Trapper's Shack
The Trapper’s Shack is a classic, two-storey, dove-tailed log house built prior to 1909 along the south bank of the Peace River at Fort Vermilion. Located on one lot, central to the business corridor and flanked on two sides by modern buildings, it typifies the late 1800s and early 1900s log houses once prevalent in the community. Its use as a diner mirrors bygone days, when trappers, farmers, shoppers and lodgers gathered in its large front room. The Fort’s access road parallels the Peace River, separating the house and lot from this historic waterway which fronts the property. Municipal designation applies to the house and lot that surrounds it.
The Trapper’s Shack is significant to Fort Vermilion and Mackenzie County for its historical, social, cultural and aesthetic values.
Located on its original river lot and relatively unaltered in presentation, the Trapper’s Shack is one of the region’s earlier and more prominent hand hewn log houses. It is the largest and only two-storey log dwelling on its original site in Fort Vermilion. Expertly crafted, the house has weathered the ages well, serving as family residences and evolving into a social and cultural gathering place for eating, entertainment, visiting and cutting the odd business deal. Of the few remaining buildings of its era, the Trapper’s Shack maintains an identity that links past to future generations. It represents the enterprising nature of successive owners, who have shown how to effectively use and re-use a well-built building.
The Trapper’s Shack is the largest of three log houses built along the riverfront by and for Johnny Bourassa. Before turning to farming, Johnny saw service as an interpreter with the Hudson’s Bay Company and in developments at the Catholic Mission. Prior to the introduction of steam engines to power sawmills, the majority of houses and farm buildings were hand hewn from local timber and assembled by builders working together. Co-builders of the Trapper’s Shack were Pierre Lizotte, Benjamin Charles and “Old Man” (William) Flett, men whose names pepper the pages of the Fort’s turn of the twentieth century history. The Trapper’s Shack provides a direct historic link through its owners and builders to the early fur trade period on the Peace River and to the freemen and agricultural settlement which followed. Of its many functions, perhaps the most remembered is the house’s use as a restaurant and boarding house. As the “Homesteaders Inn”, the “Riverside Cafe and Cabins” and later the “Trapper’s Shack”, the property grew to greater social and cultural significance. For a time it was the only commercial place to eat in town. Here tales were told, deals made and news transmitted by “moccasin telegraph”. Trappers, farmers and shoppers gathered in the same large room that hosts customers today. Upstairs lodging was provided for expectant mothers, outpatients and weary travelers, tying the building to changes in northern health care and economic development. The house contributes to the Fort’s sense of identity as it typifies many other dwellings that have been destroyed by fire or developers. The culture of log building construction in and around Fort Vermilion is preserved in this edifice.
With its rustic style, river lot location and the vista it provides of the Peace River, this landmark log house is rich in aesthetic value, streetscape and environmental context. Inside or out, it evokes a visual sense of interest and an appreciation for the builders. The remarkable construction expertise and physical endurance required to hand hew, dove-tail and position the massive squared logs is evident.
Trapper’s Shack
Le Trapper’s Shack est une maison en rondins classique de deux étages, à assemblage en queue d’aronde, construite avant 1909 sur la rive sud de la rivière de la Paix, à Fort Vermilion. Située sur un seul lot, au centre du corridor commercial et flanquée sur deux côtés de bâtiments modernes, elle est typique des maisons en rondins de la fin des années 1800 et du début des années 1900, autrefois répandues dans la collectivité. Son usage actuel comme restaurant rappelle l’époque où trappeurs, agriculteurs, clients et pensionnaires se réunissaient dans sa grande pièce avant. La route d’accès du Fort longe la rivière de la Paix et sépare la maison et le lot de ce cours d’eau historique sur lequel donne la propriété. La désignation municipale s’applique à la maison et au lot qui l’entoure.
Le Trapper’s Shack est important pour Fort Vermilion et le comté de Mackenzie en raison de ses valeurs historiques, sociales, culturelles et esthétiques.
Située sur son lot riverain d’origine et dont l’aspect a été relativement peu modifié, le Trapper’s Shack est l’une des maisons en rondins équarris à la main les plus anciennes et les plus remarquables de la région. Il s’agit de la plus grande et de la seule habitation en rondins de deux étages encore sur son emplacement d’origine à Fort Vermilion. Construite avec grand savoir-faire, la maison a bien résisté au passage du temps; elle a servi de résidence à des familles avant de devenir un lieu de rassemblement social et culturel où l’on venait manger, se divertir, se rendre visite et conclure à l’occasion quelque affaire. Parmi les rares bâtiments subsistants de son époque, le Trapper’s Shack conserve une identité qui relie le passé aux générations futures. Il témoigne de l’esprit d’entreprise de ses propriétaires successifs, qui ont montré comment utiliser et réutiliser efficacement un bâtiment bien construit.
Le Trapper’s Shack est la plus grande des trois maisons en rondins construites au bord de la rivière par et pour Johnny Bourassa. Avant de se tourner vers l’agriculture, Johnny avait travaillé comme interprète pour la Compagnie de la Baie d’Hudson et participé aux aménagements de la mission catholique. Avant l’arrivée des machines à vapeur pour actionner les scieries, la plupart des maisons et des bâtiments agricoles étaient faits de bois local équarri à la main et assemblés par des bâtisseurs travaillant ensemble. Les coconstructeurs du Trapper’s Shack étaient Pierre Lizotte, Benjamin Charles et « Old Man » (William) Flett, des hommes dont les noms parsèment l’histoire du Fort au tournant du XXe siècle. Par ses propriétaires et ses bâtisseurs, le Trapper’s Shack offre un lien historique direct avec la première période de la traite des fourrures sur la rivière de la Paix ainsi qu’avec les hommes libres et la colonisation agricole qui ont suivi. De ses nombreuses fonctions, la plus mémorable est peut-être son utilisation comme restaurant et pension. Sous les noms de « Homesteaders Inn », de « Riverside Cafe and Cabins » puis de « Trapper’s Shack », la propriété a acquis une importance sociale et culturelle accrue. Pendant un certain temps, ce fut le seul établissement commercial où manger en ville. On y racontait des histoires, on y concluait des affaires et les nouvelles s’y transmettaient par le « télégraphe mocassin ». Trappeurs, agriculteurs et clients se réunissaient dans la même grande pièce qui accueille la clientèle aujourd’hui. À l’étage, on hébergeait des femmes enceintes, des patients externes et des voyageurs fatigués, ce qui rattache le bâtiment à l’évolution des soins de santé et au développement économique dans le Nord. La maison contribue au sentiment d’identité du Fort, car elle est typique de nombreuses autres habitations détruites par le feu ou par les promoteurs. La culture de la construction en rondins à Fort Vermilion et dans les environs est préservée dans cet édifice.
Par son style rustique, son emplacement sur un lot riverain et la vue qu’elle offre sur la rivière de la Paix, cette maison en rondins emblématique possède une grande valeur esthétique et contribue au paysage de rue et au contexte environnemental. À l’intérieur comme à l’extérieur, elle suscite l’intérêt visuel et l’admiration pour ses bâtisseurs. On y perçoit clairement l’expertise remarquable et l’endurance physique qu’il a fallu pour équarrir à la main, assembler en queue d’aronde et mettre en place les massifs rondins équarris.