Millford Cemetery
The Millford Cemetery near Treesbank consists of a large stone monument in a clearing above the Oak Creek valley and a tree-filled cemetery a short distance east down a gravel road. The municipal designation applies to two parcels of land: the approximately 6,000-square-metre monument site and 2.9-hectare cemetery.
The Millford Cemetery is a rare designated site recalling and celebrating an interesting phenomenon in the early-settlement era (1870-80) in southern Manitoba, when boom towns were established in anticipation of the arrival of the railway service, but were then abandoned within a few years when the hoped-for railway lines materialized elsewhere. Like several other such pre-railway communities in the region, Millford was a bustling centre of about 100 people, and the first place to get mail delivery in the province’s southwestern corner. At its peak, the village had several stores, three hotels, three livery stables, two blacksmith shops, three doctors and a variety of other services and social clubs, and became a gateway for homesteaders who travelled to the area via paddlewheel steamers on the nearby Assiniboine River. In the mid-1880s, however, construction of a Canadian Pacific Railway branch line bypassed the settlement, as it did many others, giving a business advantage to different communities; residents of places like Millford had little choice but to relocate, often hauling their buildings to the new privileged community site. The Millford Cemetery, still in active use, and the simple townsite monument bearing a dedication written by Nellie McClung, a prominent author, reformer and political figure who spent part of her childhood at Millford, are now all that mark the former settlement, important reminders of the kind of institutional obstacles that, along with a severe climate, isolation and back-breaking labour, made pioneer life so challenging.
Cimetière Millford
Situé près de Treesbank, le cimetière de Millford est composé d’un grand monument en pierre, installé dans une clairière au-dessus de la vallée du ruisseau Oak, et d’un cimetière boisé, un peu à l’est sur une route gravelée. La désignation municipale s’applique à deux parcelles de terre : le site où se trouve le monument et qui occupe environ 6 000 mètres carrés ainsi que le cimetière dont la superficie est de 2,9 hectares.
Le cimetière de Millford est un rare lieu qualifié de site du patrimoine qui rappelle et célèbre un phénomène intéressant du début de la colonisation (1870-1880) dans le sud du Manitoba, lorsque des villes-champignons ont été créées en prévision de l’arrivée du chemin de fer mais qui ont été abandonnées quelques années plus tard lorsque le chemin de fer tant attendu est passé ailleurs. Comme plusieurs autres collectivités de ce genre dans la région, Millford était un endroit animé, habité par une centaine de personnes environ, et il fut le premier à se faire livrer le courrier dans le coin sud-ouest de la province. À son apogée, le village comptait plusieurs magasins, trois écuries de louage, deux forges, trois médecins et divers autres services et associations. Il a été la destination de colons qui montaient à bord de navires à vapeur et à aubes sur la rivière Assiniboine non loin de là, pour se rendre dans la région. Toutefois, au milieu des années 1880, la construction d’une ligne secondaire du Canadien Pacifique a contourné la colonie, et bien d’autres encore, donnant ainsi un avantage commercial à d’autres collectivités. Les habitants d’endroits comme Millford n’ont eu d’autre choix que de déménager, souvent en déplaçant leurs bâtiments dans la nouvelle localité privilégiée. Le cimetière de Millford, encore exploité de nos jours, et le simple monument marquant l’emplacement initial de la ville et portant un hommage écrit par Mme Nellie McClung, écrivaine, réformatrice et personnage politique réputée qui a passé une partie de son enfance à Millford, sont à présent les seuls témoins de l’ancienne colonie qui rappellent de façon importante le genre d’obstacles institutionnels auxquels les pionniers ont dû faire face, en plus d’un climat rigoureux, de l’isolement et du travail éreintant.