École de sculpture de Saint-Romuald.
The heritage value of the Sacré-Coeur church further lies in its importance in the landscape. Distinctive components of the Québec landscape, churches are landmarks that signal the presence of the parish. They are the dominant features of Catholic parish complexes, which form the cores of villages. Standing on a rocky promontory called the Cran Chaud, the Sacré-Coeur church overlooks the Bassin district.
Église du Sacré-Coeur
L’église du Sacré-Coeur, classée monument historique, est un lieu de culte de tradition catholique érigé de 1903 à 1905. L’édifice en pierre d’inspiration néogothique présente un plan en croix latine composé d’une nef à trois vaisseaux, d’un transept et d’un choeur en saillie terminé par une abside à pans coupés. Sa façade est encadrée de contreforts surmontés de pinacles. Elle est dotée d’une imposante tour-clocher demi-hors oeuvre au bas de laquelle est aménagé un imposant portail à arc brisé en pierre de taille. Des portails latéraux sont disposés de part et d’autre. Construite en 1919 et 1920, la sacristie en pierre est greffée à l’abside dans le prolongement du choeur et reprend le plan de l’église de façon simplifiée. L’église du Sacré-Coeur est située dans le quartier du Bassin, un ancien secteur ouvrier, dans l’arrondissement municipal de Chicoutimi de la ville de Saguenay. Avec son presbytère, également classé monument historique, elle est implantée sur un promontoire rocheux, à proximité de la rivière Chicoutimi.
L’église du Sacré-Coeur et son presbytère, aussi classé monument historique, sont inclus dans le site historique du Sacré-Coeur, également classé.
La valeur patrimoniale de l’église du Sacré-Coeur repose sur son intérêt historique. Le lieu de culte témoigne de la présence et de l’oeuvre des Eudistes à Chicoutimi. Cette congrégation, fondée en France en 1643, s’exile au Québec en 1903 afin de fuir l’anticléricalisme. Elle obtient la charge de la préfecture apostolique du golfe Saint-Laurent et se voit confier la paroisse du Sacré-Coeur, érigée en 1903. Celle-ci dessert essentiellement des ouvriers établis à proximité de la Pulperie de Chicoutimi, dans le quartier du Bassin. Dès leur arrivée, les Eudistes font construire l’église paroissiale, achevée en 1905. Le presbytère est bâti en 1918 et 1919 à côté de l’église. La communauté assume la charge de la préfecture apostolique, devenue vicariat apostolique, jusqu’en 1945 et la responsabilité de la paroisse du Sacré-Coeur jusqu’en 1996.
La valeur patrimoniale de l’église du Sacré-Coeur repose aussi sur son intérêt architectural. L’édifice témoigne de la persistance de l’influence néogothique au tournant du XXe siècle. Le néogothique, style romantique qui préconise un retour à l’architecture médiévale, apparaît au Canada au début des années 1820. En raison notamment de ses formes élancées qui permettent d’élever l’âme vers la Jérusalem céleste, il est privilégié pour symboliser la foi chrétienne, principalement au milieu du XIXe siècle. Son vocabulaire est le plus souvent utilisé à des fins symboliques et ornementales plutôt que structurales. Érigée de 1903 à 1905 d’après les plans de l’architecte René-Pamphile Lemay (1870-1915), l’église du Sacré-Coeur illustre ce style entre autres par sa tour-clocher disposée au centre de la façade et surmontée d’une flèche, par ses ouvertures à arc brisé ainsi que par ses contreforts et ses pinacles ornés de fleurons. Par ailleurs, la sacristie ajoutée en 1919 et 1920 d’après les plans de l’architecte Alfred Lamontagne (1883-1967) se distingue par son plan en croix latine, constituant une réplique de l’église en dimensions réduites.
La valeur patrimoniale de l’église du Sacré-Coeur repose également sur l’intérêt de son intérieur. Le décor architectural, réalisé en 1928 et 1929 d’après les plans d’Alfred Lamontagne, illustre aussi le style néogothique, notamment par la fausse voûte d’ogives dotée de liernes et de tiercerons, les arcs-formerets, les motifs des confessionnaux ainsi que par les garde-corps à arcades brisées des galeries latérales et des tribunes arrière. Afin d’imiter les modèles européens, certains éléments tels que les piliers flanqués de colonnes et les arcs imitent la pierre. L’intérieur de la sacristie est harmonisé, avec ses lambris en bois à caissons à arcs brisés surmontés de créneaux et son maître-autel d’inspiration néogothique provenant de l’École de sculpture de Saint-Romuald.
La valeur patrimoniale de l’église du Sacré-Coeur repose en outre sur son importance dans le paysage. Composantes distinctives du paysage québécois, les églises constituent des points de repère qui signalent la présence de la paroisse. Elles sont les figures dominantes des ensembles paroissiaux catholiques, qui forment les noyaux villageois. Élevée sur un promontoire rocheux nommé le Cran Chaud, celle du Sacré-Coeur domine le quartier du Bassin.