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Sainte-Luce Church and Cemetery Site

The Sainte-Luce church and cemetery site, a constituted heritage site, is a Catholic religious complex that also includes the presbytery (1914), the former sexton’s house (1928) and the wharf (1911). It also takes in a strip of open land along the anse aux Coques, between the land of the parish council (fabrique) and the promenade de l’Anse.

Built from 1838 to 1840 and given a new façade in 1914, the stone church has a plan consisting of a rectangular single-aisle nave and a narrower choir ending in a flat chevet. The eclectic screen façade features at its centre an imposing semi-projecting tower topped by a massive bell tower and flanked by wings that conceal the slope of the gable roof with flared eaves. A rectangular stone sacristy with a flared gable roof is attached to the choir. Bordered to the north and east by the cemetery, opened in 1841, which runs along the St. Lawrence River, the church dominates the heart of the site.

The presbytery is an imposing cubic house. Adorned with various stylistic details, the brick residence rises two storeys under a low-pitched hip roof pierced by a wide pedimented dormer on the façade. The rear of the house is occupied by a polygonal projecting section crowned by a pediment and by a veranda. A covered gallery with massive pillars runs along the ground floor. The presbytery stands northwest of the church.

The former sexton’s house is a Neoclassical-inspired residence. Rectangular in plan, it is one and a half storeys high and is topped by a straight gable roof pierced by dormers arranged symmetrically, like the other openings. It is located southeast of the church near the cove, and near the wharf that extends eastward at the northern end of the cove.

Located in the municipality of Sainte-Luce, the site covers an open point of land at the end of the anse aux Coques. It runs along the route principale and borders the St. Lawrence River.

The Sainte-Luce church has been classified since 1957.

The heritage value of the Sainte-Luce church and cemetery site lies in its historical interest. It bears witness to the origins of Sainte-Luce. The Lepage-Thivierge seigneury, also known as the Anse-aux-Coques seigneury, was granted in 1696 to Louis Lepage (circa 1659-1718) and Gabriel Thivierge (circa 1655-1726). The parish of Sainte-Luce was canonically erected in 1829 and named in honour of one of the Drapeau co-seigneuresses, Luce-Gertrude (1794-1880). The seigneury then enjoyed a period of prosperity. The following year, the parishioners sent a petition to the Archbishop of Québec, Bernard-Claude Panet (1753-1833), for the construction of a church. His successor, Joseph Signay (1778-1850), gave his authorization in 1836, the year after the parish municipality was founded. The church was built from 1838 to 1840 through the voluntary labour (corvées) of the parishioners.

The heritage value of the site also lies in its importance in the landscape. The site is made up of elements significant to Catholic religious complexes. Besides the church and the cemetery, it notably includes the presbytery and the sexton’s house. As tradition dictates, the church is set on an east-west axis, with the choir facing the rising sun, a symbol of the risen Christ. Moreover, owing to its position on an open point of land at the end of the anse aux Coques on the shore of the St. Lawrence River, it is a true coastal landmark that signalled the village’s presence to the many schooner pilots. The wharf extending eastward also evokes the important link between the river and the village.

The heritage value of the site further lies in its architectural interest. Its buildings are all representative of the architectural trends in vogue when they were built. The church was built to plans by Thomas Baillairgé (1791-1859). This renowned Québec City architect left a strong mark on religious architecture and is among the leading representatives of Neoclassicism in Québec. The round-arched windows of the side walls belong to this trend. The church has a plan consisting of a rectangular nave extended by a narrower choir ending in a flat chevet. This plan, which met a request from the parishioners, was very popular in the 19th century. The building also recalls that many churches were updated to contemporary taste in the 19th and early 20th centuries. In 1914, the Sainte-Luce church was given a screen façade designed by David Ouellet (1844-1915) and Pierre Lévesque (1880-1955), partner architects from Québec City. This work illustrates the formal eclecticism characteristic of their output. It also evokes the desire of the Catholic clergy of the time to give its places of worship a certain monumentality and reflects its interest in eclectic architecture. The presbytery, built in 1914, illustrates the cubic house type, derived from the American model known as the “Four Square House”, through, among other things, its spacious dimensions, its low-pitched roof, its batten-seam metal roofing, the wide dormer on the front of the roof, the covered gallery and the symmetry of its openings. Widely built throughout Québec, these houses feature stylistic details such as, on this presbytery, the quoins, the string course, the massive gallery pillars, the wide eaves, the cornice, the pediments and the finial of the dormer. The sexton’s house, for its part, bears witness to the vogue for Neoclassicism, as shown by its rectangular plan, its straight gable roof, its cornice returns and the symmetry of its openings. In addition, its asbestos shingle siding and its transom windows recall the industrialization of residential architecture at the turn of the 20th century.

Français

Site de l'église et du cimetière de Sainte-Luce

Le site de l’église et du cimetière de Sainte-Luce, constitué site du patrimoine, est un ensemble religieux catholique comprenant également le presbytère (1914), l’ancienne maison du bedeau (1928) et le quai (1911). Il inclut aussi une bande de terrains dégagés situés le long de l’anse aux Coques, entre le terrain de la fabrique et la promenade de l’Anse.

Construite de 1838 à 1840 et dotée d’une nouvelle façade en 1914, l’église en pierre présente un plan composé d’une nef rectangulaire à un vaisseau et d’un choeur plus étroit terminé par un chevet plat. La façade-écran d’une architecture éclectique présente au centre une imposante tour demi-hors-oeuvre surmontée d’un clocher massif et flanquée d’ailerons qui masquent la pente du toit à deux versants retroussés. Une sacristie en pierre de plan rectangulaire et au toit à deux versants retroussés est adossée au choeur. Entourée au nord et à l’est par le cimetière, ouvert en 1841, qui borde le fleuve Saint-Laurent, l’église domine le coeur du site.

