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Charlesbourg Historic District

The Charlesbourg historic district, designated in 1965, is a former village core of about 25 hectares. This territory is laid out on a radial plan. It encompasses a central square of about 9 hectares, bordered by Trait-Carré Est and Trait-Carré Ouest, and trapezoidal lots radiating out from it. Two original routes, 1re Avenue and boulevard Louis-XIV, cross it and intersect at its centre. Other roads follow the lines of the old parcels: avenue Paul-Comtois, chemin Samuel and private roads.

The district includes about 200 buildings. Its core is formed by a Catholic religious complex comprising Saint-Charles-Borromée Church, the presbytery, parc de la Commune behind the presbytery, parc du Sacré-Coeur marking the site of the former church, the former convent of the Soeurs du Bon-Pasteur, the parish hall and the former college of the Marist Brothers. Around this complex and within the central square stand institutional and commercial buildings, including the Charlesbourg library. Several residences, some dating back to the 17th century, also occupy this space. The radiating lots include old farmhouses and farm outbuildings, residences from the 19th and early 20th centuries and a few businesses. The Jesuit mill stands on the periphery, on the east side of boulevard Henri-Bourassa.

The Charlesbourg historic district is located on the first terrace overlooking the rivière Saint-Charles, in the Charlesbourg borough of the city of Québec.

It contains one cultural property classified in 1959, Saint-Charles-Borromée Church. Two archaeological sites listed in the Inventaire des sites archéologiques du Québec are associated with the place.

The heritage value of the district lies in its historical interest. The bourg of Charlesbourg was laid out in 1665 by the Jesuits within their seigneury of Notre-Dame-des-Anges, granted in 1626. It is the first and one of the rare uses of the radial plan in New France and Québec. Part of the seigneury, including Charlesbourg, was expropriated by Intendant Jean Talon (1626-1694) in 1666 and incorporated into the seigneury of Les Islets in 1671. The Jesuits nevertheless succeeded in reintegrating the bourg into the seigneury of Notre-Dame-des-Anges in 1698, five years after the canonical erection of the parish of Saint-Charles-Borromée. Until the 20th century, the community remained agricultural in character. Its centre nevertheless became denser during the 19th century and attracted several institutions. In the 1950s and 1960s, Québec’s urban sprawl reached Charlesbourg. Today, the historic district is a cultural hub of that city.

The heritage value of the district also lies in its importance in the landscape. The radial plan consists of a 9-hectare central square (1.7 hectares reserved for institutional purposes, surrounded by a common pasture) and radiating trapezoidal lands. The religious complex forms the core of this layout, recalling that the church is the heart of Québec villages. Parc de la Commune evokes the pasture. The Trait-Carré, a road laid out in 1692, encircles the common. On the periphery, the shape of the lots and the layout of certain roads illustrate the original organization of the censives. Two original routes laid out in the 17th century, the chemin de Québec and the chemin de Saint-Joseph, have survived to the present day as 1re Avenue and boulevard Louis-XIV, which cross the district and intersect at its centre. The farmhouses, farm outbuildings and Jesuit mill bear witness to the rural past, while the buildings grouped along the public roads, dating from the late 18th century to the mid-20th century, and the landscaped grounds reflect the village’s development. The mature trees punctuating the built environment enrich the landscape.

The heritage value of the district also lies in its architectural interest. The built environment sums up three centuries of architecture and illustrates stylistic trends fashionable in the 19th and 20th centuries. The Jesuit mill and a few 17th- and 18th-century houses represent French-inspired architecture. Several dwellings, such as the Éphraïm-Bédard house, are typical of 19th-century traditional Québec houses. Others, such as the Jacques-Bédard house, are fine examples of Second Empire influence, a style that also marked institutional architecture, including the convent of the Soeurs du Bon-Pasteur. Saint-Charles-Borromée Church, classified in 1959, reflects the neoclassical contribution to 19th-century religious architecture. Foursquare and “Boomtown” buildings also bear witness to the popularity of these styles in the early 20th century.

The heritage value of the district also lies in its archaeological interest. The territory contains traces that reveal its origins and evolution. These include the remains of the first presbytery and of the wall surrounding the old cemetery, as well as those of a 17th-century stake probably belonging to the fence of the common, of a small outbuilding (icehouse or root cellar) from the mid-18th century and of old wooden pipes beneath the Trait-Carré. The sites and archaeological potential of the district reflect some 340 years of occupation.

Français

Arrondissement historique de Charlesbourg

L’arrondissement historique de Charlesbourg, décrété en 1965, est un ancien noyau villageois d’environ 25 hectares. Ce territoire est structuré selon un plan radiant. Il englobe un carré central d’environ 9 hectares, bordé par les artères Trait-Carré Est et Trait-Carré Ouest, et des lots de forme trapézoïdale qui rayonnent à partir de ce dernier. Deux parcours mères, la 1re Avenue et le boulevard Louis-XIV, le traversent et se croisent en son centre. D’autres voies suivent le tracé des anciennes parcelles : l’avenue Paul-Comtois, le chemin Samuel et des chemins privés.

