Cheng Wing Yeong Tong Society Building
The Cheng Wing Yeong Tong Society Building at 79 East Pender Street, the ‘main street’ of Vancouver’s Chinatown, is a three-storey brick structure incorporating a store at ground level with accommodation above, surmounted by a Tong meeting hall on the third floor.
The Cheng Wing Yeong Tong Society Building has value for illustrating renovations and additions made to a decade-old existing structure during Chinatown’s boom years of the 1920s, which added space to accommodate a Tong and to adapt the building to the newly dominant ‘Chinatown style’ of architecture, and thereby express its ‘Chinese-ness’. The renovations also illustrate the intense development that took place along East Pender Street during the 1920s, when Chinatown’s population was growing.
The lower two storeys maintain vestiges of a restrained, Italianate-style brick building, erected in 1911 for Lang Kwan. The architects of record are Campbell and Dawson; the drawings, dated 1915, are signed by W.H. Chow, Vancouver’s first Chinese-Canadian architect, whose work is prolific in Chinatown. The third storey extension of 1925-26, the work of architect Henry Holdsby Simmonds, is an important example of a purpose-built headquarters and meeting room for a tong (surname support association), the Cheng Wing Yeong Tong Society. The building, as altered, reflects the characteristics of the developed Chinatown architectural style, particularly seen in the recessed balcony and pediment-capped parapet. This layered history, with its multiple architects, added density, and the addition of ‘Chinese’ elements, contributes to the building’s heritage value.
The building’s heritage value also derives from its longstanding association with the Cheng Wing Yeong Tong Society. Organizational life flourished in Chinatown during the early 1920s; the number of active Tongs expanded as they assumed an important role both in community life and as property owners along East Pender Street. Their growth resulted from the increase in Chinatown’s population, fuelled by immigration from China and migration from other centres in British Columbia; an increased interest in Chinese politics within the immigrant community; and heightened discrimination from their white neighbours. The value is consolidated by the building’s continuous occupancy by the same association to the present day.
Additional heritage value is found in the considerable pride the Tong takes in its association with Douglas Cheng (Jung), the first Chinese-Canadian to be accepted to the British Columbia bar, the first to be elected to Parliament (representing Vancouver Centre, in 1957), the first to represent Canada at the United Nations, and an active campaigner for the repeal (in 1947) of the Exclusion Act, which prevented Chinese-Canadians from obtaining citizenship.
The restoration of the third floor in 1991, following a fire, illustrates the commitment of the Tong members to furthering their society, the importance of heritage conservation in Chinatown, and the enduring importance of the Tongs as a vehicle for expression of community values and identity.
Édifice de la Cheng Wing Yeong Tong Society
L’édifice de la Cheng Wing Yeong Tong Society, au 79, rue East Pender, la « rue principale » du quartier chinois de Vancouver, est une structure en brique de trois étages comprenant un magasin au rez-de-chaussée et des logements à l’étage, surmontés d’une salle de réunion de tong au troisième étage.
L’édifice de la Cheng Wing Yeong Tong Society est important parce qu’il illustre les rénovations et les agrandissements apportés à une structure existante vieille d’une décennie pendant les années de prospérité du quartier chinois, dans les années 1920; ces travaux ajoutèrent de l’espace pour accueillir un tong et adaptèrent le bâtiment au « style du quartier chinois » alors devenu dominant, exprimant ainsi son caractère « chinois ». Les rénovations illustrent aussi l’intense développement qui eut lieu le long de la rue East Pender pendant les années 1920, alors que la population du quartier chinois croissait.
Les deux étages inférieurs conservent des vestiges d’un bâtiment en brique sobre de style italianisant, érigé en 1911 pour Lang Kwan. Les architectes officiels sont Campbell and Dawson; les dessins, datés de 1915, sont signés par W.H. Chow, premier architecte sino-canadien de Vancouver, dont l’œuvre est abondante dans le quartier chinois. L’ajout du troisième étage en 1925-26, œuvre de l’architecte Henry Holdsby Simmonds, constitue un exemple important de siège et de salle de réunion construits expressément pour un tong (association d’entraide fondée sur le nom de famille), la Cheng Wing Yeong Tong Society. Tel que modifié, le bâtiment reflète les caractéristiques du style architectural achevé du quartier chinois, notamment le balcon en retrait et le parapet coiffé d’un fronton. Cette histoire en strates, avec ses multiples architectes, sa densité accrue et l’ajout d’éléments « chinois », contribue à la valeur patrimoniale du bâtiment.
La valeur patrimoniale du bâtiment découle aussi de son association de longue date avec la Cheng Wing Yeong Tong Society. La vie associative s’épanouit dans le quartier chinois au début des années 1920; le nombre de tongs actifs augmenta à mesure qu’ils assumaient un rôle important tant dans la vie communautaire qu’à titre de propriétaires le long de la rue East Pender. Leur croissance résultait de l’augmentation de la population du quartier chinois, alimentée par l’immigration en provenance de la Chine et la migration depuis d’autres centres de la Colombie-Britannique, d’un intérêt accru pour la politique chinoise au sein de la communauté immigrante et d’une discrimination accrue de la part de leurs voisins blancs. Cette valeur est renforcée par l’occupation continue du bâtiment par la même association jusqu’à aujourd’hui.
Une valeur patrimoniale supplémentaire tient à la grande fierté que le tong tire de son association avec Douglas Cheng (Jung), premier Sino-Canadien admis au barreau de la Colombie-Britannique, premier élu au Parlement (représentant Vancouver-Centre, en 1957), premier à représenter le Canada aux Nations Unies et militant actif en faveur de l’abrogation (en 1947) de la loi d’exclusion (Exclusion Act), qui empêchait les Sino-Canadiens d’obtenir la citoyenneté.
La restauration du troisième étage en 1991, à la suite d’un incendie, illustre l’engagement des membres du tong envers le développement de leur société, l’importance de la conservation du patrimoine dans le quartier chinois et l’importance durable des tongs comme moyen d’expression des valeurs et de l’identité communautaires.