Metropolitan Building
The Metropolitan Building is an Edwardian-era, brick-clad two-storey commercial structure, located at the corner of Government and Courtney Streets in Victoria’s Old Town. Tall, rectangular storefront openings face Government Street; the entry to the upper floor is on the side elevation, facing Courtney Street.
The Metropolitan Building is valued as a representation of Victoria’s development at the turn of the twentieth century, at a time when the city was promoting itself as a health and pleasure resort. The site is located one block north of James Bay, which originally extended farther east and was crossed by a causeway. A stinking tidal mudflat used as a refuse dump, the eastern end of James Bay was one of the greatest detriments to Victoria’s self-promotion. By 1900, plans were underway to replace the bridge with a causeway, and construction began the next year on a granite retaining wall that would hold back the sea and allow the mudflats to be filled. In 1903, the City reached a deal with the Canadian Pacific Railway (CPR) to convey title to two hectares of the former mudflats, along with other concessions, in exchange for the promise to build a grand new hotel on the Inner Harbour: the Empress Hotel. This development strategy encouraged confidence in the lower downtown area, with the result of increasing demand for retail space and renewed construction activity along Government Street.
The Metropolitan Building is also valued as a symbol of Victoria’s burgeoning commercial land market at the beginning of the twentieth century. It was built as a venture for Joseph Rostein and Lewis Albert Rostein (1872-1935), entrepreneurial businessmen and brothers who were American-born members of the Jewish community. Joseph was the secretary of the Victoria Transfer Company; Lewis had his own real estate company and was also a commission agent. In 1903, the Rosteins undertook the development of this building situated close to the Inner Harbour, the Post Office and the proposed grand hotel. Its layout reflects a rational approach to maximizing business opportunities. Prominent retail storefronts face Government Street, a busy source of commercial activity. The less-desirable Courtney Street frontage contains the entry to the second floor offices. Early tenants included the American consulate and the bicycle department of the Plimley’s, one of the first local automobile companies.
The Metropolitan Building is additionally significant as an example of the transition from the Late Victorian era to the Edwardian era, at a time when architectural styles, as well as building technologies, were changing rapidly. It typifies the late persistence of the Romanesque Revival style, as shown in the round-headed arches on the upper-floor end windows and the entry arch to the upper floors. The emergence of the newly popular Classical Revival style is demonstrated in the ground and second floor pilasters, with their expressed bases and capitals. The construction is also transitional, reflecting the typical masonry and heavy timber of an earlier era. It is an example of the work of prominent British Columbia architects Hooper & Watkins, whose many commercial buildings helped define the evolving character of Victoria’s downtown. At this time, the firm’s projects generally reflected a Late Victorian sensibility, soon to shift to the more fashionable Classical Revival style.
Metropolitan Building
Le Metropolitan Building est une structure commerciale de deux étages à revêtement de brique de l’époque édouardienne, située à l’angle des rues Government et Courtney, dans le Vieux-Victoria. De hautes ouvertures rectangulaires de devantures donnent sur la rue Government; l’entrée de l’étage se trouve sur l’élévation latérale, face à la rue Courtney.
Le Metropolitan Building est valorisé en tant que représentation du développement de Victoria au tournant du XXe siècle, à une époque où la ville se présentait comme une station de santé et de villégiature. Le lieu est situé à un îlot au nord de la baie James, qui s’étendait à l’origine plus loin vers l’est et était traversée par une chaussée. Vasière intertidale nauséabonde servant de dépotoir, l’extrémité est de la baie James constituait l’un des plus grands obstacles à la promotion de Victoria. En 1900, des plans étaient en cours pour remplacer le pont par une chaussée, et la construction d’un mur de soutènement en granit destiné à retenir la mer et à permettre le remblayage de la vasière a commencé l’année suivante. En 1903, la Ville a conclu une entente avec le Chemin de fer Canadien Pacifique (CP) pour lui céder le titre de propriété de deux hectares de l’ancienne vasière, ainsi que d’autres concessions, en échange de la promesse de construire un nouvel hôtel grandiose dans l’arrière-port (Inner Harbour) : l’hôtel Empress. Cette stratégie de développement a raffermi la confiance dans la partie basse du centre-ville, ce qui a accru la demande de locaux commerciaux et relancé la construction le long de la rue Government.
Le Metropolitan Building est également valorisé en tant que symbole de l’essor du marché foncier commercial de Victoria au début du XXe siècle. Il a été construit dans le cadre d’une entreprise de Joseph Rostein et de Lewis Albert Rostein (1872-1935), frères et hommes d’affaires entreprenants nés aux États-Unis et membres de la communauté juive. Joseph était secrétaire de la Victoria Transfer Company; Lewis possédait sa propre entreprise immobilière et était également agent à commission. En 1903, les Rostein ont entrepris l’aménagement de cet édifice situé à proximité de l’arrière-port, du bureau de poste et du grand hôtel projeté. Son plan témoigne d’une approche rationnelle visant à maximiser les possibilités d’affaires. Des devantures commerciales bien en vue donnent sur la rue Government, axe commercial très animé. La façade moins prisée de la rue Courtney comporte l’entrée des bureaux du deuxième étage. Parmi les premiers locataires figuraient le consulat américain et le service des bicyclettes de Plimley’s, l’une des premières entreprises automobiles locales.
Le Metropolitan Building est en outre important en tant qu’exemple de la transition de la fin de l’époque victorienne à l’époque édouardienne, à un moment où les styles architecturaux et les techniques de construction évoluaient rapidement. Il illustre la persistance tardive du style néo-roman, comme en témoignent les arcs en plein cintre des fenêtres d’extrémité de l’étage et l’arc de l’entrée menant aux étages supérieurs. L’émergence du style néoclassique, alors nouvellement en vogue, se manifeste dans les pilastres du rez-de-chaussée et du deuxième étage, aux bases et chapiteaux bien marqués. La construction est également de transition, reflétant la maçonnerie et le gros bois d’œuvre typiques d’une époque antérieure. Il s’agit d’un exemple de l’œuvre des éminents architectes de la Colombie-Britannique Hooper & Watkins, dont les nombreux édifices commerciaux ont contribué à définir l’évolution du caractère du centre-ville de Victoria. À cette époque, les projets de la firme reflétaient généralement une sensibilité de la fin de l’époque victorienne, qui allait bientôt céder la place au style néoclassique, plus à la mode.