Turner Valley Gas Plant National Historic Site
The Turner Valley Gas Works is a near complete industrial complex that was used to extract and process natural gas. The site consists of numerous metal and concrete structures, many of which, such as the scrubbing plant, compressors and well sites, are directly related to the extraction and processing of oil and natural gas. These structures are complemented by a number of support buildings such as maintenance sheds, storage tanks, warehouses and office buildings. The structures are spread out across the site’s approximately 150 acres. The site was in use from 1913 to 1985 with most of the structures being built between 1930 and the late 1950s. Situated on the north bank of the Sheep River, the gas works site is located just inside the boundaries of the Town of Turner Valley. Since the facility was decommissioned in 1985, some of its structures have been dismantled for safety reasons. However, the site is still an excellent representation of a near-complete oil and gas extraction and processing centre.
The heritage value of the Turner Valley Gas Works lies in its association with the development of Alberta’s petrochemical industry and the creation of provincial regulatory bodies. The Gas Works is also significant as an example of industrial architecture used in the petrochemical industry.
Acting on reports from local ranchers of oil in the Turner Valley area, Calgary Petroleum Products (CPP) began drilling an exploratory well in August 1913. This well, commonly referred to as Dingman #1, hit a supply of natural gas and naphtha on May 14, 1914. This discovery was the first major gas strike in Canada west of Ontario and it heralded the beginning of the petrochemical industry in Alberta. Stock market speculation in Alberta-based oil and gas exploration increased and the province began to attract investment from foreign sources, particularly the United States. CPP sunk additional wells and built a compressor, the first in Canada, an absorption plant, the first in Canada and the second in the world, and numerous support buildings to begin processing gasoline. A 1920 fire destroyed many of the buildings and forced CPP to sell the facility to the Royalite Oil Company, a subsidiary of Imperial Oil. Royalite sank more wells and began to utilize pioneering technologies at the site. Many plants and processes used at the Turner Valley Gas Works were the first of their kind in Canada; these include the sour gas scrubbing facility (built in 1925) and its Gerbitol unit upgrades (added in 1941 and 1952); the propane plant (built in 1948 and moved to the site in 1952); and the sulphur plant (built in 1952). The continued presence of these structures, along with supporting buildings, pipelines and storage tanks, make the Turner Valley Gas Works an excellent representation of early- to mid- twentieth century industrial architecture adapted for use in the petrochemical industry. To prevent a reoccurrence of the 1920 fire most of the newer plants, equipment and buildings were spaced widely apart and were typically constructed on concrete foundations with steel superstructures or frames. Exterior walls were often clad in metal sheeting or concrete and industrial style metal window and door frames were installed. Vegetation on the site was also suppressed. The result was a collection of low-maintenance and low-risk structures which set the standard for many future oil and gas facilities in Alberta and throughout North America. Although the discovery of oil at Leduc in 1947 and other subsequent discoveries ultimately dwarfed Turner Valley in size and importance, the foreign investment created by the Turner Valley site and the knowledge gained through research and development and technological experimentation at the Turner Valley Gas Works proved to be invaluable and established Alberta as a pre-eminent centre for oil and natural gas production. After more than 70 years in operation, the Turner Valley Gas Works was decommissioned and closed in 1985.
The Turner Valley Gas Works is also significant for the role it played in the establishment of regulatory bodies in Alberta’s petrochemical sector. A lack of markets and disputes between CPP and other producers and distributors of gas products resulted in substantial quantities of excess gas from the Turner Valley oil field being wasted through flaring. In response, the provincial government created the Turner Valley Conservation Board to regulate this wastage. The board quickly failed due to heavy opposition from producers and federal disallowance of legislation. In 1938, with support from Imperial Oil, the government created the Petroleum and Natural Gas Conservation Board to ensure the efficient use of the province’s oil and gas reserves. This Board is a direct forerunner to the Alberta Energy Resources Conservation Board.
Lieu historique national de l’Usine-de-Gaz-de-Turner Valley
L’usine de gaz de Turner Valley est un complexe industriel presque complet qui servait à extraire et à traiter le gaz naturel. Le site comprend de nombreuses structures en métal et en béton, dont plusieurs, comme l’usine d’épuration, les compresseurs et les emplacements de puits, sont directement liées à l’extraction et au traitement du pétrole et du gaz naturel. Ces structures sont complétées par un certain nombre de bâtiments de soutien, comme des hangars d’entretien, des réservoirs de stockage, des entrepôts et des immeubles de bureaux. Les structures sont réparties sur les quelque 150 acres du site. Le site a été exploité de 1913 à 1985, la plupart des structures ayant été construites entre 1930 et la fin des années 1950. Située sur la rive nord de la rivière Sheep, l’usine de gaz se trouve juste à l’intérieur des limites de la ville de Turner Valley. Depuis la mise hors service de l’installation en 1985, certaines de ses structures ont été démantelées pour des raisons de sécurité. Toutefois, le site demeure une excellente représentation d’un centre d’extraction et de traitement du pétrole et du gaz presque complet.
