Beausoleil Island National Historic Site of Canada
Beausoleil Island National Historic Site of Canada is the largest island in Georgian Bay Islands National Park of Canada, located at Severn Sound, southern Ontario. Archaeological finds demonstrate human activity and settlement on the island from the late Paleo-Indian period to the present day. Used by the Anishinaabeg as a traditional stopping place, seasonal campsite and a reserve in the mid-19th century, the island’s cultural landscape features speak to traditional Anishinaabe narratives, to the Reserve period, and to the post-Reserve period. The island is named after Louis Beausoleil, a Métis settler whose 1819 homestead stood at the island’s southern tip. The landscape consists of swamp and Canadian Shield. Official recognition refers to the entirety of the island bounded by the high water mark of Georgian Bay.
Beausoleil Island was designated a national historic site of Canada in 2009 because:
– it is representative of the cultural landscape of the Anishinaabeg of the southern Georgian Bay region, demonstrating the land’s role as a place of memory, illustrating their people’s relationship with the land, and recalling the Anishinaabe presence in Southern Ontario and their subsequent displacement;
– it is the setting for traditional narratives that record the island’s creation and meaning. Many of the traditions associated with the island relate to women, including their use of Beausoleil for gathering berries and other plants, and for traditional ceremonies such as girlhood to womanhood transformation rituals; and,
– witness to a long history of settlement, the evolving landscape of the island includes evidence of ancient camps and of its brief period as a reserve in the mid 19th century when the Anishinaabeg struggled to find a new way to live that was compatible with their traditions and with the rapidly growing Euro-Canadian settlement surrounding them.
As a cultural landscape Beausoleil Island represents aspects of the relationship that evolved over the centuries between the Anishinaabeg of the southern Georgian Bay area and their ancestral territories. It is the setting of many Anishinaabe oral traditions and serves as a physical link to the resources, routines and ceremonies that reflect their traditional way of life and anchor their collective memory and culture.
Known to the Anishinaabeg as a “rocky place floating about the mouth of a river”, Beausoleil Island (1089 hectares) has been inhabited by humans on an irregular basis since the late Paleo-Indian period ca. 10400-9500 BP. Representative of the Anishinaabe presence in southern Ontario it is among the earliest sites of human occupation in the province. The island was well-known to Aboriginal peoples as a bad weather refuge and stopping place and supported two villages during the Reserve period (1838-1856). Chief John Assance led his people to Beausoleil Island after having ceded their lands at Coldwater. Assance’s band settled on the island`s leeward side at Cedar Spring. By 1844, there were 14 houses, a barn, one hundred cultivated acres and a cemetery. Assance had a small Roman Catholic Church constructed, and a schoolhouse was completed in 1847. YMCA Camp Kitchewa, the second Reserve period village to the north, comprised at least fifteen dwellings and perhaps a church. Poor soil and a relatively large population made long term settlement and attempts at agriculture in the European manner unsuccessful. Some moved to settle nearby Christian Island as early as 1844. By 1852 most of Assance’s band had followed. The Anishinaabeg who remained on Beausoleil Island established homesteads, mainly on the southeast of the island, and lived traditionally by fishing, hunting and gathering.
Lieu historique national du Canada de l'Île-Beausoleil
Le lieu historique national du Canada de l’Île-Beausoleil est formé de la plus grande île du parc national du Canada des Îles-de-la-Baie-Georgienne, situé dans le bras Severn, dans le sud de l’Ontario. Les découvertes archéologiques témoignent de la présence d’activités humaines et de colonies sur l’île, et ce, du Paléoindien supérieur jusqu’à aujourd’hui. Les Anishinaabeg ont utilisé l’île comme halte traditionnelle, campement saisonnier, puis comme réserve au milieu du XIXe siècle; les caractéristiques du paysage culturel de l’île sont au cœur des récits traditionnels anishinaabes et sont représentatifs de la période de création des réserves et de la période postérieure à leur création. L’île a été nommée en l’honneur de Louis Beausoleil, un colon métis dont le homestead, construit en 1819, s’élevait à l’extrémité sud de l’île. Le paysage se compose du Bouclier canadien et de marécages. La reconnaissance officielle vise la totalité de l’île, délimitée par la laisse de crue de la baie Georgienne.
L’île Beausoleil a été désignée lieu historique national du Canada en 2009 pour les raisons suivantes:
– elle est représentative du paysage culturel des Anishinaabeg de la région sud de la baie Géorgienne; elle témoigne du rôle de la terre en tant que lieu de mémoire, illustre les relations des Anishinaabeg avec la terre et rappelle leur présence dans le sud de l’Ontario ainsi que leur déplacement ultérieur;
– elle est le cadre des récits oraux sur la création et la signification de l’île; bon nombre des traditions associées à l’île se rapportent aux femmes, comme leur utilisation de l’île pour la cueillette de petits fruits et d’autres plantes ainsi que pour la tenue de cérémonies traditionnelles, comme les rituels soulignant le passage de fille à femme;
– le paysage de l’île a été maintes fois modifié au fil de sa longue histoire, comme en témoignent les vestiges des anciens campements et sa brève utilisation en tant que réserve au milieu du XIXe siècle, une époque où les Anishinaabeg ont eu du mal à trouver un nouveau mode de vie compatible avec leurs traditions et à s’adapter au nombre croissant d’établissements euro-canadiens dans la région.
En tant que paysage culturel, l’île Beausoleil évoque certains aspects de l’évolution de la relation que les Anishinaabeg de la région sud de la baie Georgienne ont entretenue au cours des siècles avec leurs territoires ancestraux. En tant que lieu où sont ancrées de nombreuses traditions orales des Anishinaabeg, l’île sert de lien physique avec les ressources, rites et cérémonies qui reflètent leur mode de vie traditionnel et qui perpétuent leur mémoire et culture collectives.
D’une superficie de 1 089 hectares, l’île Beausoleil, que les Anishinaabeg décrivent comme un « endroit rocheux flottant à l’embouchure d’une rivière », est habitée par l’homme de façon irrégulière depuis le Paléoindien supérieur (vers 10 400 à 9 500 avant le présent). Représentative de la présence anishinaabe dans le sud de l’Ontario, elle compte parmi les premiers endroits occupés par l’homme dans la province. L’île est bien connue des peuples autochtones, qui s’y réfugiaient en cas de mauvais temps et l’utilisaient comme halte. À l’époque de la création des réserves (1838-1856), elle soutenait deux villages. Le chef John Assance y a conduit son peuple après avoir cédé leurs terres à Coldwater. La bande du chef Assance s’établit alors sur le côté sous le vent de l’île, à Cedar Spring. En 1844, on y trouve 14 maisons, une étable, une centaine d’acres cultivées et un cimetière. Assance fait construire une petite église catholique romaine, puis une école en 1847. Le camp Kitchewa du YMCA, deuxième village datant de la période de la création des réserves, situé au nord de l’île comprend au moins 15 habitations et peut-être une église. Le sol peu fertile et la population relativement grande rendent infructueuses les tentatives pour coloniser l’île à long terme et y exercer l’agriculture à l’européenne. Dès 1844, certaines personnes décident de s’installer sur l’île Christian située à proximité. En 1852, la plupart des membres de la bande du chef Assance les y ont suivis. Les Anishinaabeg qui demeurent sur l’île Beausoleil y établissent des homesteads, principalement dans le sud-est de l’île et pratiquent un mode de vie traditionnel fondé sur la pêche, la chasse et la cueillette.