56 Powell Street
The historic place at 56 Powell Street is a three-storey mixed retail and commercial building in Vancouver’s historic Gastown.
Most likely constructed in the early or mid-1890s, this building has heritage value for both its architecture and its historical associations. The building is a good example of the transition from the busy Victorian Italianate and Richardsonian Romanesque Styles to the much plainer Commercial Style. The brick cornice and the rusticated stone string courses below the windows are vestiges of the earlier, more ornate styles, whereas the simple, paired, segmental-headed sash windows are characteristic of the later style. Individually and in combination, these features contribute to the heritage value. The form of the building at the rear is of some interest; it follows the angled line of the railway right-of-way and speaks directly to the railway’s role in shaping both the urban form and the commercial viability of the neighbourhood.
When the building was constructed it was likely owned by John Babcock Lovell of Victoria. He is of some note as he served on the municipal council and school board in that city. This was not Lovell’s only property investment in Vancouver. He seems to be one of the many British Columbians who chose to invest in real estate in Vancouver in the 1880s and 1890s. By 1904 the building was owned by Angelo Calori. The Calori family owned the nearby Europe Hotel and for a period the upper floors of the subject building were used as an annex for the hotel. This use continued subsequently as residential or housekeeping rooms. It was typical of the neighbourhood, which provided housing to loggers and other seasonal workers.
Through most of its history the ground floor was used for retail shops and services. Over time these included a leather goods merchant, a barbershop, a pool hall, and a cafe. These uses are all typical of the area. The barbershop is of particular interest because it was Japanese-owned and reflects the predominate ethnicity along Powell Street, which from the 1890s until 1941 was known as ‘Little Tokyo.’
Also of considerable significance is the tenancy here in the late 1960s and the 1970s of the Georgia Straight newspaper. A key institution of Vancouver’s vibrant youth counter culture, the ‘Straight’ was constantly in trouble with ‘authorities’, who viewed it as a threat to civilization. Within the counter culture, the Straight also had its critics, including a group of women who took it over, protesting its use of pictures of nude women to sell newspapers. At another point the paper was taken over by its employees. There were also police raids. These actions all reflect the social unrest of the late 1960s and early 1970s, which was a feature of life in Vancouver and many other parts of the world.
56, rue Powell
Le lieu patrimonial situé au 56, rue Powell est un bâtiment de trois étages à usage mixte de vente au détail et commercial, dans le quartier historique de Gastown, à Vancouver.
Construit très probablement au début ou au milieu des années 1890, ce bâtiment a une valeur patrimoniale tant pour son architecture que pour ses associations historiques. Il constitue un bon exemple de la transition entre les styles chargés néo-italien victorien et néo-roman richardsonien et le style commercial, beaucoup plus sobre. La corniche en brique et les cordons de pierre bossagée sous les fenêtres sont des vestiges des styles antérieurs, plus ornés, tandis que les simples fenêtres à guillotine jumelées à linteau cintré sont caractéristiques du style plus tardif. Individuellement et ensemble, ces éléments contribuent à la valeur patrimoniale. La forme du bâtiment à l’arrière présente un certain intérêt; elle suit la ligne oblique de l’emprise ferroviaire et témoigne directement du rôle du chemin de fer dans le façonnement de la forme urbaine et de la viabilité commerciale du quartier.
Au moment de sa construction, le bâtiment appartenait probablement à John Babcock Lovell, de Victoria. Celui-ci mérite une mention, car il a siégé au conseil municipal et au conseil scolaire de cette ville. Ce n’était pas le seul investissement immobilier de Lovell à Vancouver. Il semble avoir été l’un des nombreux Britanno-Colombiens qui ont choisi d’investir dans l’immobilier à Vancouver dans les années 1880 et 1890. En 1904, le bâtiment appartenait à Angelo Calori. La famille Calori possédait l’hôtel Europe tout proche et, pendant un certain temps, les étages supérieurs du bâtiment visé ont servi d’annexe à l’hôtel. Cet usage s’est poursuivi par la suite sous forme de chambres résidentielles ou de chambres avec cuisinette. Il était typique du quartier, qui offrait des logements aux bûcherons et à d’autres travailleurs saisonniers.
Pendant la majeure partie de son histoire, le rez-de-chaussée a été occupé par des boutiques et des services. Au fil du temps, on y a trouvé notamment un marchand d’articles de cuir, un salon de barbier, une salle de billard et un café. Ces usages sont tous typiques du secteur. Le salon de barbier présente un intérêt particulier, car il appartenait à des Japonais et reflète l’origine ethnique prédominante le long de la rue Powell, connue des années 1890 jusqu’en 1941 sous le nom de « Little Tokyo ».
L’occupation des lieux à la fin des années 1960 et dans les années 1970 par le journal Georgia Straight revêt également une importance considérable. Institution clé de la dynamique contre-culture des jeunes de Vancouver, le « Straight » avait constamment maille à partir avec les « autorités », qui le considéraient comme une menace pour la civilisation. Au sein même de la contre-culture, le Straight avait aussi ses détracteurs, dont un groupe de femmes qui en ont pris le contrôle pour protester contre l’utilisation de photos de femmes nues pour vendre le journal. À un autre moment, le journal a été pris en main par ses employés. Il y a également eu des descentes de police. Ces événements reflètent tous l’agitation sociale de la fin des années 1960 et du début des années 1970, qui a marqué la vie à Vancouver et dans bien d’autres régions du monde.