Louis-Philippe-Lizotte House
The Louis-Philippe-Lizotte House, a cited historic monument, is an eclectic-inspired middle-class residence built around 1850 and enlarged in 1902. The two-and-a-half-storey wooden house is L-shaped in plan and covered with a pavilion roof topped with a cresting. The gallery running along the facade is surmounted by a semicircular balcony. The Louis-Philippe-Lizotte House is set back from the public road on a slightly sloping landscaped lot. It is located in an old sector of the town of Rivière-du-Loup.
The heritage value of the Louis-Philippe-Lizotte House lies in its architectural interest. It bears witness to the influence of the eclectic trend on middle-class domestic architecture at the turn of the 20th century. Eclecticism incorporates architectural and ornamental elements drawn from various historical styles. These components, also combined more freely, aim at new visual effects. This style was often used in the construction of middle-class residences to give them a distinctive character. The Louis-Philippe-Lizotte House was greatly enlarged after its acquisition by the contractor Émile Dubé in 1902. He applied elaborate ornamentation to the building, derived notably from the Italianate style and from American-inspired architecture. The gallery running along the main facade, the large covered semicircular balcony above it and the wide central staircase create a monumental effect typical of eclectic architecture. The bay window, the roof lantern, the round-headed dormers, the balustrade and the millwork supports, the bracketed cornice and the roof cresting contribute to producing the complex volume and ornamental richness sought in this trend. The Louis-Philippe-Lizotte House is therefore an accomplished example of this style and illustrates its popularity in middle-class domestic architecture in early 20th-century Québec.
The heritage value of the Louis-Philippe-Lizotte House also lies in its historical interest. The residence was built around 1850 on land donated by Seigneur William Fraser (1830-1908), to serve as a school. In 1860, the Sisters of the Good Shepherd opened a boarding school for girls there, which remained in use until 1869. The building then served as a residence, before being occupied from 1926 to 1928 by the American consulate. The opening of this consulate in Rivière-du-Loup is explained by the municipality’s strategic position in rail freight transport. The consul promoted the development of trade with the United States, oversaw the collection of customs duties and managed immigration. The building was acquired in 1960 by the Clercs de Saint-Viateur and housed the community’s provincial house until 1981. Through its successive uses, the Louis-Philippe-Lizotte House is an important witness of the history of Rivière-du-Loup.
The heritage value of the Louis-Philippe-Lizotte House further lies in its association with several notable people who lived there. Henri-Thomas Taschereau (1841-1909), a politician and judge of the Superior Court of the Province of Québec, owned it from 1884 to 1891. The wife of Louis-Hyppolite Taché (1857-1927), a lawyer, acquired it in 1900 and sold it in 1902 to Émile Dubé (died 1912), a contractor and merchant of Rivière-du-Loup. It subsequently passed into the hands of Louis-Philippe Lizotte (1891-1972) in 1928; he lived there for 32 years. Lizotte was a lawyer, president of the Rivière-du-Loup chamber of commerce, director of the Témiscouata Railway, mayor of Rivière-de-Loup from 1935 to 1939, member of the House of Commons from 1940 to 1944, member of the Legislative Assembly from 1944 to 1948 and judge of the Superior Court from 1956 to 1966. This house therefore bears witness to the presence of influential people in this part of the town.
Maison Louis-Philippe-Lizotte
La maison Louis-Philippe-Lizotte, citée monument historique, est une résidence bourgeoise d’inspiration éclectique construite vers 1850 et agrandie en 1902. La demeure en bois présente un plan en « L » à deux étages et demi et est couverte d’un toit en pavillon coiffé d’une crête. La galerie longeant la façade est surmontée d’un balcon en hémicycle. La maison Louis-Philippe-Lizotte est implantée en retrait de la voie publique sur un terrain paysager légèrement dénivelé. Elle se trouve située dans un secteur ancien de la ville de Rivière-du-Loup.
La valeur patrimoniale de la maison Louis-Philippe-Lizotte repose sur son intérêt architectural. Elle témoigne de l’influence du courant éclectique dans l’architecture domestique bourgeoise du tournant du XXe siècle. L’éclectisme incorpore des éléments architecturaux et ornementaux puisés dans les divers styles historiques. Ces composantes, associées aussi plus librement, visent à des effets visuels nouveaux. Ce style est souvent employé dans la construction de résidences bourgeoises afin de leur donner un caractère distinctif. La maison Louis-Philippe-Lizotte est beaucoup agrandie après son acquisition par l’entrepreneur Émile Dubé, en 1902. Ce dernier applique une ornementation élaborée au bâtiment, issue notamment du style néo-italien ainsi que de l’architecture d’inspiration étasunienne. La galerie longeant la façade principale, le vaste balcon couvert en hémicycle qui la surmonte et le large escalier central créent un effet monumental propre à l’architecture éclectique. La baie en saillie, le lanterneau, les lucarnes cintrées, la balustrade et les supports menuisés, la corniche à consoles et la crête de toit contribuent à produire un volume complexe et une richesse ornementale recherchés dans ce courant. La maison Louis-Philippe-Lizotte constitue donc un exemple achevé de ce style et illustre sa popularité dans l’architecture domestique bourgeoise du début du XXe siècle au Québec.
La valeur patrimoniale de la maison Louis-Philippe-Lizotte repose également sur son intérêt historique. La résidence est construite vers 1850 sur un terrain donné par le seigneur William Fraser (1830-1908), pour servir d’école. En 1860, les soeurs du Bon-Pasteur y ouvrent un pensionnat pour jeunes filles, qui reste en usage jusqu’en 1869. Le bâtiment sert ensuite de résidence, avant d’être occupé de 1926 à 1928 par le consulat américain. L’ouverture de ce consulat à Rivière-du-Loup s’explique par la position stratégique de la municipalité dans le transport ferroviaire des marchandises. Le consul favorise le développement des échanges avec les États-Unis, contrôle la perception des droits de douane et assure la gestion de l’immigration. Le bâtiment est acquis en 1960 par les Clercs de Saint-Viateur et abrite la maison provinciale de la communauté jusqu’en 1981. Par ses usages successifs, la maison Louis-Philippe-Lizotte constitue un témoin important de l’histoire de Rivière-du-Loup.
La valeur patrimoniale de la maison Louis-Philippe-Lizotte repose en outre sur son association avec plusieurs notables l’ayant habitée. Henri-Thomas Taschereau (1841-1909), homme politique et juge à la Cour supérieure de la province de Québec, en est propriétaire de 1884 à 1891. L’épouse de Louis-Hyppolite Taché (1857-1927), avocat, l’acquiert en 1900 et la revend en 1902 à Émile Dubé (mort en 1912), entrepreneur et commerçant de Rivière-du-Loup. Elle passe par la suite aux mains de Louis-Philippe Lizotte (1891-1972) en 1928; il l’habite pendant 32 ans. Ce dernier est avocat, président de la chambre de commerce de Rivière-du-Loup, directeur du chemin de fer du Témiscouata, maire de Rivière-de-Loup de 1935 à 1939, député à la Chambre des communes de 1940 à 1944, député à l’Assemblée législative de 1944 à 1948 et juge à la Cour supérieure de 1956 à 1966. Cette maison témoigne donc de la présence de gens influents dans ce secteur de la ville.