Community Rest Room
Built in 1929, the Community Rest Room is a simple, two-storey rectangular building. Constructed of cast concrete blocks, the building features three doorways and display windows on the ground level, four rectangular windows on the second storey, and a belt course and parapet along the main roofline. The Community Rest Room occupies one lot and is situated on the north side of 51st Avenue in Ponoka’s main commercial district.
The heritage value of the Community Rest Room lies in its association with the historic role of women in Alberta’s small communities and its connection to the growth of women’s organizations in the province during the first half of the twentieth century. It is also significant for its cast concrete block construction.
In rural Alberta, towns served as retail and service centres and as places for people to congregate for recreation and socializing opportunities. Street life in these towns tended to have a distinctly masculine tenor with businesses catering to men, such as hotels, bars and pool houses, proliferating. Facilities catering to the needs of women and families were essentially non-existent. Following examples in other provinces, many communities began to establish rest rooms, many of which were founded and operated by the Women’s Institutes of Alberta (WIA). These utilitarian buildings typically contained washrooms, a kitchen, a sitting room, a play area for children, and a small library. They provided women with a much needed place to rest and refresh themselves, to take care of small children and to socialize with other women. A matron or caretaker, who typically lived on the premises, was often hired. In the short term, the rest rooms perpetuated the marginalization of women in town life by maintaining a clear demarcation between the male and female spheres of activity. However, in the long run, the rest rooms gave women a forum for meeting, socializing and organizing, which allowed them to play an increasingly active role in the social and political development of the province. Although the Community Rest Room in Ponoka was a local initiative, it was similar to buildings erected by the WIA. It was built in 1929 replacing an earlier, wood frame rest room at the same location. The two-storey, 50’x 20’concrete block building cost $5107.55, which was paid for through fundraising and a $1,450 mortgage, which was repaid within four years. At completion, its amenities included a waiting room and a washroom on the main floor, and a kitchen, three toilet stalls and sinks in the basement. A small library was also present. As evidenced by the presence of four residential-sized windows, the second floor was used for apartments, which were normally used by the matron and unmarried women working in town.
As towns progressed beyond their initial development periods, better construction materials and practices were employed. The use of brick and concrete increased due to the sense of permanence and status they leant to businesses and to their fire-resistant properties. Many communities enacted by-laws and zoning regulations requiring the use of fire-resistant materials, particularly in commercial areas where buildings often abutted their neighbours. Concrete, which could be either poured in place or cast in blocks, was highly valued for its durability and fireproofing qualities. However, aside from basements, foundations and decorative work, it was rarely used in large quantities due to the relative difficulty of transporting this heavy material. By 1929, Ponoka, like many towns, had suffered a number of fires that had destroyed many structures in the commercial district, notably in 1902 and 1914. As a result, new buildings in the town’s commercial area had to be constructed with more fire-resistant materials. The Community Rest Room is an example of this new kind of construction. The concrete blocks, which were formed to resemble stone, are used for all exterior walls, giving it a relatively uniform appearance. The only variation is provided through the exposure of the concrete aggregate on the simple parapet, the lintels and the wide belt course, which separates the two storeys. The heavy use of concrete serves to give the building a substantial appearance, which somewhat belies the structure’s plain design.
Salle de repos communautaire
Construite en 1929, la salle de repos communautaire (Community Rest Room) est un bâtiment rectangulaire simple de deux étages. Construit en blocs de béton moulé, le bâtiment présente trois portes et des vitrines au rez-de-chaussée, quatre fenêtres rectangulaires au deuxième étage, ainsi qu’un bandeau et un parapet le long de la ligne de toit principale. La salle de repos communautaire occupe un lot et est située du côté nord de la 51e Avenue, dans le principal quartier commercial de Ponoka.
La valeur patrimoniale de la salle de repos communautaire réside dans son association avec le rôle historique des femmes dans les petites collectivités de l’Alberta et dans son lien avec la croissance des organisations féminines dans la province au cours de la première moitié du vingtième siècle. Elle est aussi importante pour sa construction en blocs de béton moulé.
