Redemptoristine Convent
The Redemptoristine Convent, a cited historic monument, is a religious residence erected in 1906. Of Gothic Revival inspiration, this three-storey yellow brick building consists of three wings forming a U-shaped plan. Another wing extends the building, resulting in an asymmetrical ensemble. The Redemptoristine Convent is located at the top of a hill overlooking the Sainte-Anne-de-Beaupré shrine, in the municipality of Sainte-Anne-de-Beaupré. It is surrounded by mature trees.
The heritage value of the Redemptoristine Convent lies in its historical interest. The convent bears witness to the contribution of the Redemptoristines to the history of the Sainte-Anne-de-Beaupré shrine. This contemplative religious community was founded in 1731 in Italy. It belongs to the same tradition as the Redemptorists, the custodians of the Sainte-Anne-de-Beaupré shrine. The first nuns arrived in Sainte-Anne-de-Beaupré in August 1905. The members of this community take part in the shrine’s vocation through a life entirely devoted to prayer. Their offices are held in their conventual chapel, which is open to pilgrims. The pilgrims find in these nuns support for their requests for the intercession of Saint Anne.
The heritage value of the Redemptoristine Convent also lies in its architectural interest. The convent, which belongs to the Gothic Revival movement, is an institutional building typical of the early 20th century. The architecture of the large Québec religious houses of this period is characterized by a quest for monumentality. Thus, façades were no longer fragmented by projecting wings as before. Moreover, communities did not hesitate to draw on the symbolism of historical styles, as is the case at Sainte-Anne-de-Beaupré. The Gothic Revival style advocates a return to the forms of the Middle Ages, particularly those of the 13th and 14th centuries. It is defined, among other things, by a quest for verticality. Closely associated with Christianity, this style appeared in Québec with the construction of the Notre-Dame basilica in Montréal (James O’Donnell, 1824). The architecture of the Redemptoristine Convent belongs to this movement notably through the vertical thrust of the Saint-Gérard chapel, which dominates the ensemble with its semi-projecting bell tower flanked by corner buttresses, through the stepped gable of the east wing and through the use of the pointed-arch motif in the openings.
The heritage value of the Redemptoristine Convent also lies in its association with architect Georges-Émile Tanguay (1858-1923). A pupil of Joseph-Ferdinand Peachy (1830-1903), Tanguay designed this convent as well as some forty churches. He also designed nearly 300 buildings, including numerous institutional, commercial, public and residential buildings in the Québec City region. A highly renowned eclectic architect from Québec, Tanguay drew his inspiration from various historical styles depending on the nature of the buildings.
Couvent des Rédemptoristines
Le couvent des Rédemptoristines, cité monument historique, est une résidence à caractère religieux érigée en 1906. D’inspiration néogothique, cet édifice de trois étages en brique jaune se compose de trois ailes formant un plan en « U ». Une autre aile prolonge le bâtiment, ce qui donne un ensemble asymétrique. Le couvent des Rédemptoristines est situé au sommet d’une colline dominant le sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré, dans la municipalité de Sainte-Anne-de-Beaupré. Il est entouré d’arbres matures.
La valeur patrimoniale du couvent des Rédemptoristines repose sur son intérêt historique. Le couvent témoigne de la contribution des Rédemptoristines à l’histoire du sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré. Cette communauté religieuse contemplative est fondée en 1731 en Italie. Elle s’inscrit dans la même tradition que les Rédemptoristes, les gardiens du sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré. Les premières religieuses arrivent à Sainte-Anne-de-Beaupré en août 1905. Les membres de cette communauté participent à la vocation du sanctuaire par leur vie entièrement consacrée à la prière. Leurs offices ont lieu dans leur chapelle conventuelle ouverte aux pèlerins. Ils y trouvent en ces religieuses un soutien dans leurs demandes d’intercession auprès de sainte Anne.
La valeur patrimoniale du couvent des Rédemptoristines repose aussi sur son intérêt architectural. Le couvent, qui s’inscrit dans le courant néogothique, est un bâtiment institutionnel typique du début du XXe siècle. L’architecture des grandes maisons religieuses québécoises de cette période est caractérisée par la recherche de monumentalité. Ainsi, les façades ne sont plus fragmentées par la projection d’ailes comme auparavant. Par ailleurs, les communautés n’hésitent pas à recourir à la symbolique des styles anciens, comme c’est le cas à Sainte-Anne-de-Beaupré. Le style néogothique préconise un retour aux formes du Moyen Âge, tout particulièrement à celles des XIIIe et XIVe siècles. Il se définit, entre autres, par la recherche de verticalité. Très associé au christianisme, ce style fait son apparition au Québec avec la construction de la basilique de Notre-Dame à Montréal (James O’Donnell, 1824). L’architecture du couvent des Rédemptoristines s’inscrit dans ce courant notamment par l’élan vertical de la chapelle Saint-Gérard dominant l’ensemble avec sa tour clocher demi-hors-oeuvre cantonnée par des contreforts d’angles, par le fronton à redents de l’aile est et par l’emploi du motif en arc brisé dans les baies.
La valeur patrimoniale du couvent des Rédemptoristines repose également sur son association avec l’architecte Georges-Émile Tanguay (1858-1923). Élève de Joseph-Ferdinand Peachy (1830-1903), Tanguay réalise ce couvent et également une quarantaine d’églises. Il conçoit aussi près de 300 bâtiments, dont de nombreux édifices institutionnels, commerciaux, publics et résidentiels de la région de Québec. Architecte éclectique très réputé de Québec, Tanguay puise son inspiration dans différents styles historiques selon la nature des bâtiments.