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English

Chinese School

The Chinese School building at 121 East Pender Street is a wide, mid-block, four-storey structure housing tong meeting rooms and a Chinese school over a row of stores on East Pender Street, the ‘main street’ of Vancouver’s Chinatown.

Constructed in 1910, the Chinese School building has value for illustrating renovations and additions made to an existing structure during Chinatown’s boom years of the early 1920s, which added space to accommodate a tong and to make the building conform to the newly dominant ‘Chinatown’ style of architecture, and thereby express its ‘Chinese-ness’. The renovations, some of which were designed by the Chinese-Canadian architect W. H. Chow, also demonstrate the need to intensify development during these years of growth in the Chinatown neighbourhood.

The alterations by architect J.A Radford of 1921 are an important part of the building’s heritage value. These alterations are significant for illustrating the Chinatown phenomenon of the early 1920s of building impressive tong meeting rooms atop existing buildings, in this case for the Wong Kung Har Tong. The decorative detail of the altered building and the location of the meeting space high above the street reflect the status of the Wong clan in China and in the Chinese-Canadian community, here as both service providers and property owners. The contemporaneous alteration to incorporate recessed balconies, a key feature of the Chinatown architectural style, demonstrates the continuing importance of the feature in asserting the Chinese-Canadian cultural identity.

Organizational life flourished in Chinatown during the early 1920s; the number of active tongs expanded and they assumed an important role as property owners along East Pender Street. The reasons for this expansion include the overall increase in Chinatown’s population, fueled by immigration from China and migration from other centres in British Columbia, a growing interest in Chinese politics within the immigrant community, and increased discrimination from the white community. The establishment of other community associations within the building, such as the Chinese Community Club and the Hai Fung Association, reflect the evolution of the role of community associations more generally. The Hai Fung Association is particularly important as an example of a long-lived post-war youth organization established independent of the older place and surname associations. Hai Fung attracted new immigrants who brought with them new ideas about the meaning of being Chinese in Canada, challenging the established tongs.

The use of the building by the Mon Keang School is also an important part of its heritage value. Established on the third floor in 1925, the school illustrates the value placed on the teaching of the Chinese language and customs to the tusheng, or children of overseas Chinese born in Canada. This was important both because of the value placed on education in perpetuating Chinese culture, and because it gave Canadian-born children the skills required to function successfully in a predominantly Chinese-speaking environment. The cultural education of children, especially through language, and the related issue of intergenerational relationships and authority, are important themes in the history of the oveseas Chinese and of immigrant communities more generally.

Français

École chinoise

Le bâtiment de l’école chinoise, au 121, rue East Pender, est une large structure de quatre étages située au milieu de l’îlot, qui abrite des salles de réunion de tong et une école chinoise au-dessus d’une rangée de magasins de la rue East Pender, la « rue principale » du quartier chinois de Vancouver.

Construit en 1910, le bâtiment de l’école chinoise est important parce qu’il illustre les rénovations et agrandissements apportés à une structure existante pendant les années de prospérité du quartier chinois, au début des années 1920; ces travaux ajoutèrent de l’espace pour accueillir un tong et rendirent le bâtiment conforme au style « du quartier chinois » alors devenu dominant, exprimant ainsi son caractère « chinois ». Les rénovations, dont certaines furent conçues par l’architecte sino-canadien W. H. Chow, témoignent aussi du besoin de densifier l’aménagement pendant ces années de croissance du quartier chinois.

Les modifications réalisées en 1921 par l’architecte J.A Radford constituent une part importante de la valeur patrimoniale du bâtiment. Elles sont importantes parce qu’elles illustrent un phénomène propre au quartier chinois du début des années 1920 : la construction d’imposantes salles de réunion de tong au sommet de bâtiments existants, en l’occurrence pour le Wong Kung Har Tong. Les détails décoratifs du bâtiment modifié et l’emplacement de la salle de réunion bien au-dessus de la rue reflètent le statut du clan Wong en Chine et au sein de la communauté sino-canadienne, ici à la fois comme fournisseur de services et comme propriétaire. La modification contemporaine visant à intégrer des balcons en retrait, caractéristique clé du style architectural du quartier chinois, démontre l’importance continue de cet élément dans l’affirmation de l’identité culturelle sino-canadienne.

La vie associative s’épanouit dans le quartier chinois au début des années 1920; le nombre de tongs actifs augmenta et ceux-ci assumèrent un rôle important à titre de propriétaires le long de la rue East Pender. Cette expansion s’explique notamment par l’augmentation générale de la population du quartier chinois, alimentée par l’immigration en provenance de la Chine et la migration depuis d’autres centres de la Colombie-Britannique, par un intérêt croissant pour la politique chinoise au sein de la communauté immigrante et par une discrimination accrue de la part de la communauté blanche. L’établissement d’autres associations communautaires dans le bâtiment, comme le Chinese Community Club et la Hai Fung Association, reflète l’évolution du rôle des associations communautaires de façon plus générale. La Hai Fung Association est particulièrement importante en tant qu’exemple d’organisation de jeunesse d’après-guerre durable, établie indépendamment des anciennes associations fondées sur le lieu d’origine et le nom de famille. Hai Fung attirait de nouveaux immigrants porteurs de nouvelles idées sur ce que signifiait être Chinois au Canada, qui remettaient en question les tongs établis.

L’utilisation du bâtiment par la Mon Keang School constitue aussi une part importante de sa valeur patrimoniale. Établie au troisième étage en 1925, l’école illustre la valeur accordée à l’enseignement de la langue et des coutumes chinoises aux tusheng, ou enfants de Chinois d’outre-mer nés au Canada. Cet enseignement était important à la fois en raison de la valeur accordée à l’éducation dans la perpétuation de la culture chinoise et parce qu’il donnait aux enfants nés au Canada les compétences nécessaires pour évoluer avec succès dans un milieu majoritairement sinophone. L’éducation culturelle des enfants, surtout par la langue, et la question connexe des relations et de l’autorité intergénérationnelles sont des thèmes importants de l’histoire des Chinois d’outre-mer et des communautés immigrantes en général.

Location: 121 East Pender Street, Vancouver
Emplacement : 121 East Pender Street, Vancouver
Coordinates · Coordonnées: 49.280680, -123.101420
Marker type: Heritage Designation
Type de repère : Désignation patrimoniale
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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