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Deadman’s Cove

Located south of Route 360 at the end of Deadman’s Cove Road in Harbour Breton, NL, Deadman’s Cove is composed of four smaller coves, starting to the west of Red Head and ending at North West Corner. The designation is confined to that piece of land known locally as Deadman’s Cove.

Deadman’s Cove has been designated a municipal heritage site by the Town of Harbour Breton because of its historic, cultural, scientific and aesthetic value.

Deadman’s Cove has historic value as it is a reminder of a way of life once common in the area, recalling a time when small, scattered settlements existed close to bountiful waters and fertile lands. From the late 1800s to approximately 1944, two small settlements existed here, one at the first cove, commonly referred to as Deadman’s Cove, and one at the far corner of the fourth cove, called North West Corner. Surnames of people who lived here included Ashford, Bungay, Short, Stoodley, Quann and Snook. The land was suitable for growing root crops and cattle feed, and was also close to a ready supply of fertilizer in the form of caplin and kelp. Families from nearby Sagona Island also settled here to take advantage of the nearby supplies of wood. By 1944 the livyers at Deadman’s Cove and North West Corner had moved to Harbour Breton, the last family to move being that of George Ben Snook from North West Corner.

Over the years some lobster and salmon factories also operated in the Deadman’s Cove area, owned and operated mainly by individuals from Harbour Breton. George Lambert and Charlie Honeycote operated a lobster and salmon factory in the first cove. Sammy Skinner operated a small lobster factory in the far end of the second cove. Lobsters were boiled and canned twice a week. It was common for people from Harbour Breton to go there during the canning season and bring back flour sacks of free lobster bodies.

Deadman’s Cove has cultural value due to its continued, traditional use by the community. The four sandy beaches of Deadman’s Cove are popular for its annual caplin roll in mid-June. When the caplin roll, locals flock to the beaches to gather caplin and for a chance to see whales feeding offshore. In the past, fishermen from nearby communities and sometimes banking schooners would come to Deadman’s Cove to get caplin for bait.

Deadman’s Cove has further cultural value as it is a component of the legendary cycle in the community of Harbour Breton. As the legend goes, Deadman’s Cove got its name following the wreck of a ship crewed by evil-minded men. The wickedness of the crew was said to have caused the wreck and the death of all onboard. The spirits of the crew were said to haunt the cove in the form of a savage pack of wolves. Some unlucky sailors who later happened upon the beach were killed by the wolves and it was said that anyone who ventured there would meet the same end. One day, a woman of upstanding moral quality walked along the beach and as the wolves were about to attack, they were struck dead. It is said that God intervened, allowing goodness to overcome wickedness.

Deadman’s Cove has scientific value as archaeological surveys have revealed evidence of prehistoric occupation at the site. During the 1970s, amateur collector Don Locke discovered Dorset Palaeoeskimo artifacts at the site (dating from 1500-2000 years Before Present), including endblades, microblades, thumbnail scrapers and a notched biface.

Deadman’s Cove has aesthetic value due to its scenic landscape and natural features. Shaped by glacial action and sculptured by the sea, the topography includes sandy beaches, offshore islands, rolling grasslands and a red granite cliff. Nearby Gull Island is a breeding ground for sea gulls, Arctic terns, and cormorants (shags), all of which are very active during the caplin season. The area offers a view of the entrance to Fortune Bay, the nearby islands of Sagona and Brunette, Connaigre Head, the Burin Peninsula and the French island of Miquelon.

Français

Anse Deadman’s

Située au sud de la route 360, au bout de Deadman’s Cove Road, à Harbour Breton (T.-N.-L.), l’anse Deadman’s (Deadman’s Cove) se compose de quatre anses plus petites, qui commencent à l’ouest de Red Head et se terminent à North West Corner. La désignation se limite à la parcelle de terrain connue localement sous le nom de Deadman’s Cove.

L’anse Deadman’s a été désignée lieu patrimonial municipal par la Ville de Harbour Breton en raison de sa valeur historique, culturelle, scientifique et esthétique.