Le presbytère est une imposante maison cubique. Ornée de divers détails stylistiques, la résidence en brique s’élève sur deux étages coiffés d’un toit à croupes au profil bas et percé d’une large lucarne à fronton en façade. L’arrière de la demeure est occupé par un avant-corps polygonal couronné d’un fronton et par une véranda. Une galerie couverte munie de piliers massifs court le long du rez-de-chaussée. Le presbytère est implanté au nord-ouest de l’église.

L’ancienne maison du bedeau est une résidence d’inspiration néoclassique. De plan rectangulaire, elle compte un étage et demi et elle est coiffée d’un toit à deux versants droits percé de lucarnes disposées symétriquement, à l’instar des autres ouvertures. Elle est située au sud-est de l’église à proximité de l’anse, et du quai qui s’avance vers l’est à l’extrémité nord de l’anse.

Situé dans la municipalité de Sainte-Luce, le site couvre une pointe de terre dégagée à l’extrémité de l’anse aux Coques. Il longe la route principale et borde le fleuve Saint-Laurent.

L’église de Sainte-Luce est classée depuis 1957.

La valeur patrimoniale du site de l’église et du cimetière de Sainte-Luce repose sur son intérêt historique. Il témoigne des origines de Sainte-Luce. La seigneurie Lepage-Thivierge, aussi nommée de l’Anse-aux-Coques, est concédée en 1696 à Louis Lepage (vers 1659-1718) et Gabriel Thivierge (vers 1655-1726). La paroisse de Sainte-Luce est érigée canoniquement en 1829 et nommée en l’honneur de l’une des coseigneuresses Drapeau, Luce-Gertrude (1794-1880). La seigneurie connaît alors une période de prospérité. Les paroissiens envoient dès l’année suivante une requête à l’archevêque de Québec, Bernard-Claude Panet (1753-1833), pour la construction d’une église. Son successeur, Joseph Signay (1778-1850), donne son autorisation en 1836, l’année suivant la fondation de la municipalité de paroisse. L’église est construite de 1838 à 1840 grâce aux corvées des paroissiens.

La valeur patrimoniale du site repose aussi sur son importance dans le paysage. Le site est composé d’éléments significatifs aux ensembles religieux catholiques. Outre l’église et le cimetière, il est formé notamment du presbytère et de la maison du bedeau. Comme le veut la tradition, l’église est implantée dans un axe est-ouest, le choeur étant orienté vers le soleil levant, symbole du Christ ressuscité. De plus, par sa situation sur une pointe de terre dégagée, à l’extrémité de l’anse aux Coques en bordure du fleuve Saint-Laurent, elle constitue un véritable point de repère côtier, qui signale la présence du village aux nombreux pilotes de goélettes. Le quai qui s’avance vers l’est évoque aussi le lien important qui unit le fleuve et le village.

La valeur patrimoniale du site repose également sur son intérêt architectural. Ses bâtiments sont tous représentatifs des courants architecturaux en vogue à l’époque de leur construction. L’église a été construite selon les plans de Thomas Baillairgé (1791-1859). Ce célèbre architecte de Québec a fortement marqué l’architecture religieuse et figure parmi les principaux représentants du néoclassicisme au Québec. Les fenêtres en plein cintre des longs pans s’inscrivent dans ce courant. L’église présente un plan composé d’une nef rectangulaire prolongée par un choeur plus étroit terminé par un chevet plat. Ce plan, qui répond à une demande des paroissiens, est très populaire au XIXe siècle. L’édifice rappelle aussi que bon nombre d’églises sont adaptées au goût du jour au XIXe siècle et au début du XXe siècle. En 1914, celle de Sainte-Luce est dotée d’une façade-écran conçue par David Ouellet (1844-1915) et Pierre Lévesque (1880-1955), architectes associés de Québec. Cette réalisation illustre l’éclectisme formel qui caractérise leur production. Elle évoque aussi la volonté du clergé catholique d’alors de conférer à ses lieux de culte une certaine monumentalité et reflète son intérêt pour l’architecture éclectique. Le presbytère, construit en 1914, illustre le type de maison cubique, issue du modèle américain dit « Four Square House », entre autres, par ses dimensions spacieuses, son toit au profil bas, la couverture en tôle à baguettes, la large lucarne sur le devant du toit, la galerie couverte ainsi que la symétrie des ouvertures. Amplement construites dans l’ensemble du Québec, ces maisons sont dotées de détails stylistiques, tels que, sur ce presbytère, les chaînes d’angle, le bandeau, les piliers massifs de la galerie, les larges avant-toits, la corniche, les frontons et l’épi de la lucarne. La maison du bedeau témoigne pour sa part de la vogue du néoclassicisme, comme le démontrent son plan rectangulaire, son toit à deux versants droits, les retours de corniche et la symétrie des ouvertures. En outre, son revêtement de bardeaux d’amiante et ses fenêtres à imposte rappellent l’industrialisation de l’architecture résidentielle au tournant du XXe siècle.

Location: Route du Fleuve Ouest, Sainte-Luce
Emplacement : Route du Fleuve Ouest, Sainte-Luce
Coordinates · Coordonnées: 48.550190, -68.383390
Marker type: Constituted Heritage Site
Type de repère : Site du patrimoine constitué
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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