Canadian Bank of Commerce Building
The Canadian Bank of Commerce Building is an early twentieth century, two-storey wood building situated on a double corner lot on Innisfree’s main street. Built in the Neo-Classical style, the bank features a rounded pediment above the front entrance, fluted pilasters crowned by Ionic capitals, a plain frieze and a pedimented gable containing an ox-eye window.
The heritage value of the Canadian Bank of Commerce Building lies in its association with the early establishment of financial institutions in Alberta’s rural areas. It also possesses heritage value for its fine embodiment of the “Prairie Type” of Neo-Classical architecture commonly used for rural banks in western Canada.
In 1905, the Canadian Northern Railway (C.Nor.R) completed work on its line from Edmonton to Lloydminster. Numerous sidings had been established along the track to service the railway and its workers. One of these sidings, Delnorte, developed into a modest, but prosperous, mixed farming community that also provided services to the surrounding agricultural hinterland. Local lore has it that in 1905, Sir Edmund Walker, general manager of the Canadian Bank of Commerce, toured the Delnorte area and noted the similarities between the landscape of nearby Birch Lake and that of Innisfree, his family retreat beside Ontario’s Lake Simcoe. Walker reputedly agreed to provide the settlement with a branch bank in exchange for the townsfolk renaming their community after his summer place. Perhaps as a result, Delnorte became Innisfree and, in 1906, the first Canadian Bank of Commerce branch was established in the community in temporary premises. The following year, the branch relocated to the impressive Neo-Classical bank building that it would occupy for the next nine decades. The founding of the branch bank at Innisfree mirrored the establishment of early financial institutions in other rural communities throughout the province. Banking in western Canada during the first decade of the twentieth century was both highly speculative and highly competitive; financial institutions built banks in promising settlements like Innisfree in the hopes of establishing a regional monopoly. These village banks become essential institutions in rural Alberta, integral parts of the growing agricultural economy of the province after the turn of the century. The bank at Innisfree is one of the earliest village banks still standing in Alberta.
Built between 1906 and 1907, the Canadian Bank of Commerce Building is a fine example of Neo-Classical bank architecture in western Canada. Neo-Classicism was a favoured style for Canadian bank buildings. Typically rendered in stone or brick, the style conveyed a sense of solidity, permanency, and strength. Like larger, urban banks throughout Canada, the bank in Innisfree also embodied the Neo-Classical style and its associated virtues, but it did so through wood, imparting this building – and others like it across the Prairies – with a distinctively western Canadian feel. The bank was built according to one of three “Prairie Type” designs for pre-fabricated branch banks created by the renowned Toronto architectural firm, Darling and Pearson. The building materials were sent from B.C. Mills and assembled into an elegant composition featuring fluted pilasters, a plain frieze with an ox-eye window, and a rounded, broken pediment above the front entrance. The pre-fabricated wood construction of this and other western Canadian banks allowed for rapid building and relatively low costs – essential considerations in the competitive, speculative financial environment of the early twentieth century. In spite of its economic, pre-fabricated design, the Canadian Bank of Commerce Building in Innisfree, like other village banks, was one of the most sophisticated structures in the early community and has remained a prominent local landmark.
Édifice de la Banque Canadienne de Commerce
L’édifice de la Banque Canadienne de Commerce est un bâtiment en bois de deux étages du début du XXe siècle, situé sur un double lot d’angle de la rue principale d’Innisfree. Construite dans le style néoclassique, la banque présente un fronton arrondi au-dessus de l’entrée principale, des pilastres cannelés couronnés de chapiteaux ioniques, une frise unie et un pignon à fronton renfermant une fenêtre en œil-de-bœuf.
La valeur patrimoniale de l’édifice de la Banque Canadienne de Commerce réside dans son association avec l’établissement initial d’institutions financières dans les régions rurales de l’Alberta. L’édifice possède également une valeur patrimoniale en tant que belle expression du « type des Prairies » de l’architecture néoclassique couramment utilisé pour les banques rurales de l’Ouest canadien.
En 1905, le Canadian Northern Railway (C.Nor.R) a achevé les travaux de sa ligne d’Edmonton à Lloydminster. De nombreuses voies d’évitement avaient été aménagées le long de la voie pour desservir le chemin de fer et ses travailleurs. L’une de ces voies d’évitement, Delnorte, est devenue une collectivité d’agriculture mixte modeste mais prospère, qui offrait également des services à l’arrière-pays agricole environnant. Selon la tradition locale, en 1905, sir Edmund Walker, directeur général de la Banque Canadienne de Commerce, a visité la région de Delnorte et a remarqué les ressemblances entre le paysage du lac Birch voisin et celui d’Innisfree, la retraite familiale qu’il possédait au bord du lac Simcoe, en Ontario. Walker aurait accepté de doter l’établissement d’une succursale bancaire en échange du changement de nom de la collectivité en l’honneur de sa résidence d’été. Peut-être en conséquence, Delnorte est devenue Innisfree et, en 1906, la première succursale de la Banque Canadienne de Commerce a été établie dans la collectivité dans des locaux temporaires. L’année suivante, la succursale a déménagé dans l’impressionnant édifice bancaire néoclassique qu’elle allait occuper pendant les neuf décennies suivantes. La fondation de la succursale d’Innisfree reflète l’établissement des premières institutions financières dans d’autres collectivités rurales de la province. Au cours de la première décennie du XXe siècle, le secteur bancaire de l’Ouest canadien était à la fois très spéculatif et très concurrentiel; les institutions financières construisaient des banques dans des établissements prometteurs comme Innisfree dans l’espoir d’y établir un monopole régional. Ces banques de village devinrent des institutions essentielles de l’Alberta rurale, parties intégrantes de l’économie agricole croissante de la province après le tournant du siècle. La banque d’Innisfree est l’une des plus anciennes banques de village encore debout en Alberta.
Construit entre 1906 et 1907, l’édifice de la Banque Canadienne de Commerce est un bel exemple d’architecture bancaire néoclassique dans l’Ouest canadien. Le néoclassicisme était un style privilégié pour les édifices bancaires canadiens. Habituellement réalisé en pierre ou en brique, ce style communiquait une impression de solidité, de permanence et de force. Comme les grandes banques urbaines de tout le Canada, la banque d’Innisfree incarnait elle aussi le style néoclassique et les vertus qui y étaient associées, mais elle le faisait au moyen du bois, ce qui conférait à ce bâtiment – et à d’autres semblables dans les Prairies – un caractère distinctement propre à l’Ouest canadien. La banque a été construite selon l’un des trois modèles du « type des Prairies » de succursales bancaires préfabriquées conçus par le célèbre cabinet d’architectes torontois Darling and Pearson. Les matériaux de construction ont été expédiés par B.C. Mills et assemblés en une composition élégante comprenant des pilastres cannelés, une frise unie avec une fenêtre en œil-de-bœuf et un fronton arrondi brisé au-dessus de l’entrée principale. La construction préfabriquée en bois de cette banque et d’autres banques de l’Ouest canadien permettait une construction rapide et des coûts relativement bas – des considérations essentielles dans le contexte financier concurrentiel et spéculatif du début du XXe siècle. Malgré sa conception économique et préfabriquée, l’édifice de la Banque Canadienne de Commerce d’Innisfree, comme d’autres banques de village, était l’une des structures les plus raffinées de la collectivité naissante et demeure un point de repère local bien en vue.