Riverin Forge
The Riverin forge, cited as a historic monument, is a craftsman’s workshop built around 1850. Rising three storeys, this imposing rectangular building is topped by a mansard roof pierced by dormers. The façade, set in one of the gable walls, has a covered gallery and a balcony surmounted by an awning, both full-width. The building stands on a steeply sloping lot, which exposes an additional storey on the façade. The Riverin forge is close to other buildings. It is located in an old downtown area, along rue Saint-Étienne, the main thoroughfare of the town of La Malbaie.
The heritage value of the Riverin forge lies in its historical interest. It bears witness to the history and economic development of the old quarter of La Malbaie at a time when the town’s activity was based on crafts. The present route of rue Saint-Étienne, the most important street in La Malbaie, was laid out in the early 19th century. It connected the lots of settlers recently established west of the mouth of the rivière Malbaie. The old quarter of La Malbaie grew significantly in the 19th century, thanks notably to tourism. It became the regional seat for all of eastern Charlevoix. General stores, craftsmen’s shops (shoemakers, carpenters and blacksmiths), professional offices (lawyers and notaries) and an institutional core lined the main street of this area. It was in this context that the Riverin forge was built around 1850. Three generations of blacksmiths occupied it until 2004. This building is a witness to the economic development of the old quarter of La Malbaie.
The heritage value of the Riverin forge also lies in its architectural interest. The building is representative of the craftsmen’s workshops built in urban settings in the mid-19th century. The forge is on the ground floor, while the upper floors are reserved for living quarters. Most of the ornamentation (the decorated cornice of the awning and the brackets of the balcony posts) is concentrated on the second storey. The much plainer ground floor has a double door. It attests to the craft function of this level. The workshop, for its part, remained unchanged for more than one hundred and fifty years. It still retains its period features, such as the bellows, the forge and the tools, which are still in working order.
The heritage value of the forge further lies in its association with the Riverin family and more particularly with Louis Riverin (1918-2004), grandson of the founder. Gustave Riverin and his father William practised utilitarian blacksmithing. Louis, Gustave’s son, began working at the forge at the age of 16 and devoted himself entirely to this type of blacksmithing until 1962. He made various objects such as horseshoes, nails, tools and kitchen utensils. From 1962 onward, Louis reoriented his production towards art metalwork. He made, notably, animals such as roosters, partridges, owls and gulls, as well as historical figures made of iron and copper. The weathervanes made by Louis Riverin can be spotted on the ridges of several buildings in the Charlevoix region. The renown of his work extends beyond Charlevoix. His works are found in Canada, the United States, Japan, Russia, Kenya, Saudi Arabia and the Vatican. Several personalities, including Pope John Paul II, the King of Saudi Arabia and Sarah Ferguson, Duchess of York, own works from the Riverin forge.
Forge Riverin
La forge Riverin, citée monument historique, est un atelier d’artisan construit vers 1850. S’élevant sur trois étages, cet imposant bâtiment de plan rectangulaire est coiffé d’un toit mansardé percé de lucarnes. La façade, aménagée dans l’un des murs pignons, comporte une galerie couverte de même qu’un balcon surmonté d’un auvent, tous deux de pleine largeur. Le bâtiment est implanté sur un terrain possédant une déclivité importante, ce qui dégage un étage supplémentaire en façade. La forge Riverin avoisine d’autres bâtiments. Elle est située dans un centre-ville ancien, en bordure de la rue Saint-Étienne, principale artère de la ville de La Malbaie.
La valeur patrimoniale de la forge Riverin repose sur son intérêt historique. Elle témoigne de l’histoire et du développement économique du quartier ancien de La Malbaie à l’époque où l’activité de la ville se fonde sur l’artisanat. L’actuel tracé de la rue Saint-Étienne, la plus importante de La Malbaie, est réalisé au début du XIXe siècle. Il relie les lots des colons récemment installés à l’ouest de l’embouchure de la rivière Malbaie. Le quartier ancien de La Malbaie connaît une croissance importante au XIXe siècle grâce notamment à l’activité touristique. Il devient le chef-lieu régional pour tout l’est de Charlevoix. Magasins généraux, boutiques d’artisans (cordonniers, menuisiers et forgerons), bureaux de professionnels (avocats et notaires) et noyau institutionnel jalonnent la rue principale de ce secteur. C’est dans ce contexte qu’est construite vers 1850 la forge Riverin. Trois générations de forgerons l’occupent jusqu’en 2004. Ce bâtiment est un témoin du développement économique du quartier ancien de La Malbaie.
La valeur patrimoniale de la forge Riverin repose également sur son intérêt architectural. Le bâtiment est représentatif des ateliers d’artisans construits en milieu urbain au milieu du XIXe siècle. La forge se situe au rez-de-chaussée, alors que les étages supérieurs sont réservés à l’habitation. L’essentiel de l’ornementation (corniche ornementée de l’auvent et aisseliers des poteaux du balcon) se concentre au deuxième étage. Le rez-de-chaussée, beaucoup plus dépouillé, est pourvu d’une porte à double vantail. Elle atteste la fonction artisanale de cet étage. L’atelier est demeuré quant à lui inchangé pendant plus de cent cinquante ans. Encore aujourd’hui, il possède ses attributs d’époque, tels les soufflets, la forge et les outils, qui sont toujours fonctionnels.
La valeur patrimoniale de la forge repose en outre sur son association avec la famille Riverin et plus particulièrement avec Louis Riverin (1918-2004), petit-fils du fondateur. Gustave Riverin et son père William pratiquent la forge utilitaire. Louis, fils de Gustave, amorce son travail à la forge à l’âge de 16 ans et se consacre entièrement à ce type de forge jusqu’en 1962. Il fabrique divers objets tels des fers à cheval, des clous, des outils et des ustensiles de cuisine. À partir de 1962, Louis réoriente sa production vers la forge d’art. Il réalise, notamment, des animaux, comme des coqs, des perdrix, des hiboux et des goélands, de même que des personnages historiques faits à base de fer et de cuivre. Les girouettes fabriquées par Louis Riverin sont repérables sur le faîte de plusieurs bâtiments de la région de Charlevoix. La renommée de son oeuvre dépasse les limites de Charlevoix. Ses réalisations se retrouvent au Canada, aux États-Unis, au Japon, en Russie, au Kenya, en Arabie Saoudite et au Vatican. Plusieurs personnalités, dont le pape Jean-Paul II, le roi d’Arabie Saoudite et Sarah Ferguson, la duchesse de York, détiennent des oeuvres de la forge Riverin.