La valeur patrimoniale de l’usine de gaz de Turner Valley réside dans son association avec le développement de l’industrie pétrochimique de l’Alberta et la création d’organismes de réglementation provinciaux. L’usine de gaz est également importante en tant qu’exemple d’architecture industrielle utilisée dans l’industrie pétrochimique.
Donnant suite aux signalements de pétrole faits par des éleveurs locaux dans la région de Turner Valley, la Calgary Petroleum Products (CPP) a commencé à forer un puits d’exploration en août 1913. Ce puits, communément appelé Dingman n° 1, a atteint une réserve de gaz naturel et de naphta le 14 mai 1914. Cette découverte était la première découverte importante de gaz au Canada à l’ouest de l’Ontario et elle a marqué le début de l’industrie pétrochimique en Alberta. La spéculation boursière sur l’exploration pétrolière et gazière en Alberta s’est intensifiée et la province a commencé à attirer des investissements de sources étrangères, en particulier des États-Unis. La CPP a foré d’autres puits et construit un compresseur, le premier au Canada, une usine d’absorption, la première au Canada et la deuxième au monde, ainsi que de nombreux bâtiments de soutien pour commencer à traiter l’essence. Un incendie survenu en 1920 a détruit plusieurs des bâtiments et a forcé la CPP à vendre l’installation à la Royalite Oil Company, une filiale d’Imperial Oil. La Royalite a foré d’autres puits et a commencé à utiliser des technologies novatrices sur le site. De nombreuses usines et de nombreux procédés utilisés à l’usine de gaz de Turner Valley étaient les premiers du genre au Canada; parmi ceux-ci figurent l’installation d’épuration du gaz acide (construite en 1925) et ses améliorations par unités Gerbitol (ajoutées en 1941 et en 1952), l’usine de propane (construite en 1948 et déplacée sur le site en 1952) et l’usine de soufre (construite en 1952). La présence continue de ces structures, ainsi que des bâtiments de soutien, des pipelines et des réservoirs de stockage, fait de l’usine de gaz de Turner Valley une excellente représentation de l’architecture industrielle du début au milieu du XXe siècle adaptée à l’industrie pétrochimique. Pour éviter que l’incendie de 1920 ne se reproduise, la plupart des usines, de l’équipement et des bâtiments plus récents ont été largement espacés et étaient généralement construits sur des fondations en béton avec des superstructures ou des charpentes en acier. Les murs extérieurs étaient souvent revêtus de tôle ou de béton, et des cadres de fenêtres et de portes métalliques de style industriel ont été installés. La végétation du site était également supprimée. Il en a résulté un ensemble de structures nécessitant peu d’entretien et présentant peu de risques, qui a établi la norme pour de nombreuses installations pétrolières et gazières futures en Alberta et dans toute l’Amérique du Nord. Bien que la découverte de pétrole à Leduc en 1947 et d’autres découvertes subséquentes aient finalement éclipsé Turner Valley en taille et en importance, les investissements étrangers suscités par le site de Turner Valley et les connaissances acquises grâce à la recherche-développement et à l’expérimentation technologique à l’usine de gaz de Turner Valley se sont révélés inestimables et ont fait de l’Alberta un centre de premier plan de la production de pétrole et de gaz naturel. Après plus de 70 ans d’exploitation, l’usine de gaz de Turner Valley a été mise hors service et fermée en 1985.
L’usine de gaz de Turner Valley est également importante en raison du rôle qu’elle a joué dans la création d’organismes de réglementation dans le secteur pétrochimique de l’Alberta. L’absence de marchés et les différends entre la CPP et d’autres producteurs et distributeurs de produits gaziers ont entraîné le gaspillage, par torchage, d’importantes quantités de gaz excédentaire provenant du champ pétrolifère de Turner Valley. En réaction, le gouvernement provincial a créé le Turner Valley Conservation Board pour réglementer ce gaspillage. L’organisme a rapidement échoué en raison de la forte opposition des producteurs et du désaveu de la loi par le gouvernement fédéral. En 1938, avec l’appui d’Imperial Oil, le gouvernement a créé le Petroleum and Natural Gas Conservation Board afin d’assurer l’utilisation efficace des réserves de pétrole et de gaz de la province. Cet organisme est le précurseur direct de l’Alberta Energy Resources Conservation Board.