Rose Manor
Rose Manor is an historic retirement residence, with the original portion built in brick in the Edwardian neo-classical style, on the triangle of land bounded by Quadra Street, Rupert Terrace, and Fairfield Road. The designation specifically applies to interior features – the rotunda and the stained-glass skylight.
The historic place, built in 1908, is valued for its architecture, its architect, its interior features, and its social significance.
Rose Manor is valued for its social significance. The building, originally named “The Aged and Infirm Women’s Home of Victoria,” grew from an earlier building – the disused French Benevolent Hospital – first used by the Victoria Friendly Help Society as early as 1898 to shelter elderly women without means or families to provide for them.
The care home was organized by and for women and, until 1979, did not admit male residents. Among the early board members of the facility were Lauretta Gould, wife of a sealing captain, and Florence Clay, wife of the Reverend William Clay of St. Andrew’s Presbyterian Church in Victoria. These women were carrying on a tradition of charitable service to the unfortunate that had developed in the early years of Victoria when the largely British population considered such work as an obligation. The name ‘Rose Manor’ was adopted in 1958 after Victoria Mayor Percy Scurrah, while on a visit, admired the rose gardens. The facility is now owned by the BC government and continues its tradition of providing independent living for the elderly.
Prominent Victoria architects, Thomas Hooper and C. Elwood Watkins, designed the earliest section of the building, linking it stylistically to other nearby buildings for which Hooper did design work – St. Ann’s Academy and the former St. Joseph’s Hospital, both on Humboldt Street. Interior stained-glass skylights were a hallmark of Hooper’s buildings. This is the first example to be formally recognized.
There is heritage value in the designation of the interior features. The designation of the rotunda and stained-glass skylight in 1997 represented the City of Victoria’s first designation of an interior feature, following the authorization of heritage designation of interiors by the Heritage Conservation Statutes Amendment Act passed in 1994 by the BC government.
Derived from Italian Renaissance models, the Edwardian neo-classical style reflects a restrained Classical expression whose traditions were deeply rooted in the ancient architectures of the Western world. Classical styles experienced widespread popularity in North America after they were used to great effect for the buildings of the Chicago World’s Fair of 1893. Structural details often refer to Classical temples and civic architecture. Buildings were symmetrically massed, lacking applied surface ornamentation while retaining traditional Classical features.
Rose Manor
Rose Manor est une résidence historique pour personnes retraitées, dont la partie d’origine a été construite en brique dans le style néoclassique édouardien, sur le terrain triangulaire délimité par la rue Quadra, Rupert Terrace et le chemin Fairfield. La désignation s’applique précisément à des éléments intérieurs : la rotonde et le lanterneau en vitrail.
Le lieu historique, construit en 1908, est valorisé pour son architecture, son architecte, ses éléments intérieurs et son importance sociale.
Rose Manor est valorisé pour son importance sociale. Le bâtiment, nommé à l’origine « The Aged and Infirm Women’s Home of Victoria » (foyer pour femmes âgées et infirmes de Victoria), est issu d’un bâtiment antérieur – l’ancien hôpital de la Société française de bienfaisance (French Benevolent Hospital), désaffecté – utilisé dès 1898 par la Victoria Friendly Help Society pour héberger des femmes âgées sans ressources ni famille pour subvenir à leurs besoins.
Le foyer de soins était organisé par et pour des femmes et n’a admis de résidents masculins qu’à partir de 1979. Parmi les premières membres du conseil d’administration de l’établissement figuraient Lauretta Gould, épouse d’un capitaine de chasse au phoque, et Florence Clay, épouse du révérend William Clay de l’église presbytérienne St. Andrew’s de Victoria. Ces femmes perpétuaient une tradition de service caritatif envers les démunis qui s’était développée dans les premières années de Victoria, alors que la population, en grande partie britannique, considérait ce travail comme une obligation. Le nom « Rose Manor » a été adopté en 1958 après que le maire de Victoria, Percy Scurrah, eut admiré les roseraies lors d’une visite. L’établissement appartient aujourd’hui au gouvernement de la Colombie-Britannique et poursuit sa tradition d’offrir un logement autonome aux personnes âgées.
Les éminents architectes de Victoria Thomas Hooper et C. Elwood Watkins ont conçu la partie la plus ancienne du bâtiment, l’apparentant sur le plan stylistique à d’autres bâtiments voisins pour lesquels Hooper avait effectué des travaux de conception – l’Académie St. Ann’s et l’ancien hôpital St. Joseph’s, tous deux situés rue Humboldt. Les lanterneaux intérieurs en vitrail étaient une marque distinctive des bâtiments de Hooper. Celui-ci est le premier exemple à être officiellement reconnu.
La désignation des éléments intérieurs a une valeur patrimoniale. La désignation de la rotonde et du lanterneau en vitrail en 1997 a constitué la première désignation d’un élément intérieur par la Ville de Victoria, à la suite de l’autorisation de la désignation patrimoniale des intérieurs par la Heritage Conservation Statutes Amendment Act adoptée en 1994 par le gouvernement de la Colombie-Britannique.
Dérivé de modèles de la Renaissance italienne, le style néoclassique édouardien reflète une expression classique sobre dont les traditions sont profondément enracinées dans les architectures anciennes du monde occidental. Les styles classiques ont connu une grande popularité en Amérique du Nord après avoir été employés avec beaucoup d’effet pour les bâtiments de l’Exposition universelle de Chicago de 1893. Les détails structuraux font souvent référence aux temples classiques et à l’architecture civique. Les bâtiments présentaient une volumétrie symétrique, sans ornementation de surface appliquée, tout en conservant les éléments classiques traditionnels.