Barriefield Heritage Conservation District
The Barriefield Heritage Conservation District (HCD) is an evolving village landscape that has retained much of its historic 19th century character. It sits on a hillside rising from the eastern shore of the Great Cataraqui River, adjacent to the intersection of Highways 2 and 15 near Fort Henry, the Royal Military College and Canadian Forces Base Kingston.
The District was designated by the former Township of Pittsburgh under Part V of the Ontario Heritage Act on April 21, 1980 (By-law 17-80).
Barriefield HCD contains a diverse ensemble of buildings, mostly residences, and landscape features of 19th century character, while reflecting two centuries of physical, social, economic and natural change.
Barriefield has a long association with European settlement and military activity in the Kingston area, beginning in 1814, with a detailed townsite plan. The streets were named after military figures from the War of 1812. The village itself was named, in 1820, after Commodore Robert Barrie, Commissioner of the nearby Kingston Naval Dockyard. Barrie’s secretary, John Bennet Marks, an early village resident, was elected MPP, in 1836, and first Reeve of Pittsburgh Township, in 1850.
Early growth of the village was associated with the increased activity at the nearby Kingston Naval Dockyard, during the War of 1812, and the construction of Fort Henry, from 1832 to 1837. By the 1840s growth had stabilized, but Barriefield saw further commercial and industrial development in the 19th century, mainly associated with taverns, hotels, boat building and sawmills. Slowly changing from the 1840s to the early 20th century, Barriefield was a reflection of the stable population and economy. In 1886 the Pittsburgh Township Hall, designed by William Newlands, was added to the Village. There was little new construction after 1900. Post 1945, the buildings in the village began to suffer, as the population declined so too did the property values. Since 1977, however, Barriefield has been under increasing development pressure, which led, in part, to the creation of the Heritage Conservation District by Pittsburgh Township, in 1980. While new residences have been built and some existing heritage properties altered, the overall 19th century village character has been retained. Barriefield also has notable archaeological resources.
The distinctive design value of the Barriefield Heritage Conservation District is found in the scale, mass, decorative detailing and siting of its buildings. Most are detached single family residences of frame or stone construction with a few semi-detached houses. There are also a few two-storey buildings, but the overall built environment is typified by low profile, one-and-a-half storey houses. Brick buildings are uncommon with only four 19th century examples. Additions and alterations to properties in the village have reflected continuing use and changing needs and tastes of their owners and occupants over time. Most changes have been sympathetic to the historic character of the buildings.
Views from the approaches along Highway 15 to the north, Highway 2 to the east and downtown Kingston to the west, all afford uninterrupted panoramic views of Barriefield, as it sits prominently upon the hill. As well Barriefield’s position provides clear views of the Cataraqui and St. Lawrence rivers, Fort Henry and downtown Kingston. Large grassy open spaces on the north, east and south sides preserve these vistas. The northern entrance to Barriefield is through a stone gate and bordered by a walnut grove. On the northern edge, the prominent landmark of St. Mark’s Church is highly visible from a distance. The steeply sloping river bank with its screen of deciduous trees and the mature black willows surrounded by tall wetland grasses along the river edge further define the District and contribute to the rich variety of its natural features. The District’s landscape reveals a mix of natural and built features that further contribute to the distinctive overall historic character. These include; the original street grid, dividing the properties into rectangular lots, lilac hedgerows, dry stone walls and other surviving landscape elements that define property boundaries.
District de conservation du patrimoine de Barriefield
Le district de conservation du patrimoine (DCP) de Barriefield est un paysage villageois en évolution qui a conservé une grande partie de son caractère historique du XIXe siècle. Il s’étend à flanc de colline, depuis la rive est de la rivière Great Cataraqui, près de l’intersection des routes 2 et 15, à proximité du fort Henry, du Collège militaire royal et de la Base des Forces canadiennes Kingston.
Le district a été désigné par l’ancien canton de Pittsburgh en vertu de la partie V de la Loi sur le patrimoine de l’Ontario le 21 avril 1980 (règlement 17-80).
