Village of Lille
The Village of Lille is situated in a meadow on an alluvial terrace near the confluence of Gold and Morin Creeks, six kilometres northeast of Blairmore, Alberta. Located on approximately 130 hectares of land, the site includes the processing facilities and associated townsite related to three of the many coal mines operating in the Crowsnest Pass during the early 20th century. Of the original site features, all built between 1903 and 1912, only the remnants of the Bernard coke ovens, coal waste (slack) piles, fire hydrants and the foundations of the hotel remain visible. Other landscape elements that record the former presence of the village include numerous cellar depressions, settling pond embankments and debris scatters of cultural material.
The heritage value of the Village of Lille lies in its representation of an early twentieth-century coal mining town established during the early industrial development of the Crowsnest Pass. Additional value is reflected in its unique, isolated, high elevation location, well above the main valley of the Pass.
In 1901, Charles Remey and Jules Justin Fleutot of the French company United Gold Fields of British Columbia claimed a coal prospect on Gold Creek and established the mining community of “French Camp”. By 1903, the prospect had been developed to include three mines operated by the newly incorporated West Canadian Collieries. With the establishment of a spur line of the Frank and Grassy Mountain Railway to provide transportation, French Camp became the location of the coal processing facilities for the mines. It was re-christened “Lille” in honour of the French town that was Western Canadian Collieries’ headquarters.
By 1907-1910, Lille had become a major base of mining operations, housing nearly 400 residents in a community supplied with both waterworks and electricity. Within the village, up to 80 structures existed, including residences (miner’s cottages, a boarding house, residences of company personnel, the mine superintendent and the doctor), commercial buildings (general store, bakery, butcher’s shop, hotel, liquor store), a post office, a North West Mounted Police detachment, a four-room schoolhouse, a hospital, a mine stable and corral, a coal washery and 50 Bernard-type coke ovens. The coke ovens, built in 1904, had been assembled in Belgium, tested, dismantled and reassembled in Lille. The coke produced from these ovens was transported via the spur line of the Frank and Grassy Mountain Railway to Frank for delivery to their markets.
Closure of the Lille mines occurred in 1912. Between labour unrest, increasing production costs and the decreasing quality of the Lille coal, West Canadian Collieries elected to move their operations to more profitable mines in the south, including those at Bellevue and Blairmore. By 1914, Lille was abandoned and its buildings were either demolished or were dismantled and moved to other mining towns in the Crowsnest Pass. Archaeological excavations at Lille in 1979 and 1981 have resulted in the collection of more than 4500 pieces of cultural material, including metal, glass, ceramics and fractured animal bones, which provide evidence of the domestic and industrial activities conducted during the village’s florescence.
Village de Lille
Le village de Lille se trouve dans une prairie, sur une terrasse alluviale près du confluent des ruisseaux Gold et Morin, à six kilomètres au nord-est de Blairmore, en Alberta. Couvrant environ 130 hectares, le site comprend les installations de traitement et le lotissement urbain associés à trois des nombreuses mines de charbon exploitées dans le col Crowsnest au début du XXe siècle. Des éléments d’origine du site, tous construits entre 1903 et 1912, seuls les vestiges des fours à coke Bernard, des terrils de déchets de charbon (poussier), des bornes d’incendie et les fondations de l’hôtel demeurent visibles. D’autres éléments du paysage témoignent de la présence passée du village, notamment de nombreuses dépressions de caves, des remblais de bassins de décantation et des épandages de débris de matériel culturel.
La valeur patrimoniale du village de Lille réside dans le fait qu’il représente une ville minière houillère du début du XXe siècle, établie pendant les débuts du développement industriel du col Crowsnest. Sa valeur tient aussi à son emplacement unique, isolé et élevé, bien au-dessus de la vallée principale du col.
En 1901, Charles Remey et Jules Justin Fleutot, de la société française United Gold Fields of British Columbia, ont jalonné un gisement de charbon sur le ruisseau Gold et fondé la localité minière de « French Camp ». En 1903, le gisement avait été mis en valeur et comptait trois mines exploitées par la West Canadian Collieries, nouvellement constituée. Avec l’aménagement d’un embranchement du Frank and Grassy Mountain Railway pour assurer le transport, French Camp est devenu l’emplacement des installations de traitement du charbon des mines. Il a été rebaptisé « Lille » en l’honneur de la ville française où se trouvait le siège de la Western Canadian Collieries.
En 1907-1910, Lille était devenue une importante base d’exploitation minière, comptant près de 400 habitants dans une localité dotée d’un réseau d’aqueduc et d’électricité. Le village comptait jusqu’à 80 structures, dont des résidences (maisonnettes de mineurs, une pension, des résidences du personnel de la société, du surintendant de la mine et du médecin), des bâtiments commerciaux (magasin général, boulangerie, boucherie, hôtel, magasin d’alcools), un bureau de poste, un détachement de la Police à cheval du Nord-Ouest, une école de quatre classes, un hôpital, une écurie et un corral de la mine, un lavoir à charbon et 50 fours à coke de type Bernard. Les fours à coke, construits en 1904, avaient été assemblés en Belgique, mis à l’essai, démontés puis remontés à Lille. Le coke produit dans ces fours était transporté par l’embranchement du Frank and Grassy Mountain Railway jusqu’à Frank, pour être livré à ses marchés.
La fermeture des mines de Lille a eu lieu en 1912. En raison de l’agitation ouvrière, de la hausse des coûts de production et de la baisse de qualité du charbon de Lille, la West Canadian Collieries a choisi de déplacer ses activités vers des mines plus rentables au sud, dont celles de Bellevue et de Blairmore. En 1914, Lille était abandonnée, et ses bâtiments avaient été soit démolis, soit démontés et déménagés dans d’autres villes minières du col Crowsnest. Les fouilles archéologiques menées à Lille en 1979 et en 1981 ont permis de recueillir plus de 4 500 pièces de matériel culturel, dont des objets en métal, en verre et en céramique ainsi que des os d’animaux fracturés, qui témoignent des activités domestiques et industrielles menées pendant l’apogée du village.