Crescent Road
The Crescent Road corridor in southwest Surrey is a 4.5 kilometre length of two-lane road, with gentle curves, hills and landscaped verges covered with lush vegetation. Its context is primarily single-family residential lots of a half-acre size or more, with large houses set back from the road. There is some limited commercial use at King George Highway in Elgin and at 128 Street.
Crescent Road is a link to the pioneer origins of Surrey and reflects the lifestyle of the area at a time of early settlement. It is the last extant example of roadwork completed by Surrey’s earliest engineers, built as part of the local road system. Today, the road retains its semi-rural character and early engineering standards, such as its restricted width and landscape verges. Following natural contours, it connects three evolving and successive north-south corridors, east of Boundary Bay: Semiahmoo Trail/wagon road, King George (originally Peace Arch) Highway and Highway 99 Freeway, with the community of Crescent Beach. Between logging, agricultural land clearing and road building, little vegetation remained. Today’s road-side vegetation was created largely by natural regeneration of a variety of indigenous species of trees and under storey. The area’s rural origins are still reflected in the landscape and the views of crops are much the same as they have been for decades.
Crescent Road is also significant for its association with the development of the Elgin and Crescent Beach neighbourhoods. The area has been a seasonal destination for local people for thousands of years. The Coastal Salish tribes, of the Snohomish and the Semiahmoo, used this area for a fishing camp. Non-native settlement along the Nicomekl River began in the 1860s, with settlers engaging in a mixture of agriculture and forestry. Elgin developed along an important communication and transportation route where the historic Semiahmoo Trail crossed the river. Until 1875, Semiahmoo Trail was the only passable land route between New Westminster and Blaine, Washington. The low-lying land in the area flooded frequently, but after a series of dykes were constructed, agriculture became the predominant local activity, spurring a growth in population. When Surrey was incorporated in 1879, it became possible to organize and finance local improvements. Sponsored by Councillor John Stewart, an early improvement was the surveying and cutting of a road from Elgin to Crescent Beach, completed in 1882 by James Holt. Crescent Beach became popular as a tourist and beach resort area, spurred by the completion of the Great Northern Railway (GNR) in 1909. There was further work undertaken on the road from 1910 to 1923.
The heritage designation of Crescent Road demonstrates the commitment of the City of Surrey in recognizing and preserving its built and natural heritage.
Chemin Crescent
Le corridor du chemin Crescent, dans le sud-ouest de Surrey, est une route à deux voies de 4,5 kilomètres de longueur, aux courbes douces, aux collines et aux accotements paysagers couverts d’une végétation luxuriante. Il est bordé principalement de terrains résidentiels unifamiliaux d’un demi-acre ou plus, sur lesquels de grandes maisons sont construites en retrait de la route. On y trouve quelques usages commerciaux limités à la hauteur de l’autoroute King George, à Elgin, et de la 128e Rue.
Le chemin Crescent constitue un lien avec les origines pionnières de Surrey et reflète le mode de vie du secteur à l’époque des premiers établissements. Il s’agit du dernier exemple subsistant de travaux routiers réalisés par les premiers ingénieurs de Surrey, construit dans le cadre du réseau routier local. Aujourd’hui, la route conserve son caractère semi-rural et ses normes d’ingénierie d’origine, comme sa largeur restreinte et ses accotements paysagers. Suivant les contours naturels du terrain, elle relie trois corridors nord-sud successifs et évolutifs, à l’est de la baie Boundary — la piste Semiahmoo/chemin de charrettes, l’autoroute King George (à l’origine l’autoroute Peace Arch) et l’autoroute 99 — à la communauté de Crescent Beach. Entre l’exploitation forestière, le défrichement des terres agricoles et la construction de routes, il restait peu de végétation. La végétation actuelle en bordure de la route résulte en grande partie de la régénération naturelle de diverses essences d’arbres indigènes et de sous-bois. Les origines rurales du secteur se reflètent encore dans le paysage, et les vues sur les cultures sont sensiblement les mêmes depuis des décennies.
Le chemin Crescent est également important pour son association avec le développement des quartiers d’Elgin et de Crescent Beach. Le secteur est une destination saisonnière pour les populations locales depuis des milliers d’années. Les tribus salish de la côte, les Snohomish et les Semiahmoo, utilisaient ce secteur comme camp de pêche. L’établissement non autochtone le long de la rivière Nicomekl commença dans les années 1860, les colons pratiquant à la fois l’agriculture et l’exploitation forestière. Elgin se développa le long d’une importante voie de communication et de transport, là où la piste historique Semiahmoo traversait la rivière. Jusqu’en 1875, la piste Semiahmoo était la seule voie terrestre praticable entre New Westminster et Blaine, dans l’État de Washington. Les terres basses du secteur étaient fréquemment inondées, mais après la construction d’une série de digues, l’agriculture devint l’activité locale prédominante, ce qui stimula la croissance démographique. L’incorporation de Surrey en 1879 permit d’organiser et de financer des améliorations locales. Parrainée par le conseiller John Stewart, l’une des premières améliorations fut l’arpentage et l’ouverture d’une route d’Elgin à Crescent Beach, achevée en 1882 par James Holt. Crescent Beach devint une destination touristique et balnéaire populaire, à la suite de l’achèvement du Great Northern Railway (GNR) en 1909. D’autres travaux furent effectués sur la route de 1910 à 1923.
La désignation patrimoniale du chemin Crescent témoigne de l’engagement de la Ville de Surrey à reconnaître et à préserver son patrimoine bâti et naturel.