Congrégation-de-Notre-Dame Convent
The Congrégation-de-Notre-Dame Convent, a cited historic monument, is a Second Empire-inspired convent building constructed in 1877. The rectangular stone building is three storeys high. It is topped by a mansard roof whose lower slopes are pierced with dormers. Its roof is surmounted by a bellcote. The Congrégation-de-Notre-Dame Convent is located along rue des Érables, in the heart of the historic core of the municipality of Neuville.
The heritage value of the Congrégation-de-Notre-Dame Convent lies in its historical interest. The first convent of the parish of Saint-François-de-Sales was built in 1716 on the site of the current building. It had been promised to the parish priest by Sister Marguerite Bourgeoys (1620-1700), founder of the Congrégation de Notre-Dame. The institution provided primary and secondary education to the girls of the parish. During the War of the Conquest, the building served as a barracks for English troops from 1759 to 1761, then resumed its educational function. In 1775, the convent was bombarded by the American fleet of Benedict Arnold (1741-1801) and Richard Montgomery (1736-1775) and immediately rebuilt. The convent then resumed its educational function. Around 1877, the convent was judged to be in poor condition. It was then rebuilt on the same site. The Neuville convent bears witness to significant events in Québec history. It also recalls the role of the sisters of the Congrégation de Notre-Dame in education. In addition, it is one of the oldest educational institutions in rural Québec.
The heritage value of the Congrégation-de-Notre-Dame Convent also lies in its architectural interest. In Québec, the second half of the 19th century and the beginning of the following century saw the proliferation of rural convents. These were built according to various models. The Neuville building is inspired by one of these models frequently used during the last quarter of the 19th century. Montréal architect Victor Bourgeau (1809-1888) drew up the plans for several buildings of this type, including the former Notre-Dame-du-Saint-Rosaire boarding school in Montréal (1887-1888) and the former convent of L’Assomption (1889). Both of these buildings are today cited historic monuments. The Neuville convent is characteristic of this type of religious building through its rectangular plan, its raised basement, its three-storey elevation and its bellcote. Furthermore, the Neuville convent belongs to the Second Empire architectural movement. This style developed in France with the enlargement of the Louvre Palace (1852-1857). It was subsequently introduced in the United States, then in Québec. The Second Empire style was widely disseminated in the province because of its French connotation. Québec buildings often retained only its broad outlines, including the mansard roof and classical ornamentation. The Neuville convent is characteristic of this style through its mansard roof pierced with dormers and the symmetrical composition of its façade.
The heritage value of the Congrégation-de-Notre-Dame Convent also lies in the continuity of its educational vocation over three centuries. From its founding in 1716 until 1965, the sisters of the Congrégation de Notre-Dame provided primary and secondary education there to the girls of Neuville and the region. After 1965, the sisters gave music lessons there. The Congrégation de Notre-Dame left the building in 1993, but still owned it when the convent was cited as a historic monument in 1996. The continuation of its original functions and its ownership by the same proprietors are factors that explain the building’s excellent state of preservation.
Couvent de la Congrégation-de-Notre-Dame
Le couvent de la Congrégation-de-Notre-Dame, cité monument historique, est un édifice conventuel d’inspiration Second Empire construit en 1877. Le bâtiment en pierre, de plan rectangulaire, compte trois étages. Il est coiffé d’un toit mansardé aux brisis percés de lucarnes. Son toit est surmonté d’un clocheton. Le couvent de la Congrégation-de-Notre-Dame est situé en bordure de la rue des Érables, au coeur du noyau historique de la municipalité de Neuville.
La valeur patrimoniale du couvent de la Congrégation-de-Notre-Dame repose sur son intérêt historique. Le premier couvent de la paroisse de Saint-François-de-Sales est bâti en 1716 sur le site de l’édifice actuel. Il avait été promis au curé par soeur Marguerite Bourgeoys (1620-1700), fondatrice de la congrégation de Notre-Dame. L’institution dispense un enseignement primaire et secondaire aux jeunes filles de la paroisse. Lors de la guerre de la Conquête, le bâtiment sert de caserne pour les troupes anglaises de 1759 à 1761, puis reprend sa fonction scolaire. En 1775, le couvent est bombardé par la flotte américaine de Benedict Arnold (1741-1801) et de Richard Montgomery (1736-1775) et reconstruit immédiatement. Le couvent retrouve ensuite sa fonction scolaire. Vers 1877, le couvent est jugé en mauvais état. Il est alors rebâti sur le même site. Le couvent de Neuville est le témoin d’événements marquants de l’histoire québécoise. Il rappelle aussi le rôle des soeurs de la congrégation de Notre-Dame dans l’enseignement. En outre, c’est l’une des plus anciennes institutions d’enseignement en milieu rural au Québec.
La valeur patrimoniale du couvent de la Congrégation-de-Notre-Dame repose aussi sur son intérêt architectural. Au Québec, la seconde moitié du XIXe siècle et le début du siècle suivant voient la multiplication des couvents ruraux. Ceux-ci sont construits d’après différents modèles. Le bâtiment de Neuville s’inspire d’un de ces modèles fréquemment employé durant le dernier quart du XIXe siècle. L’architecte montréalais Victor Bourgeau (1809-1888) réalise les plans de plusieurs immeubles de ce type, dont l’ancien pensionnat Notre-Dame-du-Saint-Rosaire à Montréal (1887-1888) et l’ancien couvent de L’Assomption (1889). Ces deux bâtiments sont aujourd’hui cités monument historique. Le couvent de Neuville est caractéristique de ce type d’édifice religieux par son plan rectangulaire, son soubassement surhaussé, son élévation de trois étages et son clocheton. D’autre part, le couvent de Neuville s’inscrit dans le courant de l’architecture Second Empire. Ce style se développe en France avec l’agrandissement du palais du Louvre (1852-1857). Il est par la suite introduit aux États-Unis, puis au Québec. Le style Second Empire est largement diffusé dans la province en raison de sa connotation française. Les édifices québécois n’en retiennent souvent que les grandes lignes, dont le toit mansardé et l’ornementation classique. Le couvent de Neuville est caractéristique de ce style par son toit mansardé percé de lucarnes et la composition symétrique de sa façade.
La valeur patrimoniale du couvent de la Congrégation-de-Notre-Dame repose également sur la continuité de sa vocation éducative pendant trois siècles. De sa fondation en 1716 jusqu’à 1965, les soeurs de la congrégation de Notre-Dame y dispensent un enseignement de niveau primaire et secondaire aux jeunes filles de Neuville et de la région. Après 1965, les soeurs y donnent des cours de musique. La congrégation de Notre-Dame quitte l’édifice en 1993, mais elle en est encore propriétaire lorsque le couvent est cité monument historique en 1996. Le maintien des fonctions d’origine et l’appartenance aux mêmes propriétaires sont des facteurs qui expliquent l’excellent état de conservation du bâtiment.