Dans les régions rurales de l’Alberta, les villes servaient de centres de commerce et de services ainsi que de lieux où les gens se rassemblaient pour se divertir et socialiser. La vie de rue dans ces villes avait un caractère nettement masculin, les commerces destinés aux hommes, comme les hôtels, les bars et les salles de billard, y proliférant. Les installations répondant aux besoins des femmes et des familles étaient pour ainsi dire inexistantes. À l’exemple d’autres provinces, de nombreuses collectivités ont commencé à établir des salles de repos, dont beaucoup ont été fondées et exploitées par les Women’s Institutes of Alberta (WIA). Ces bâtiments utilitaires comprenaient généralement des toilettes, une cuisine, un salon, une aire de jeu pour les enfants et une petite bibliothèque. Ils offraient aux femmes un lieu dont elles avaient grand besoin pour se reposer et se rafraîchir, s’occuper des jeunes enfants et socialiser avec d’autres femmes. On engageait souvent une surveillante ou une gardienne, qui habitait généralement sur place. À court terme, les salles de repos ont perpétué la marginalisation des femmes dans la vie urbaine en maintenant une démarcation nette entre les sphères d’activité masculine et féminine. Toutefois, à long terme, elles ont donné aux femmes un lieu pour se réunir, socialiser et s’organiser, ce qui leur a permis de jouer un rôle de plus en plus actif dans le développement social et politique de la province. Bien que la salle de repos communautaire de Ponoka ait été une initiative locale, elle était semblable aux bâtiments érigés par les WIA. Elle a été construite en 1929 pour remplacer une salle de repos antérieure à ossature de bois, au même endroit. Le bâtiment de deux étages en blocs de béton, de 50 pi sur 20 pi, a coûté 5 107,55 $, somme réunie grâce à des collectes de fonds et à un prêt hypothécaire de 1 450 $, remboursé en quatre ans. À son achèvement, ses commodités comprenaient une salle d’attente et des toilettes au rez-de-chaussée, ainsi qu’une cuisine, trois cabinets de toilette et des lavabos au sous-sol. Une petite bibliothèque s’y trouvait également. Comme en témoigne la présence de quatre fenêtres de taille résidentielle, le deuxième étage était occupé par des appartements, habituellement utilisés par la surveillante et par des femmes célibataires travaillant en ville.
À mesure que les villes dépassaient leur période de développement initial, on y employait de meilleurs matériaux et de meilleures pratiques de construction. L’utilisation de la brique et du béton s’est accrue en raison de l’impression de permanence et du prestige qu’ils conféraient aux commerces ainsi que de leurs propriétés ignifuges. De nombreuses collectivités ont adopté des règlements municipaux et des règlements de zonage exigeant l’utilisation de matériaux résistant au feu, en particulier dans les secteurs commerciaux où les bâtiments étaient souvent contigus. Le béton, qui pouvait être coulé sur place ou moulé en blocs, était très apprécié pour sa durabilité et ses qualités ignifuges. Toutefois, à part pour les sous-sols, les fondations et les ouvrages décoratifs, on l’utilisait rarement en grande quantité en raison de la difficulté relative de transporter ce matériau lourd. En 1929, Ponoka, comme bien des villes, avait subi un certain nombre d’incendies qui avaient détruit de nombreuses structures du quartier commercial, notamment en 1902 et en 1914. Par conséquent, les nouveaux bâtiments du secteur commercial de la ville devaient être construits avec des matériaux plus résistants au feu. La salle de repos communautaire est un exemple de ce nouveau type de construction. Les blocs de béton, moulés de façon à imiter la pierre, sont utilisés pour tous les murs extérieurs, ce qui donne au bâtiment une apparence relativement uniforme. La seule variation provient de l’exposition du granulat du béton sur le parapet simple, les linteaux et le large bandeau qui sépare les deux étages. L’utilisation abondante du béton confère au bâtiment une apparence imposante, qui dément quelque peu la sobriété de sa conception.