L’arrondissement inclut environ 200 bâtiments. Le noyau est formé par un ensemble religieux catholique qui comprend l’église de Saint-Charles-Borromée, le presbytère, le parc de la Commune à l’arrière du presbytère, le parc du Sacré-Coeur marquant le lieu de l’ancienne église, l’ancien couvent des Soeurs du Bon-Pasteur, la salle paroissiale et l’ancien collège des frères Maristes. Autour de cet ensemble et à l’intérieur du carré central s’élèvent des bâtiments institutionnels et commerciaux, dont la bibliothèque de Charlesbourg. Plusieurs résidences, certaines remontant au XVIIe siècle, occupent également cet espace. Les lots rayonnants englobent d’anciennes maisons de ferme et des dépendances agricoles, des résidences du XIXe et du début du XXe siècle ainsi que quelques commerces. Le moulin des Jésuites est érigé en périphérie, du côté est du boulevard Henri-Bourassa.

L’arrondissement historique de Charlesbourg se situe sur la première terrasse qui surplombe la rivière Saint-Charles, dans l’arrondissement municipal de Charlesbourg de la ville de Québec.

Il compte un bien culturel classé en 1959, soit l’église de Saint-Charles-Borromée. Deux sites archéologiques inscrits à l’Inventaire des sites archéologiques du Québec sont associés au lieu.

La valeur patrimoniale de l’arrondissement repose sur son intérêt historique. Le bourg de Charlesbourg est défini en 1665 par les Jésuites, à l’intérieur de leur seigneurie de Notre-Dame-des-Anges concédée en 1626. C’est la première et l’une des rares utilisations du plan radiant en Nouvelle-France et au Québec. Une partie de la seigneurie, dont Charlesbourg, est expropriée par l’intendant Jean Talon (1626-1694) en 1666 et incorporée à la seigneurie des Islets en 1671. Les Jésuites parviennent toutefois à réintégrer le bourg dans la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges en 1698, cinq ans après l’érection canonique de la paroisse de Saint-Charles-Borromée. Jusqu’au XXe siècle, l’agglomération présente un caractère agricole. Son centre se densifie cependant durant le XIXe siècle et accueille plusieurs institutions. Dans les années 1950 et 1960, l’étalement urbain de Québec atteint Charlesbourg. De nos jours, l’arrondissement historique constitue un pôle culturel de cette ville.

La valeur patrimoniale de l’arrondissement repose aussi sur son importance dans le paysage. Le plan radiant est constitué d’un carré central de 9 hectares (1,7 hectare réservé aux fins institutionnelles, entouré d’un pâturage commun) et de terres trapézoïdales rayonnantes. L’ensemble religieux forme le noyau de cet aménagement, rappelant que l’église constitue le coeur des villages québécois. Le parc de la Commune évoque le pâturage. Le Trait-Carré, chemin tracé en 1692, ceinture la commune. En périphérie, la forme des lots et le tracé de certaines voies illustrent l’organisation originale des censives. Deux parcours mères tracés au XVIIe siècle, le chemin de Québec et le chemin de Saint-Joseph, ont survécu jusqu’à nos jours dans la 1re Avenue et le boulevard Louis-XIV, qui traversent l’arrondissement et se croisent en son centre. Les maisons de ferme, les dépendances agricoles et le moulin des Jésuites témoignent du passé rural, alors que les bâtiments regroupés en bordure des voies publiques datant de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XXe siècle et les terrains paysagers signalent le développement villageois. Les arbres matures qui ponctuent le cadre bâti contribuent à enrichir le paysage.

La valeur patrimoniale de l’arrondissement repose également sur son intérêt architectural. Le bâti résume trois siècles d’architecture en plus d’illustrer des courants stylistiques en vogue aux XIXe et XXe siècles. Le moulin des Jésuites et quelques maisons des XVIIe et XVIIIe siècles représentent l’architecture d’inspiration française. Plusieurs habitations, telle la maison Éphraïm-Bédard, sont typiques des maisons traditionnelles québécoises du XIXe siècle. D’autres, telle la maison Jacques-Bédard, constituent de beaux exemples d’influence Second Empire, style qui a aussi marqué l’architecture institutionnelle, dont le couvent des Soeurs du Bon-Pasteur. L’église de Saint-Charles-Borromée, classée en 1959, indique pour sa part l’apport néoclassique dans l’architecture religieuse du XIXe siècle. Des bâtiments de type cubique et « Boomtown » témoignent par ailleurs de la popularité de ces styles au début du XXe siècle.

La valeur patrimoniale de l’arrondissement repose en outre sur son intérêt archéologique. Le territoire contient des traces qui révèlent ses origines et son évolution. Mentionnons les vestiges du premier presbytère et du mur entourant l’ancien cimetière ainsi que ceux d’un pieu daté du XVIIe siècle appartenant vraisemblablement à la clôture de la commune, d’une petite dépendance (glacière ou caveau à légumes) de la moitié du XVIIIe siècle et d’anciennes canalisations de bois sous le Trait-Carré. Les sites et le potentiel archéologique de l’arrondissement reflètent quelque 340 ans d’occupation.

Location: Québec
Emplacement : Québec
Coordinates · Coordonnées: 46.861030, -71.269860
Marker type: Declared Historic District
Type de repère : Arrondissement historique décrété
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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