Anse-à-Benjamin Wayside Cross
The Anse-à-Benjamin wayside cross, a cited historic monument, is a popular place of worship of the Catholic tradition erected in 1923. This wooden cross, with simple decoration, consists of a shaft and a crossbar ending in a wrought-iron fleuron motif. It bears an inscription where the niche would be. The wayside cross stands along chemin Saint-Joseph, in the Anse-à-Benjamin sector of the La Baie borough, in the municipality of Saguenay. It is one of the seven wayside crosses in the La Baie borough that are cited historic monuments.
The heritage value of the Anse-à-Benjamin wayside cross lies in its ethnological interest. The first wayside crosses appeared in Québec with the construction of the chemin du Roy between Québec and Montréal. Afterwards, they continued to spread as roads were opened into the hinterland. Wayside crosses recall old practices that bear witness to popular religion. It was at the foot of the wayside cross, which sometimes served as a substitute for the church in the rangs, that French-speaking Catholics performed their devotions. They came there, among other occasions, during the month of Mary and the novena to Saint Anne in July, to recite evening prayers, ask for a special favour or seek protection for their crops. The niche attached to the lower part of the shaft, sheltering a statuette of the Virgin, was intended to receive the prayers and requests of the faithful. Most of the time, the niche holds a statuette of the Virgin Mary. She sometimes gives way to the Sacred Heart of Jesus, Saint Joseph or another saint. The Anse-à-Benjamin wayside cross still evokes these old practices today. It bears witness to the popular religion of Quebecers and is therefore a significant element of Québec’s religious heritage.
The heritage value of the Anse-à-Benjamin wayside cross also lies in its representativeness of the simple cross type. Wayside crosses mark the territory with signs of the sacred. They fall into three main types: simple crosses, crosses with instruments of the Passion, and calvaries bearing the body of Christ. The simple cross has a few decorative elements at its ends and at its crossing, generally geometric or floral motifs. Most of the time, the simple cross was not made by a specialized craftsman. With its restrained decoration of fleurs-de-lis, the Anse-à-Benjamin wayside cross is characteristic of this type of cross.
Croix de chemin de l'Anse-à-Benjamin
La croix de chemin de l’Anse-à-Benjamin, citée monument historique, est un lieu de culte populaire de tradition catholique érigé en 1923. Cette croix en bois, au décor simple, est constituée d’une hampe et d’une traverse qui se terminent par un motif fleuronné en fer forgé. Elle porte une inscription à l’emplacement de la niche. La croix de chemin se situe en bordure du chemin Saint-Joseph, dans le secteur de l’Anse-à-Benjamin de l’arrondissement municipal de La Baie, dans la municipalité de Saguenay. Elle fait partie des sept croix de chemin de l’arrondissement de La Baie, qui sont citées monument historique.
La valeur patrimoniale de la croix de chemin de l’Anse-à-Benjamin repose sur son intérêt ethnologique. Les premières croix de chemin apparaissent au Québec avec la construction du chemin du Roy, entre Québec et Montréal. Par la suite, leur diffusion se poursuit suivant l’ouverture des routes qui pénètrent l’arrière-pays. Les croix de chemin rappellent d’anciennes pratiques qui témoignent de la religion populaire. C’est au pied de la croix de chemin, qui sert parfois de substitut à l’église dans les rangs, que les catholiques francophones font leurs dévotions. Ils y viennent, entre autres, lors du mois de Marie et de la neuvaine à sainte Anne, en juillet, récitent la prière du soir, demandent une faveur spéciale ou la protection des récoltes. La niche rapportée au bas de la hampe, abritant une statuette de la Vierge, est destinée à recevoir les prières et les demandes des fidèles. La plupart du temps, la niche accueille une statuette de la Vierge Marie. Cette dernière cède parfois la place au Sacré-Coeur de Jésus, à saint Joseph ou à un autre saint. La croix de chemin de l’Anse-à-Benjamin évoque encore aujourd’hui ces anciennes pratiques. Elle témoigne de la religion populaire des Québécois et constitue, de ce fait, un élément significatif du patrimoine religieux du Québec.
La valeur patrimoniale de la croix de chemin de l’Anse-à-Benjamin repose également sur sa représentativité par rapport au type de croix simple. Les croix de chemin marquent le territoire des signes du sacré. Elles se définissent selon trois grands types : les croix simples, les croix avec instruments de la Passion et les calvaires arborant le corps du Christ. La croix simple comporte quelques éléments décoratifs à ses extrémités et à sa croisée, généralement des motifs géométriques ou floraux. La plupart du temps, la croix simple n’est pas exécutée par un artisan spécialisé. Avec son décor sobre composé de fleurs de lys, la croix de chemin de l’Anse-à-Benjamin est caractéristique de cette typologie de croix.