Le DCP de Barriefield comprend un ensemble diversifié de bâtiments, principalement des résidences, et d’éléments paysagers au caractère du XIXe siècle, tout en reflétant deux siècles de changements physiques, sociaux, économiques et naturels.
Barriefield est associé de longue date à la colonisation européenne et aux activités militaires dans la région de Kingston, à compter de 1814, avec un plan de lotissement détaillé. Les rues ont été nommées en l’honneur de figures militaires de la guerre de 1812. Le village lui-même a été nommé en 1820 en l’honneur du commodore Robert Barrie, commissaire du chantier naval de Kingston voisin. Le secrétaire de Barrie, John Bennet Marks, l’un des premiers résidents du village, a été élu député provincial en 1836 et premier préfet du canton de Pittsburgh en 1850.
La croissance initiale du village est liée à l’intensification des activités au chantier naval de Kingston voisin pendant la guerre de 1812 et à la construction du fort Henry, de 1832 à 1837. Dans les années 1840, la croissance s’était stabilisée, mais Barriefield a connu d’autres développements commerciaux et industriels au XIXe siècle, principalement liés aux tavernes, aux hôtels, à la construction navale et aux scieries. Évoluant lentement des années 1840 au début du XXe siècle, Barriefield reflétait la stabilité de sa population et de son économie. En 1886, l’hôtel de ville du canton de Pittsburgh, conçu par William Newlands, s’est ajouté au village. Il y a eu peu de nouvelles constructions après 1900. Après 1945, les bâtiments du village ont commencé à se détériorer; à mesure que la population diminuait, la valeur des propriétés baissait également. Depuis 1977, toutefois, Barriefield subit des pressions de développement croissantes, ce qui a mené en partie à la création du district de conservation du patrimoine par le canton de Pittsburgh en 1980. Bien que de nouvelles résidences aient été construites et que certaines propriétés patrimoniales existantes aient été modifiées, le caractère général de village du XIXe siècle a été conservé. Barriefield possède également d’importantes ressources archéologiques.
La valeur conceptuelle distinctive du district de conservation du patrimoine de Barriefield réside dans l’échelle, la volumétrie, les détails décoratifs et l’implantation de ses bâtiments. La plupart sont des résidences unifamiliales isolées à ossature de bois ou en pierre, avec quelques maisons jumelées. On compte également quelques bâtiments de deux étages, mais le cadre bâti dans son ensemble se caractérise par des maisons basses d’un étage et demi. Les bâtiments en brique sont peu courants, avec seulement quatre exemples du XIXe siècle. Les ajouts et les modifications apportés aux propriétés du village reflètent l’utilisation continue ainsi que l’évolution des besoins et des goûts de leurs propriétaires et occupants au fil du temps. La plupart des changements ont respecté le caractère historique des bâtiments.
Les approches par la route 15 au nord, par la route 2 à l’est et depuis le centre-ville de Kingston à l’ouest offrent toutes des vues panoramiques ininterrompues sur Barriefield, qui se dresse bien en vue sur la colline. De même, la position de Barriefield offre des vues dégagées sur la rivière Cataraqui et le fleuve Saint-Laurent, le fort Henry et le centre-ville de Kingston. De grands espaces gazonnés au nord, à l’est et au sud préservent ces perspectives. L’entrée nord de Barriefield se fait par une barrière de pierre et est bordée d’un bosquet de noyers. À la limite nord, l’église St. Mark’s, point de repère marquant, est très visible de loin. La berge abrupte de la rivière, avec son écran d’arbres feuillus, et les saules noirs matures entourés de hautes herbes de milieu humide le long de la rive définissent davantage le district et contribuent à la grande variété de ses éléments naturels. Le paysage du district révèle un mélange d’éléments naturels et bâtis qui contribuent aussi à son caractère historique d’ensemble distinctif. Ceux-ci comprennent le quadrillage d’origine des rues, qui divise les propriétés en lots rectangulaires, les haies de lilas, les murets de pierres sèches et d’autres éléments paysagers subsistants qui marquent les limites des propriétés.