L’anse Deadman’s présente une valeur historique, car elle rappelle un mode de vie autrefois courant dans la région, à une époque où de petits établissements dispersés se trouvaient à proximité d’eaux poissonneuses et de terres fertiles. De la fin des années 1800 jusqu’à environ 1944, deux petits établissements y ont existé, l’un dans la première anse, couramment appelée Deadman’s Cove, et l’autre dans le coin le plus éloigné de la quatrième anse, appelé North West Corner. Parmi les noms de famille des personnes qui y vivaient figuraient Ashford, Bungay, Short, Stoodley, Quann et Snook. Le terrain se prêtait à la culture de légumes-racines et de fourrage pour le bétail, et se trouvait aussi près d’une source facilement accessible d’engrais sous forme de capelan et de varech. Des familles de l’île Sagona, toute proche, s’y sont aussi établies afin de profiter des réserves de bois des environs. En 1944, les résidents permanents (livyers) de Deadman’s Cove et de North West Corner avaient déménagé à Harbour Breton, la dernière famille à partir étant celle de George Ben Snook, de North West Corner.

Au fil des ans, quelques conserveries de homard et de saumon ont aussi été exploitées dans le secteur de l’anse Deadman’s, appartenant surtout à des particuliers de Harbour Breton qui les exploitaient. George Lambert et Charlie Honeycote exploitaient une conserverie de homard et de saumon dans la première anse. Sammy Skinner exploitait une petite conserverie de homard au fond de la deuxième anse. Les homards étaient bouillis et mis en conserve deux fois par semaine. Il était courant que des gens de Harbour Breton s’y rendent pendant la saison de la mise en conserve et rapportent des sacs de farine remplis de carcasses de homard gratuites.

L’anse Deadman’s présente une valeur culturelle en raison de son utilisation traditionnelle et continue par la communauté. Les quatre plages de sable de l’anse Deadman’s sont prisées pour la fraie annuelle du capelan, à la mi-juin. Lorsque le capelan roule, les gens de l’endroit affluent vers les plages pour recueillir du capelan et pour tenter d’apercevoir des baleines qui se nourrissent au large. Autrefois, des pêcheurs des communautés voisines et parfois des goélettes banquières venaient à l’anse Deadman’s pour s’approvisionner en capelan comme boëtte.

L’anse Deadman’s présente en outre une valeur culturelle, car elle fait partie du cycle de légendes de la communauté de Harbour Breton. Selon la légende, l’anse Deadman’s doit son nom au naufrage d’un navire dont l’équipage était composé d’hommes malintentionnés. On disait que la méchanceté de l’équipage avait causé le naufrage et la mort de tous ceux qui se trouvaient à bord. Les esprits de l’équipage auraient hanté l’anse sous la forme d’une meute de loups féroces. Quelques marins malchanceux qui abordèrent plus tard la plage furent tués par les loups, et l’on disait que quiconque s’y aventurerait connaîtrait le même sort. Un jour, une femme d’une grande droiture morale marchait sur la plage et, au moment où les loups allaient l’attaquer, ils furent foudroyés. On dit que Dieu était intervenu, permettant au bien de triompher du mal.

L’anse Deadman’s présente une valeur scientifique, car des relevés archéologiques ont révélé des traces d’occupation préhistorique sur le site. Au cours des années 1970, le collectionneur amateur Don Locke y a découvert des artefacts paléoesquimaux dorsétiens (datant de 1 500 à 2 000 ans avant le présent), notamment des pointes, des microlames, des grattoirs unguiformes et un biface à encoches.

L’anse Deadman’s présente une valeur esthétique en raison de son paysage pittoresque et de ses caractéristiques naturelles. Façonnée par l’action glaciaire et sculptée par la mer, sa topographie comprend des plages de sable, des îles au large, des prairies vallonnées et une falaise de granite rouge. L’île Gull, toute proche, est une aire de nidification pour les goélands, les sternes arctiques et les cormorans (shags), qui sont tous très actifs pendant la saison du capelan. Le secteur offre une vue sur l’entrée de la baie Fortune, les îles voisines de Sagona et de Brunette, Connaigre Head, la péninsule de Burin et l’île française de Miquelon.

Location: Harbour Breton
Emplacement : Harbour Breton
Coordinates · Coordonnées: 47.467000, -55.847000
Marker type: Municipal Heritage Building, Structure or Land
Type de repère : Bâtiment, structure ou terrain patrimonial municipal
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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