Heritage House Museum
The Heritage House Museum, also known as the Ward House, is a two-and-a-half-storey Georgian clapboard structure with a one-and-a-half storey board-and-batten side wing. Constructed circa 1862, it is located at 11 Old Slys Road, close to the Old Slys lock station on the Rideau Canal waterway and the Brockville-Ottawa Railway line.
The Heritage House Museum has been recognized for its heritage value by the Town of Smiths Falls, By-law 4330-77.
Joshua bates strategically located the house between the mills, the lock station and the railway line. Living near one’s place of business was typical, at that time, as overseeing daily operations was critical to ensuring successful enterprises. By their nature, mills were located on riverbanks and, if possible, near sources of transportation for receiving raw materials and distributing goods and products quickly and cheaply.
The Heritage House Museum was originally the home of Joshua Bates, a businessman from Farmersville (now Athens, Ontario), who relocated to the Smiths Falls area in the early 1850s and became a miller. Bates constructed a grist mill and carding mill in Sly’s Rapids, near the proposed Brockville-Ottawa railway line, in which he had invested quite heavily. His investment, however, was unsuccessful and led to a downturn in his fortunes. In order to avoid renting accommodation and to add value to his land, Bates was obliged to construct this house on his mill property. Joshua Bates died on 1 January 1864, only two years after the completion of the building and his family was forced to sell the house to Truman Russell Ward to pay off Bates’ debts. From that point on the building was known as the Ward House.
It continued to be occupied as a residence until 1977, when the Town of Smiths Falls bought it from the last resident family, the Gleesons, with the intention of converting it into a museum. The Heritage House Museum was officially opened on 13 June 1981.
The building is an excellent example of Georgian architecture, popular in Canada during the 19th century. Its rectangular floor plan is symmetrical in nature, consisting of the central entryway and hall, a high gable roof, a centred gable facade with three bays and a double chimney on either side of the building. The main entrance contains sidelights and a transom, and is flanked by casement windows. Above the main door is a Palladian window with arched toppers, while beneath the gable is a typical semi-elliptical window. This front facade is mirrored exactly on the rear facade, adding significantly to its architectural value. The building is striking in its simplicity and is a study in contrasts: the white clapboard of the main building against the red ochre of the side addition; the simple lines of the wooden walls against the multi-paned windows. The use of casement windows instead of sash windows suggests that Bates may have used a French-Canadian carpenter who, at that time, would have worked for substantially lower wages than English-Canadian carpenters.
Musée Heritage House
Le musée Heritage House, également connu sous le nom de maison Ward, est une structure géorgienne à clins de deux étages et demi comportant une aile latérale d’un étage et demi en planches et couvre-joints. Construit vers 1862, il est situé au 11, chemin Old Slys, près de la station d’écluse Old Slys sur la voie navigable du canal Rideau et de la ligne de chemin de fer Brockville-Ottawa.
La valeur patrimoniale du musée Heritage House a été reconnue par la ville de Smiths Falls en vertu du règlement 4330-77.
Joshua bates a stratégiquement situé la maison entre les moulins, la station d’écluse et la ligne de chemin de fer. Il était courant à l’époque de vivre près de son lieu de travail, car la supervision des activités quotidiennes était essentielle à la réussite des entreprises. De par leur nature, les moulins étaient situés sur les rives des cours d’eau et, si possible, près de moyens de transport permettant de recevoir les matières premières et de distribuer les marchandises et les produits rapidement et à peu de frais.
Le musée Heritage House était à l’origine la maison de Joshua Bates, un homme d’affaires de Farmersville (aujourd’hui Athens, en Ontario), qui s’installa dans la région de Smiths Falls au début des années 1850 et devint meunier. Bates construisit un moulin à farine et un moulin à carder à Sly’s Rapids, près du tracé projeté du chemin de fer Brockville-Ottawa, dans lequel il avait beaucoup investi. Son investissement se révéla toutefois infructueux et entraîna un revers de fortune. Afin d’éviter de louer un logement et d’ajouter de la valeur à sa terre, Bates fut contraint de construire cette maison sur la propriété de son moulin. Joshua Bates mourut le 1er janvier 1864, deux ans seulement après l’achèvement du bâtiment, et sa famille fut forcée de vendre la maison à Truman Russell Ward pour rembourser les dettes de Bates. Dès lors, le bâtiment fut connu sous le nom de maison Ward.
Elle continua de servir de résidence jusqu’en 1977, lorsque la ville de Smiths Falls l’acheta à la dernière famille résidente, les Gleeson, dans le but de la transformer en musée. Le musée Heritage House fut officiellement inauguré le 13 juin 1981.
Le bâtiment est un excellent exemple de l’architecture géorgienne, populaire au Canada au XIXe siècle. Son plan rectangulaire est de nature symétrique et comprend une entrée et un hall centraux, un haut toit à pignon, une façade à pignon centré de trois travées et une double cheminée de chaque côté du bâtiment. L’entrée principale comporte des fenêtres latérales et une imposte, et est flanquée de fenêtres à battants. Au-dessus de la porte principale se trouve une fenêtre palladienne à couronnements en arc, tandis que sous le pignon se trouve une fenêtre semi-elliptique typique. Cette façade avant est reproduite à l’identique sur la façade arrière, ce qui ajoute considérablement à sa valeur architecturale. Le bâtiment est frappant par sa simplicité et constitue une étude de contrastes : le clin blanc du bâtiment principal contre l’ocre rouge de l’annexe latérale; les lignes simples des murs de bois contre les fenêtres à petits carreaux. L’utilisation de fenêtres à battants plutôt que de fenêtres à guillotine laisse penser que Bates aurait fait appel à un charpentier canadien-français qui, à cette époque, aurait travaillé pour un salaire nettement inférieur à celui des charpentiers canadiens-anglais.