Commander's Residence
The Commander’s Residence is a rectangular, two-and-a-half storey red brick structure with a two-storey sunroom to the west, and double garage, balcony and small mudroom at the rear. A nearly symmetrical front façade, evenly spaced openings and gently sloped, hipped roofs with dormers and gable ends characterize its exterior. Designed by Charles S. Bridgman as a private residence, the building was donated to the Royal Canadian Air Force in 1940 and has served as the residence of many distinguished senior military officers. Surrounded by simple lawns and informal landscaping, the building sits on a flat corner lot within the prosperous suburb of Crescentwood, Winnipeg. Official recognition refers to the building on its footprint.
The Commander’s Residence is a Recognized Federal Heritage Building because of its historical associations, and its architectural and environmental values.
Historical Value
The Commander’s Residence exemplifies early 20th century suburban development in Canada. It is associated with the concept of area specialization and the establishment of class-based residential communities outside of the city core. Through its dedication as a lasting memorial to the fallen son of its previous owner, William Murphy, the house also speaks to the country’s history of personal acts of remembrance. The building is associated with its first two owners: Robert McKay, who commissioned its construction, and William Murphy. Both men were prominent Winnipeg businessmen of regional importance. Built in 1912, the Commander’s Residence marks a major turning point in the city’s development at the outset of its suburbanization during an era of substantial growth. Set within one of the city’s most prestigious neighbourhoods, it is representative of Winnipeg’s prosperity at the time.
Architectural Value
The Commander’s Residence is a good illustration of upper-middle class suburban residential architecture of the early 20th century. The solid massing of its rectangular core is broken up by its adjoining wings, a simple front porch and brick sill courses above each floor. Like many contemporary single-family homes of similar scale and quality, the house is of conventional design with vaguely historicist detailing. However, there is an obvious and atypical plainness to the exterior. This trait is characteristic of Winnipeg architecture of the time and may be a design response to the strong Prairie light, which casts pronounced shadows, creating an illusion of greater relief. The layout of the house is based on a standard, central hall floor plan typical of the period and provides a good response to the functional needs of its occupants. Generously sized rooms on the ground floor are practical in terms of both family living and accommodating small-scale entertaining. The house was built using standard construction methods and materials typical for its time. It is in excellent condition, attesting to the quality of materials used and competent workmanship.
Environmental Value
Situated within the prosperous suburb of Crescentwood, the Commander’s Residence is set well back from the street and is surrounded by simple lawns, mature trees, overgrown hedges and foundation plantings. A single flagpole signals the semi-official function of the house and sets it apart from other single-family homes typical of the neighbourhood. Despite the introduction of the flagpole and a rear mudroom addition, the relationship between the house and its site has retained its original 1912 character. In terms of scale, height, quality of materials, and setback, the house is entirely representative of similar residences of the pre-World War One era, making it compatible with the present, harmonious character of the surrounding area. Unlike other military housing, the Commander’s Residence is located off the base. Due to the status of its occupant, the building has a very high profile within the military community and is well known within Crescentwood and the official, business and social milieus of Winnipeg.
Résidence du commandant
La Résidence du commandant est un bâtiment en briques rouges de deux étages et demi avec un solarium de deux étages à l’ouest, un garage double, un balcon et un petit vestibule à l’arrière. Son extérieur se caractérise par une façade frontale presque symétrique, des ouvertures espacées uniformément et des toits en croupe à faible pente avec des lucarnes et des pignons. Conçu par Charles S. Bridgman comme résidence privée, le bâtiment a été offert gracieusement à l’Aviation royale du Canada en 1940 et a servi de résidence à beaucoup d’éminents officiers militaires supérieurs. Entouré de simples pelouses et d’un aménagement paysager sans prétentions, le bâtiment repose sur une parcelle d’angle plane dans la banlieue aisée de Crescentwood, à Winnipeg. La désignation se limite au tracé au sol du bâtiment.
La Résidence du commandant est un édifice fédéral du patrimoine reconnu en raison de ses associations historiques, ainsi que ses valeurs architecturale et environnementale.
Valeur historique
La Résidence du commandant est un exemple du développement des banlieues au Canada au début du XXe siècle. Elle est associée au concept de spécialisation des secteurs et à l’établissement de communautés résidentielles en fonction des classes à l’extérieur du centre-ville. Construite à titre de souvenir du fils mort au combat de l’ancien propriétaire, William Murphy, la résidence s’inscrit dans l’historique des initiatives personnelles de commémoration. Le bâtiment est associé à ses deux premiers propriétaires: Robert McKay, qui a commandé sa construction, et William Murphy. Les deux furent des hommes d’affaires bien connus sur le plan régional. Construite en 1912, la Résidence du commandant marque un important point tournant dans le développement de la ville au début de la suburbanisation lors d’une époque de croissance importante. Située dans un des quartiers les plus prestigieux de la ville, elle représente la prospérité de Winnipeg à l’époque.
Valeur architecturale
La Résidence du commandant est un bon exemple d’architecture résidentielle de banlieue de la haute bourgeoisie du début du XXe siècle. La volumétrie solide de son noyau rectangulaire est brisée par ses ailes contiguës, une entrée frontale simple et l’assise de ceinture en briques au-dessus de chaque étage. Comme beaucoup de maisons unifamiliales contemporaines de taille et de qualité similaire, la maison est de conception traditionnelle avec une ornementation à caractère vaguement historique. Cependant, l’extérieur est d’une sobriété évidente et atypique. Cette particularité est une caractéristique de l’architecture de Winnipeg de l’époque et pourrait être une réponse conceptuelle à la forte lumière des prairies qui projette des ombres marquées, créant ainsi l’illusion d’un plus grand relief. L’aménagement de la maison est fondé sur un plan classique de hall central typique de l’époque et répond très bien aux besoins fonctionnels de ses occupants. Les grandes pièces du rez-de-chaussée sont pratiques tant pour les activités familiales que pour les petites réceptions demandant peu d’espace. La maison fut construite en utilisant des méthodes et des matériaux de construction traditionnels de son époque. Elle est en excellent état, ce qui témoigne de la qualité des matériaux utilisés et de sa bonne exécution.
Valeur environnementale
Située dans la banlieue cossue de Crescentwood, la Résidence du commandant est bien en retrait de la rue et est entourée de simples pelouses, d’arbres adultes, de haies envahissantes et de plantations cache fondations. Un seul mât porte-drapeau indique la fonction semi-officielle de la maison et la distingue des autres maisons unifamiliales typiques du voisinage. En dépit du mât porte-drapeau sur la façade et de l’ajout du vestibule à l’arrière, la relation entre la maison et son emplacement a retenu le caractère d’origine de 1912. En termes de taille, de hauteur, de qualité de matériaux et de retrait, la maison est entièrement représentative des résidences similaires de l’époque précédant la Première Guerre mondiale, la rendant ainsi compatible avec le caractère harmonieux actuel du voisinage. Contrairement à d’autres logements militaires, la Résidence du commandant est située à l’extérieur de la base. En raison du statut de ses occupants, le bâtiment bénéficie d’un profil de haut prestige dans la communauté militaire et il est bien connu dans Crescentwood ainsi que dans les milieux officiels, d’affaires et social de Winnipeg.